lundi 6 novembre 2006

Lilianna-Tempête à l'horizon

Depuis que j'avais appris que j'étais enceinte, je m'étais imaginé que Talis et moi formerions une parfaite famille avec notre enfant et aussi avec les nombreux qui suivraient très probablement. Mais depuis que j'ai appris cette nouvelle, beaucoup de choses ont changé, et pas dans le bon sens.

D'abord, j'apprend par Sigma que mon enfant est condamné et que la seule personne qui peut m'aider est Priam, ou plutôt Kyle, le fils amnésique de Forest. Tout va bien! Ensuite, Jillian me dit que Nakago a attaqué Umanlil (les blessant gravement lui et Forest) et qu'il a dit que j'étais à lui et qu'il allait me récupérer. Il a aussi parlé de notre vie commune et de la bague qu'il m'avait donnée. Je ne crois pas que j'ai besoin de dire à quel point ça m'a perturbée d'entendre ça. Si vraiment il n'a pas perdu la mémoire, qu'est-ce qui va se passer le jour où je le reverrai?

Dieu merci, j'ai mon rourou Talis qui m'aime au point de déserter pour moi. Il est tellement trop adorable! Je ne sais pas ce que je ferais sans lui! Pourquoi est-ce que je n'arrête pas de penser à Nakago alors? Pourquoi tout ce qui se passe dans ma vie dernièrement semble me ramener à lui? Je m'étais imaginé que je ne le reverrais pas avant un bon moment, mais nos «retrouvailles» vont arriver bien plus tôt que prévu.

Après nous être tous retrouvés, nous sommes entrées dans les égoûts. C'était vraiment dégeulasse! Il y avait plein de schmu, de trucs gluants dégoulinant des murs, des morceaux de corps qui flottaient un peu partout.... Mon estomac déjà fragile d'avance a trouvé le voyage très difficile. Comme quoi toute bonne chose ne vient jamais seule, en plus de la puanteur et des cochonneries, nous sommes tombés sur un monstre qui avait tout d'abord l'air d'un énorme mur de chair. Quand nous sommes grimpés sur lui, il y avait des centaines de tentacules dont une très grosse surmontée d'un oeil. J'ai fini par faire exploser l'oeil et Vanna a achevé la créature avec son épée de feu. Résultats: rivière de schmu qui nous est tombée dessus +odeur de chair brûlée =mon déjeûner qui est ressorti.

Ensuite, nous sommes arrivés dans une pièce avec un trou assez haut au plafond. Ariste s'est transformé en canari pour aller voir où ça débouchait, mais il s'est fait attraper par un truc noir. Nous avons vu pleins de grosses araignés noires descendre des murs. Elles ressemblaient un peu trop à celles que nous avions combattues dans les mines de Kotou. Il n'y en avait qu'une vingtaine au début, mais elles se sont rapidement multiplié à un nombre beaucoup trop élevé pour que nous réussissions à les tuer. On a tous bu un peu d'une potion de lévitation et nous avons réussi à sortir. Vanna a bouché le trou du puit et ce fut le temps des adieux, Julius partant de son côté avec Laguna.

Nous nous sommes rapidement mis en route, pour mettre le plus de distance entre nous et les arméés. À la première pause que nous avons faite, je suis tombée comme une buche tellement j'étais épuisée. Mais je me suis fait réveiller par Ariste qui voulait couper la queue de cheval de Talis, fabulant sur les fait que les archers à cheveus longs étaient gais. Ok... Je crois qu'il n'aime vraiment pas les archers. Vanna m'a dit qu'il y avait un petit ruisseau tout près et je me suis dépêchée d'y aller. Je me suis décrottée du mieux que je pouvais (Vive mon savon!) et j'ai lavé ma robe, mais elle est quand même restée sale. J'ai pris celle que j'avais dans mon sac à dos et je l'ai lavée. Vous voulez en savoir une bonne? Café nous a suivis et il semble toujours aussi attaché à moi.Bon Café!

Les six jours suivants, nous avons marché, nous reposant à peine. Le soir du sixième jour, nous avons finalement rencontré Kara Valeriss, le soldat envoyé par le général. C'est une centaure. Wow! Elle était vraiment impressionnante. Contrairement à ce qu'Ariste voulait, nous n'allions pas avoir le choix de passer par Lok, pour nous approvisionner. Heureusement pour moi, Kara a dit que nous allions essayé d'éviter Talius. Tant mieux! Il y a... beaucoup de personnes que je ne veux pas voir! Après qu'elle ait dit que la ville était sous constante garde des soldats de Rayden, je lui ai demandé s'il y avait des officiers plus hauts que de simples soldats. Elle m'a dit que la ville était sous le contrôle des armées bleus de Rayden. Armées bleues? Les armées bleues du général Nakago, m'a-t-elle répondu. J'aurais dû m'en douter! Évidemment que Nakago dirige les armées bleues!

Tout va bien! Les porteurs d'orbe ont un destin tragique! Nakago contrôle Talius, donc s'il veut vraiment me récupérer, je vais être en danger dès que j'approcherai de la ville.Pourquoi tout arrive en même temps? Les montagnes de terre, Talius, Nakago? Pourquoi j'ai l'impression que ma vie est en traind e se diriger tout droit dans une tempête que je ne pourrai pas éviter et qui va tout emporter? Je me suis collée le plus que je pouvais sur mon chum quand je me suis couchée. J'ai peur Talis...

Portrait de Raven


J'ai vu cette image et elle m'a fait pensé à Raven (en un peu moins bitch bien sûr). Qu'en pensez-vous?

samedi 4 novembre 2006

Dans un futur très rapproché I

Ce qui suit, n'est que pure spéculation de mon esprit tordu de joueuse qui adore torturer son perso. Enjoy.

Je ne sais pas depuis combien de temps je courais. J'espère seulement avoir réussi à semer mes poursuivants. Seigneur! Pourquoi les bad guys se multiplient par 5 quand un de leurs amis tombe? Surtout, pourquoi il faut toujours qu'ils nous tombent dessus au plus mauvais moment? Les choses se déroulaient plustôt bien, mis à part que nous n'arrêtions pas de croiser un de mes ex à presque chaque coin de rue. J'avais fini par me dire que notre séjour à Talius se déroulerait sans trop de problème.

Nous nous trouvions sur la place du marché et j'avais remarqué une jolie dague. Talis m'avait dit qu'il voudrait une arme pour sa fête, alors je me suis approchée du stand. Les bad guys nous ont attaqués à ce moment et je me suis trouvée séparée de mes amis. Talis tentait tant bien que mal de venir me rejoindre, mais ils étaient beaucoup trop nombreux. Mais... foutez-moi la paix, bon sang! En désespoir de cause, j'ai fui par la ruelle la plus proche, en courant le plus rapidement possible. Je suis désolée Talis, j'espère que tu ne t'inquièteras pas trop, mais ne t'en fais pas: c'est ma ville et je la connais sur le bout des doigts. En plus, j'ai maintenant le sens de l'orientation. Je vais vous retrouver en un rien de temps!

Des bruits de pas derrière moi? Merde! Pardon pour mon langage, bébé! Je pensais que je les avais semé. Surtout, je pensais que le oblivion qui avait détruit la moitié du building les avait découragés. Pas grave! Comme j'ai dit, c'est ma ville et je ne me perdrai p... Un cul-de-sac. J'ai dû prendre un mauvais tournant. Oh non, les pas sont encore là. Je n'ai pas le temps de faire demi-tour. Tant pis, je vais devoir me battre encore. Mais sans les autres, je n'ai aucune chance. J'ai posé mes mains sur le léger renflement à peine visible sous ma robe. Je ne peux pas me permettre de mettre la vie de mon bébé en danger, mais je ne peux pas me rendre non plus. Qu'est-ce que je fais? Je crois que je n'ai pas le choix: je vais essayer de les tenir à distance avec mes ép.. Mes épées? Qu'est-ce que j'ai fait avec? J'ai dû les échapper en cours de route. J'aie ssayé de les summoner, mais j'étais tellement nerveuse et apeurée que je n'ai pas réussi. Qu'est-ce que j'ai d'autre sur moi? Ma dague, génial!

J'ai saisi ma dague et je l'ai pointée d'où venaient les pas.
-J'ai peut-être juste une dague, mais je sais m'en servir! Et si c'est mon orbe que vous voulez, il faudra me tuer d'abord! Parce que je n'ai pas l'intention de vous la donner!
-Je ne suis pas ici pour ton orbe, Lilianna.
Non, ce n'est pas possible! Qu'est-ce qu'il fait ici?
-Nakago?
L'ombre est sortie dans la lumière et c'était effectivement l'homme que j'avais aimé pendant si longtemps, et qu'une partie de moi aimait toujours.
-Oui, c'est moi.
Plus il s'approchait de moi, plus je reculait et plus ma main tremblait. Non, va-t-en. Je ne suis pas prête à te revoir.
-Si ce n'est pas mon orbe que tu veux, c'est quoi?
-Je te veux toi. Je suis venu te récupérer.
Oh mon dieu... Est-ce qu’il me voulait pour que j’active la clé? Ou alors il me voulait pour lui-même? Dans un cas comme dans l’autre, ça compliquait énormément les choses pour moi.

Il a continué à avancer vers moi jusqu’à ce que je sois accotée dos au mur.
-Lilianna, a-t-il dit en approchant sa main de mon visage.
J’ai pointé ma dague vers sa poitrine et je me suis encastrée un peu plus dans le mur pour évite qu’il me touche. Non pas que le geste comme tel me faisait peur, mais j’avais peur de la réaction que je risquais d’avoir : il avait beau être du côté des méchants maintenant, le voir si près de moi me faisait revenir en mémoire tout ce que nous avions vécu et j’avais des pensées… que je n’aurais pas dû avoir.
-Non! Ne t’approche pas de moi! Il va falloir m’assommer, me ligoter, me bâillonner et m’empaqueter dans une malle pour que je te suive! Pas question que je fasse quoi que ce soit de mon propre gré pour aider Rayden!
-Je te l’ai déjà dit, je ne suis pas ici pour te faire du mal.
-Alors pourquoi? Qu’est-ce que tu me veux réellement?
-As-tu vraiment besoin de me le demander? I’m here because I love you. We’re soulmates and we belong together.
-Ne dis pas ça. Les choses ont changé.
-Non, rien n’a changé. Je t’aime et je sais que tu m’aimes toujours, autrement tu m’aurais déjà attaqué, et tu ne serais pas en train de pleurer.
-Je ne suis pas… Je ne suis pas…

J’essayais de le nier, mais plus je niais et plus je sentais les larmes couler sur mes joues, et plus Nakago se rapprochait de moi. Il s’est avancé jusqu’à ce que nous ne soyons plus séparés que par ma dague.
-Non, reste où tu es…
Je tremblais tellement que j’avais maintenant de la difficulté à tenir ma dague. Nakago a alors saisi mon poignet.
-Non! Ne me touche pas!
Avant que j’ais pu tenter quoi que ce soit, il m’a désarmée et m’a ensuite serrée contre lui. Je me suis débattue, mais il me tenait si serrée que je n’avais aucune liberté de mouvement. J’ai fini par me calmer par moi-même, parce qu’au fond de moi, je ne me sentais pas menacée par lui et aussi… je me sentais tellement bien dans ses bras; j’avais attendu ce moment tellement longtemps. Mais je ne devrais pas me sentir comme ça, car il y a Talis. Et j’aime Talis. Mais je me sens si bien dans ses bras, la tête au creux de son épaule… La sensation de sa peau contre la mienne… La douceur de ses cheveux… Son odeur… Le goût de ses lèvres… Ses lèvres… Je n’aurais qu’à tourner la tête et…

Comme s’il avait lu dans mes pensées, Nakago a tourné sa tête vers la mienne et ses lèvres se sont dangereusement approchées des miennes. Non, c’est mal. Pourquoi est-ce que je lève mon regard vers lui alors? Je ne devrais pas, mais j’en ai envie. Ce ne serait qu’un baiser, juste un baiser… Je sentais maintenant son souffle sur ma peau et les battements de mon cœur aller de plus en plus vite. Nos lèvres se sont effleurées, une fois, puis une autre… Non, je ne devrais pas… Non, je ne peux pas! Dans un ultime instant de self-control, je l’ai repoussé.
-Non! Je ne peux pas!
-Pourquoi?
-Je te l’ai déjà dit : les choses ont changé. Je ne peux pas être avec toi, je ne peux pas.
-Bien sûr que si! Rien ne nous en empêche! Viens avec moi et je te promets que plus jamais nous ne serons séparés.
-Quoi? Tu pars et je ne reçois aucune nouvelle, jamais! Ensuite, je me sauve pour venir te chercher! J’ai voyagé sur toute la fucking map de ce côté si de l’océan! Et pourquoi? Pour rien du tout! Quand j’ai finalement eu de tes nouvelles, ça a été seulement pour apprendre que tu avais demandé à Sky de t’enlever la mémoire, parce que tu voulais tout oublier! Y compris moi! Parce que, ce sont tes mots exacts : She’s not important to me! Et que tu travaillais pour Rayden et que tu t’amusais à massacrer des villages!
-Je te jure qu’il y a une explication. Tout ce que j’ai fait, je l’ai fait pour t…
-Non! Je ne veux pas savoir! Ça ne changerait rien de toute façon!
-Comment peux-tu dire ça?
-Je ne peux pas abandonner mes amis pour toi! Ils ont besoin de moi! Je ne peux pas les laisser! Je ne peux pas laisser Talis!
-Qui est Talis?
-Euh… Je…
Comment je vais lui expliquer ça?
-Qui est Talis?

J’ai pris ma tête entre mes deux mains et j’ai secoué ma tête. Comment vais-je lui dire ça? Avant que je n’ouvre la bouche, Nakago a saisi mon poignet gauche dans sa main et a approché ma main très près de son visage. Il a soudainement eu l’air assez fâché.
-C’est à cause de lui que tu ne portes plus ma bague?
-… Oui.
-Pourquoi? Bon sang, pourquoi? Tu m’avais dit que tu n’aimerais jamais aucun autre homme que moi!
-Je suis désolée! Mais tu es parti…
-Alors tout est de ma faute?
-Non, ce n’est ce que je voulais dire. Ce n’est la faute de personne! Mais tu es parti et j’ai rencontré Talis, et je l’aime!
-Pas comme tu m’aimes moi!
-Comment peux-tu dire ça? Tu n’a aucune idée… du lien qui nous unit.
-Je m’en fiche! Parce que ce ne sera jamais aussi important que le lien qui nous unira toujours!
-Moi je ne m’en fiche pas…
-Comment… Comment peux-tu le choisir à ma place? Que me caches-tu?
-Nakago, je suis…

Une voix m’appelant au loin m’a interrompue.
-Lilianna!
-Talis? Talis! Je suis i… mmm!
Nakago a mis sa main sur ma bouche pour m’empêcher de l’appeler.
-Chut!
-Arrête! Il doit être mort d’inquiétude pour moi! Je dois y aller!
-Non! Viens avec moi et je promets de tout t’expliquer. Ton «Talis» ne sera bientôt plus qu’un souvenir.
-Je ne veux pas qu’il en soit un, je l’aime.
-Vraiment? Ose me le redire une seconde fois.
-Je l… mmm!

Nakago a pris ma tête entre ses deux mains et a plaqué sa bouche contre la mienne. J’ai essayé de me débattre et de le frapper pour qu’il me relâche, mais tout en tenant ma tête d’une main, il a immobilisé mes bras derrière mon dos et m’a plaquée contre le mur. Ses lèvres étaient toujours pressées contre les miennes et son corps collé contre le mien. Comme si souvent auparavant, je sentais la chaleur se dégager de son corps, son désir pour moi et je sentais aussi mon corps s’abandonner à son étreinte. Petit peu par petit peu, j’ai commencé à répondre à son baiser jusqu’à ce que le monde entier disparaisse autour de moi. Oh, j’en ai envie, tellement envie! Après une éternité, nos lèvres se sont finalement séparées. Tout en gardant son visage collé contre le mien, il m’a demandé :
-Ose me dire encore que tu l’aimes après ce baiser.
-(Mon dieu! Qu’est-ce que je viens de faire?)… Tu m’as eue par surprise, c’est tout! Ça ne se reproduira plus!
-Alors si je ne t’ai pas par surprise, tu ne répondras pas à mon baiser?
-… Ce que je veux dire c’est…
-D’accord. Dans environ cinq secondes, je vais encore t’embrasser. Alors prépare-toi à me résister.
-Nakago, non… mmm!
Encore une fois, il m’a empêché de parler en m’embrassant. Mais cette fois-ci, ma «résistance» fut beaucoup moins grande.
-Alors, tu n’as vraiment pas envie que je t’embrasse?
-Non…
-Alors ça ne te fera aucun effet si je te fais ça…
-Je… aah!
Il était maintenant en train de mordiller mon oreille tout en me caressant à travers ma robe. Mes jambes étaient devenues tellement molles que je devais m’accrocher à lui pour rester debout.

Ses baisers ont alors commencé à descendre, passant de mon oreille, à mon cou, à ma poitrine… Quand il a atteint mon ventre, un déclic s’est fait dans ma tête. Qu’est-ce que je suis en train de faire? Je suis en train de tromper le père de mon enfant! Non, je ne peux pas faire ça à Talis, c’est mal. Non, je ne peux pas! Avec le peu de volonté qui me restait encore, j’ai repoussé Nakago et je m’en suis éloignée.
-Je suis désolée, mais je ne peux pas, je ne peux pas.
-Mais tu en as envie!
-…Oui, c’est pour ça que je dois partir. Je t’en prie, n’essaie pas de me suivre.
Je lui ai tourné le dos et j’ai commencé à marcher, mais il m’a attrapée par le bras et m’a retournée vers lui.
-Tu crois vraiment que je vais te dire «Bien sûr Lilianna! Va rejoindre ton petit ami!»? Penses-tu vraiment que je vais te laisser partir sans avoir tout fait pour te récupérer?
-(Non) Tu n’as pas le choix!
-Non, Lilianna. C’est toi qui n’a pas le choix.
-Mais de quoi tu parles? Ow!
J’ai senti un coup derrière ma tête et je suis tombée dans ses bras. Dans un sorte de brouillard, avant que je ne sombre dans l’inconscience, je l’ai entendu dire :
-Je suis désolé mon amour, mais il n’est pas question que je te laisse retourner à lui. Un peu de temps passé avec moi devrait te remettre les idées au clair.

Black-out total.

Alors, qu’avez-vous pensé de ces retrouvailles hypothétiques entre Lilianna et Nakago? Toute seule dans une pièce avec lui, ça va être la tentation ultime, non?
La suite? Quand ça arrivera pour vrai!

vendredi 3 novembre 2006

Raven 11: Vie privée? Connais pas.

Après que Dante soit partie, je suis allée voir la petite fille freak.
-Je pourrais avoir une chambre?
-Bien sûr.
-Vous avez des réveille-matin ici?
-… Non.
-Vous auriez quelque chose pour me réveiller dans 3-4 heures?
-Je pourrais venir te réveiller?
-Génial!

En me rendant à ma chambre, j’ai vu Cédric qui était assis dans le couloir. Bon, je vais devoir piler sur mon orgueil.
-Hé.
-Oui?
Écoute, je ne t’aime pas…
-Seigneur.
-…et je te tuerais si je le pouvais…
-Oh mon dieu!
(Il semblait très découragé.)
-…mais tu pourrais me passer une robe?
-Dites-moi, pourquoi je vous passerais une robe si vous venez de dire que vous allez me tuer?
-(Parce que tu es gentil?) Euh… Je peux me promener toutes nue partout si tu préfères?
-Non, ça va. Venez. Mais vous avez déjà une robe!
-Elle est toute scrap à cause de Théodore.
Nous sommes allés dans sa chambre et j’ai jeté mon dévolu sur une robe noire, qui était vraiment jolie et sexy aussi. J’espère qu’elle plaira à Dante.
-Ça vous va?
-Euh, oui, merci. T’as des barrettes aussi?
-Les barrettes, c’est aussi pour remplacer «scrap à cause de Théodore»?
-Euh… non. (C’est juste pour faire plus joli.)
-D’accord, tenez.
-… Merci. Je vais essayer de te ramener la robe en état.
-Ça va, vous pouvez la garder.
-…
Ce type… me perturbe…

Je suis allée dans ma chambre, en tous points semblable à celle que j’avais chez Mana, et je me suis tout de suite couchée. Quelque chose touchant mon oreille m’a réveillée. C’était la petite fille freak.
-Debout, il est 7h30.
-Quoi? J’avais demandé 2-3 heures d’avance! Pas une demi-heure!
-…Désolée.
J’ai pris un bain en vitesse et j’ai mis ma robe noire et quelques barrettes dans mes cheveux. L’ensemble était assez réussi.
Quand je suis sortie de ma chambre, j’ai vu que tout le monde était dehors sur le porche. Et merde! Je ne veux pas servire de spectacle! La fenêtre ou le mur… J’ai finalement décidé de sortir par la fenêtre et je suis tout de suite montée sur le toit, où il y avait déjà d’installés une nappe rose, des chandelles, du champagne et plein de nourriture. Dante m’attendait, mais il s’était endormi. J’ai songé quelques instants à le réveiller en l’embrassant, mais j’ai finalement décidé de le poker. La situation était tellement nouvelle que je dois avouer que je me sentais un peu gênée d’avoir des marques d’affection envers lui, surtout que je ne savais pas quelle réaction il aurait.
-Hein? Ah, c’est toi!
-C’est quoi tout ça?, lui ais-je demandé en pointant la bouffe.
-Je ne savais pas ce que tu aimais, alors j’ai pris un peu de tout.
Il y avait effectivement un peu de tout : des œufs, du pain, des fruits… un ragoût dégueu? Que Dante a commencé à manger comme si de rien était? Ew.). Je me suis contentée de fruits et d’œufs.
-Pour quelqu’un qui n’y connaît rien, tu es plutôt doué.
-Hé! J’ai dit «why not», non?
-Oui. Je vais t’avoir à l’usure…
Nous avons continué à manger et il a sorti une connerie… Qu’est-ce que c’était déjà? Un truc du genre «Je vais regarder les autres filles». Evil stare immédiat de ma part.
-Tu veux vraiment que je te frappes, hein?
-C’était une joke. De tout façon, tu vas me frapper que je dise n’importe quoi!
-C’est pas vrai! Je vais te frapper juste si tu dis des conneries!

Je lui ai demandé pourquoi tout le monde était réveillé et il m’a dit qu’il y avait une créature noire dans la forêt, que Kazumi avait amenée fille-chat la voir, mais que tout était sous contrôle. Pendant qu’il me parlait, j’ai remarqué qu’il avait l’air très fatigué.
-T’as dormi?
-… Bien sûr!
-Les cernes, c’est juste pour faire beau?
-Ben, je voulais te trouver quelque chose, alors j’ai dû chercher.
-(I don’t believe it. Dante can be sweet. Whoohoo!) Tu m’as acheté quelque chose? Quoi?
Il m’a tendu une feuille pliée. À l’intérieur, il y avait une bague rouge. Mon dieu! Une bague? J’ai lu la lettre et il ne m’a pas interrompue une seule fois. C’était bourré de fautes d’orthographes, mais c’était très touchant : il racontait comment il avait été créé, comment se sont déroulées ses recherches de Kazumi, les conneries qu’il a faites… J’ai eu des tics quand j’ai lu la partie où il disait qu’il avait eu plein de filles, mais je ne l’ai pas montré. De quoi j’ai l’air moi, avec juste cinq gars? Il disait aussi qu’on risquait d’être séparés plus vite que je ne le pensais. Pas question que je laisse ça arriver! Il a aussi dit… que sa vie était beaucoup plus remplie depuis qu’il me connaissait. That’s so sweet. La lettre se terminait par… par… I love you too… J’ai été tellement surprise que je n’ai pas pensé à lui en faire la remarque. Ça viendra bien assez tôt.
-Alors, pourquoi la bague?
-Elle est anti-feu.
-T’as trouvé ça comment?
-Je connais un type.
Je me suis contentée de regarder la bague en souriant. Oui, Dante peut vraiment être attentionné.
-Je sais qu’elle n’est pas très fancy…
Je m’en fous complètement! Je me suis levée et je suis allée le hugger.
-Merci!
-De rien.
J’ai mis la bague et elle allait parfaitement dans le doigt où il y avait les marques de métal fondu de la bague que m’avait offerte John.
-Maintenant, il ne me reste plus qu’à me trouver des armes anti-feu, un sac à dos anti-feu et du linge anti-feu.
-Pour les armes, ça peut s’arranger. Pour le linge…
Il m’a regardée d’une manière qui voulait dire : Ça ne me dérange pas que tu n’ais pas de linge… Ça m’a gênée un peu, mais j’étais surtout très contente, parce qu’il me regardait avec du désir dans ses yeux.

Nous avons continué à manger, moi mes fruits et Dante son… délicieux ragoût… God! I can’t take this anymore! What the hell is in that stew?
-C’est quoi ce ragoût?
-Je crois que c’est du chat. T’en veux?
-………Non.
Après, je me sentais gênée de prendre la parole. Ce déjeuner était en quelque sorte l’aboutissement de tout ce que j’avais enduré pour l’avoir et j’avais peur de gâcher le beau moment que nous partagions en disant quelque chose qui me vaudrait une connerie en retour. Surtout qu’il avait écrit dans la lettre qu’il n’allait pas me rendre la vie facile. Mais je pense que je m’inquiète un peu trop! Si je dis quelque chose de trop cucu et qu’il me lance une connerie, j’aurai qu’à le frapper, c’est tout!

Avant que je n’ais pu penser à dire quelque chose, il y a eu du remus-ménage en bas : fille-chat partait.
-Bye les tourtereaux!, nous a-t-elle crié. Et oui, la bague c’était vraiment mignon!
-Fermez-la! Allez vous coucher!
-Je le savais que tu étais avec ton elfe!, a crié Kazumi.
-Shut up!
Edward a ensuite sauté sur le toit et son regard a passé de Dante à moi quelques fois, comme s’il voulait être certain de ce qu’il voyait.
-Va-t-en!
-C’est bon, a-t-il commenté. Je suis rassuré.
-Je peux le pousser en bas Dante?
-Be my guest!
Avant que j’ais pu le faire, Edward était redescendu et je suis allée me rasseoir, assez découragée.
-On n’aura jamais la paix!

Nous avons pourtant réussi à finir de manger sans aucune autre interruption!
-Tu vas faire quoi de ta journée?, m’a demandé Dante.
-(J’aurais aimé la passer avec toi.) Je vais aller en ville, j’ai des trucs à m’acheter.
-Ok. Moi je vais aller me coucher.
Il est tout de suite descendu du toit.
-Hé! Et mon bec de fin de date, t’en fais quoi?
Deux secondes plus tard, il est remonté et je me suis dit : il sait qu’il a oublié quelque chose d’important. Au lieu de se diriger vers moi, il a plutôt pris la nappe et ramassé tout ce qui traînait.
-Il ne faut pas qu’on laisse ça malpropre!
Quoi? Tu es remonté pour ça? Il s’apprêtait à repartir, mais je l’ai agrippé par la manche.
-Dante, il faut que je t’explique un truc. Quand une date est finie, tu es censé dire à quel point c’était agréable, que tu as hâte à la prochaine fois…
-Ben oui, je me suis fait du fun et la bouffe était pas pire.
-…
J’essayais de lui faire comprendre à force de regards qu’il y avait une dernière étape à franchir.
-… Tu ne vois vraiment pas où je veux en venir, n’est-ce pas?
-…
Puisqu’il ne comprenait pas du tout, j’ai saisi son visage entre mes mains et je l’ai embrassé. Il a répondu à mon baiser et de sa main libre, il m’a enlacée.
-Écoute, m’a-t-il dit après que nos lèvres furent séparées, je n’ai pas vraiment envie de faire cramer la maison, surtout avec les gens qu’il y a en-dedans. Il faudrait qu’on trouve un autre endroit, alors il vaudrait mieux attendre.
-(Je le sais! Maudit que c’est frustrant!) Je sais. C’était juste un bec de fin de date et rien d’autre.
-Quoi? Ça existe ça?
-… Oui.
-Damn! Then I was really going too fast!
J’ai ensuite relâché mon étreinte et je l’ai laissé partir. Ça va prendre du temps, beaucoup de temps, mais ça en vaut la peine.


Je suis descendue à mon tour et j’ai ramassé toutes mes affaires avant de partir en ville. Comme j’avais une très fâcheuse tendance à flamber mon argent (Ha, ha! Mauvais jeu de mot!) et mon équipement, je devais m’en procurer d’autres. J’ai vendu la dague en argent de Kazumi et je me suis mis à la recherche d’une arme. Quoi? Une arbalète c’est 50 po? Schling! Schling! 25 po? Ça c’est mieux! Avec 5 po en poche, je n’irai pas bien loin. Mmm… Ce pirate qui a l’air très féroce et qui me butera si je ne réussis pas à lui voler sa bourse m’a l’air d’un bon coup. Oups, je n’ai pas réussi. Le pirate m’a regardée très croche et a sorti son gun pour le pointer vers moi. Il s’est arrêté à mis-chemin et m’a plutôt tendu sa bourse avant de partir rapidement.
-Euh… ok… Je ne comprends pas, mais… merci!

Quand le pirate est parti, j’ai remarqué le stand d’une diseuse de bonne aventure. Mmm… Je suis allée la voir.
-Est-ce que vous avez fait quelque chose pour que le pirate me donne sa bourse?
Je l’ai juste convaincu de le faire.
-Pourquoi m’avez-vous aidée?
-Tu faisais pitié.
Ma fierté en a pris un coup quand elle m’a dit ça et je lui ai lancé un merci du bout des lèvres.
-Alors, ça coûte combien vos prédictions?
-Qu’est-ce que tu voudrais savoir?
-Vous ne prédisez pas des trucs généraux normalement?
-Je suppose que l’habituel «trois enfants et une charrette dans l’entrée» ne marcherait pas avec toi?
-Non, pas vraiment. (It would be nice, but no.)
-Tu voudrais savoir quoi alors?
-… Je vais me débarrasser de ma curse un jour?
-Ça va dépendre de lui.
-Qui?
-L’homme aux cheveux mauves. Il aurait le pouvoir d’absorber complètement ton feu.
Je me suis sentie un regain d’énergie.
-C’est bon à savoir.
Mais après, j’ai tout de suite pensé : Quoi? Absorber complètement mon feu? La dernière fois il ne l’a absorbé que partiellement et j’ai été complètement patraque après. S’il l’absorbe complètement, ça va bien me tuer! Mmm…
-Ça coûte combien vos prédictions?
-Je t’ai demandé quelque chose?
-Non, merci.

J’allais partir quand elle m’a retenue.
-Raven?
-Oui.
-Quand il te demandera de tirer, ne le fais pas.
-Quoi? Vous voulez dire pour Kira?
-Je ne connais pas le nom de l’autre gars.
-…Merci.
(Weird…)
J’ai continué à me promener et je me suis acheté un sac à dos. Comme j’étais de nouveau pauvre, j’ai essayé de voler quelqu’un d’autre, mais je me suis fait prendre. Je me suis ramassée dans une des prisons les plus B.S. que j’ais jamais visitée. Sitôt dans ma cellule, j’ai pris une de mes barrettes et j’ai débarré la porte. J’ai pris l’arbalète du garde et je me suis sauvée, ni vue ni connue. Comme j’avais maintenant deux arbalètes, j’ai voulu revendre celle que je venais de me procurer.
-Quoi? 20 po! Tu me prends pour une conne? Ça vaux à peu près le triple!
-C’est usagé, comme tu l’as acheté.
Maudit crosseur!

J’ai finalement décidé de la garder et après m’être procuré quelques carreaux pour mon arme, je suis retournée «à la maison». Tout le monde était maintenant réveillé et se trouvai dans la cuisine. Je suppose qu’on va, ou plutôt qu’ils vont décider quoi faire et où aller maintenant. Je ne m’inclus pas, car je ne considère pas que j’ai mon mot à dire et même si c’était le cas, ça ne changerait pas grand-chose, car où Dante va, je vais.


jeudi 2 novembre 2006

États d’âme et vie amoureuse de Raven IV

Qui aurait cru que mon dernier en liste (pardonnez-moi l’expression) serait Dante? En tout cas, pas moi! Je l’ai rencontré la première fois dans la prison des altérés. Quand j’ai refusé de «me soumettre», il m’a agressée : il m’a arrachée mes vêtements, m’a plaquée par terre. J’ai essayé sans succès d’utiliser mon feu contre lui. J’en ai été tellement surprise : c’était la première personne en dix ans que je rencontrais qui ne cramait pas à mon contact. Quand il a constaté que je ne coopérerais jamais, il m’a assommée d’un coup de poing. Je suis certaine que vous devez vous demander comment j’ai pu oublier cet incident si rapidement, comment j’ai pu tomber amoureuse de lui alors qu’il avait essayé de me… Premièrement, je me dis que si j’avais été à sa place, j’aurais peut-être fait la même chose, ou non… Si j’étais placé devant le choix de devoir tuer quelqu’un pour me sauver, je le ferais peut-être (ou plutôt sans doute). Mais violer…? Je ne pense pas que j’en serais capable. Il y a des limites que même moi je ne franchirais pas. Deuxièmement, s’il avait vraiment voulu parvenir à ses fins, il aurait pu le faire : j’étais inconsciente, totalement à sa merci, mais il ne m’a rien fait du tout.

Par la suite, il a agi plus souvent qu’autrement comme un parfait crétin : m’arrachant mon linge, me tripotant ou encore m’embrassant sans me prévenir. Ça c’est sans compter toutes les fois où il m’a lancé des vacheries. À chaque connerie, je pensais que je ne pourrais pas entendre pire, mais je me trompais : il atteignait toujours de nouveaux sommets. Tu n’es pas bien dans ta tête, Raven, d’être restée avec un homme qui te traitait comme de la merde? C’est vrai, j’aurais dû m’en éloigner, car j’ai beau être folle, je ne suis pas une complète malade mentale! Malgré ses lacunes très évidentes en matière de bonnes manières, je le trouvais cool. J’aimais ses techniques de combat, le fait qu’il torchait royalement, que rien ne semblait l’impressionner. Je l’enviais, car j’aurais aimé être aussi forte et surtout, j’aurais aimé pouvoir contrôler mon feu moi aussi. J’aimais aussi son attitude relax et «je fais ce que j’ai à faire et tant pis pour ceux qui se mettent en travers de mon chemin». J’étais encore très loin de pouvoir dire que je l’aimais, mais certains aspects de sa personnalité me plaisaient.

Ce n’est que quand nous sommes arrivés dans la cité de En que j’ai eu l’occasion de voir ses bons côtés, c’est-à-dire le 10% de sa personnalité qui valait la peine d’être connu. Lui a vu un de mes pires côtés. Je vous explique : j’étais seule avec lui dans un bar et j’ai un peu beaucoup trop bu, pour me donner le courage de me rapprocher de lui. Pas dans ce sens-là! Dans le sens en apprendre plus sur lui. C’est tout ce donc je me souviens. Le lendemain matin, il m’a dit que j’avais essayé de coucher avec lui. Je l’ai toujours traité de menteur, mais aujourd’hui, après la nuit que nous avons passée ensemble et après que je lui ais dit que je l’aimais, je me dis que peut-être il avait raison. Je ne l’aurais jamais avoué à qui que ce soit, y compris moi-même, mais j’étais attirée par lui. Pourquoi? Il était beau, embrassait comme pas un et était capable de me faire frissonner des pieds à la tête rien qu’en pressant un point précis dans mon dos. J’ai eu amplement l’occasion de confirmer cette opinion par la suite : he is really good.

Revenons à nos moutons : les bons côtés de Dante. Quand il s’est battu contre Kira, il a protégé un kid qui allait être blessé. Je l’avoue honnêtement, moi je n’aurais pas risqué ma vie pour cet enfant, en tout cas pas à cette époque. Mais ça m’a quand même impressionné que Dante fasse ça. C’est à ce moment, même si je ne le connaissais pas du tout, que je me suis mise à haïr Kira, et Kazumi par la même occasion. Quel genre d’homme crée un autre être humain et le tabasse ensuite à mort parce qu’il ne lui a pas obéi? I just couldn’t stand the fact that Kira treated Dante like a slave to protect crazy girl Kazumi. À chaque fois que j’ai regardé Kazumi par la suite, je me suis rappelée ce que Kira avait fait à Dante et j’ai juste eu envie de l’étrangler. Après la bataille avec Kira, Dante m’a dit que c’était cool que je sois restée avec lui. Je suppose que c’était sa manière à lui de me remercier d’avoir risqué ma vie pour lui. Quand je lui ai dit que j’avais besoin de lui comme garde du corps, il aurait pu tout simplement refuser, m’abandonner à mon sort pendant que je dormais, mais il a accepté que je vienne avec lui. Mais la première fois que Dante m’a vraiment perturbée, c’est quand il m’a serrée dans ses bras et m’a dit qu’il ne laisserait rien m’arriver. Wow, Dante vient de dire qu’il me protégerait? J’ai été très agréablement surprise.

Mais sa véritable personnalité a rapidement pris le dessus, sur le bateau qui nous menait à l’île aux déesses. Il n’arrêtait pas de me provoquer et moi, comme une conne, je tombais dans le piège à chaque fois. En plus, lui et Kazumi n’ont pas arrêté de dire que j’avais un kick sur lui. Bien sûr, j’ai nié à chaque fois, même si je savais au fond de moi que c’était la vérité. Pas question que j’avoue mon attirance envers Dante, car je ne recevrais que moqueries en retour. Sur l’île, j’ai découvert un des talents cachés de Dante : il savait cuisiner et il était très doué. Décidément, il m’intrigue de plus en plus. Quand je me suis battue contre «John» sur le volcan, Dante est arrivé de nulle part pour m’aider. Après que j’ais tué John pour la deuxième fois, je me suis écroulée par terre et j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Sans que je m’y attende, Dante m’a serrée contre lui et ne m’a pas lâchée avant que je me calme. That’s the second time that he takes care of me… Je n’ai pas besoin de vous dire à quel point j’appréciais le sentiment de sécurité que j’éprouvais dans ses bras, même s’il était éphémère.

Il y avait tellement longtemps qu’on ne s’était pas occupé de moi ainsi, je ne pensais pas que ça se reproduirait un jour. C’est probablement à ce moment, par ce simple geste, que j’ai commencé à ressentir autre chose qu’une simple attirance physique pour lui. What can I say? J’ai beau jouer, ou essayer de c’est selon, les dures, j’aime qu’on s’occupe de moi et qu’on soit plein d’attention envers moi. Si Dante était resté crétin 100% du temps, jamais je ne serais tombée amoureuse de lui, mais il a fait l’erreur de me montrer ses bons côtés qui, par un heureux hasard, étaient exactement ceux que je recherchais chez un homme. Plus tard, il m’a dit que c’était cool que j’avais protégé les enfant durant la bataille, même s’il s’en fichait. Le lendemain, il m’a remercié de m’être occupée de lui, pour me dire après de ne plus recommencer, car c’était humiliant de se faire aider par une elfe. J’avais raison, c’est bien sa manière de remercier : il complimente et insulte tout de suite après, pour qu’on ne le trouve pas gentil. Ça marchait très bien dans mon cas à cette époque.

C’est aussi sur l’île aux déesses que j’ai atteint le point de non-retour avec Dante. Je suis allée dans sa chambre pour prendre de ses nouvelles, car il n’avait pas utilisé son feu depuis deux semaines. Avec le recul, je réalise que je me servais aussi de n’importe quelle excuse pour passer du temps avec lui. Quand j’ai vu que son feu n’était toujours pas revenu (Il a d’abord préféré mettre feu à sa main plutôt que de me laisser voir qu’il était affaibli. Il est très fier, tout comme moi.), je lui ai demandé si je pouvais faire quelque chose pour l’aider. Je vous avoue très honnêtement que jamais je ne pensais que les choses se rendraient aussi loin. Tout ce à quoi je pensais c’était : pour partir et arrêter mon feu il m’embrassait. Alors peut-être que je pourrais faire la même chose? Je vous jure que je n’avais rien d’autre en tête qu’un simple baiser! Mais je ne me plains pas, mais pas du tout de la tournure que les événements ont pris, parce que c’était… génial, tout simplement génial. C’était la première fois en dix ans que je… enfin, vous savez, et je n’ai pas été déçue du tout. C’était même encore meilleur que dans mon souvenir! Mais tout ne s’est pas déroulé parfaitement, car aussitôt que je me suis réveillée, Dante m’a lancé une autre connerie. J’ai réussi à lui faire dire qu’il ne fallait pas s’attacher, car son existence était très éphémère.

Ça m’a fait mal qu’il attache aussi peu d’importance à ce qui venait de se passer, même si je savais maintenant qu’il agissait comme le roi des crétins juste pour éviter qu’on s’attache à lui et vice-versa. J’étais bien déterminée à lui prouver qu’il pouvait profiter de la vie, avec moi, mais ça n’a pas été facile. Sitôt sur l’île des pirates, il a recommencé à agir en crétin et a reluquer toutes les jolies filles qui croisaient son chemin. J’ai essayé de nier, sans grande conviction, que je ne pensais pas qu’on était maintenant exclusifs puisqu’on avait couché ensemble, mais sans grande conviction. Dante saw right through me, that’s why he told me that he was gonna rock my world, if I went to steal something from him. Bon sang que je déteste être aussi transparente en ce qui concerne mes sentiments! Mais je n’y peux rien, quand j’aime, j’aime totalement, passionnément, with all my heart, body and soul. Je ne peux pas me donner à moitié.

Quand j’ai refusé de dire à Théodore où était Dante, je savais que j’allais souffrir. Je dois avouer que j’ai hésité avant de répondre. Je me suis dit : Dante est fort, je suis certaine qu’il pourrait s’en tirer. Mais si… Je n’étais vraiment pas prête à prendre cette chance. Même si j’ai hésité pendant une demi-seconde, je n’aurais jamais été capable de le faire. Quel genre de femme serais-je si je vendais l’homme que j’aime pour me sauver? Je croyais que j’allais y passer et mes pensées se sont tournées vers Dante, qui est encore une fois sorti de nulle part pour me sauver. Mais cette fois-ci, c’était différent. Je n’avais jamais vu Dante aussi en colère. Vous connaissez l’expression «Si un regard pouvait tuer»? Dans le cas de Dante, elle était loin d’être assez forte pour s’appliquer à la situation. Il était comme ça à cause de moi? Quand il a dit à Théodore «Tu crois être qui pour oser toucher à ma femme?», j’ai tout d’abord pensé «Hein? Il a dit que j’étais sa femme?». Pas que ça me déplaise, loin de là, mais je ne m’attendais pas du tout à une déclaration de ce genre, surtout pas en ces circonstances. Ensuite, j’ai pensé : C’est vraiment pour moi qu’il est aussi en colère! Ça doit vouloir dire qu’il tient à moi! Quand on est partis à la poursuite de Théodore, je pensais : Mais qu’est-ce que je pourrais faire pour sauver Dante? Théodore m’avait dit qu’il avait besoin d’une grande source d’énergie. Mais le feu de Dante se tarira à un moment donné ou à un autre, non? Pas le mien! Alors si je proposais à Théodore de prendre la place de Dante… Je sais, c’est complètement con et totalement suicidaire, mais pour sauver Dante, ça valait plus que la peine d’essayer!

J’étais certaine que quand je le retrouverais, il me dirait qu’il tenait à moi, qu’il voulait aussi qu’on soit ensemble… Vous voyez le genre? En moins d’une minute, il a complètement écrabouillé mes délires romantiques, trouver quelque chose (de crétin) à répliquer à chaque question que je posais. Il n’a pas arrêté de me dire de décrocher, mais je ne voulais pas, ou plutôt je ne pouvais pas. Quand je lui ai dit que je l’aimais, il a complètement figé. Ça devait être la dernière chose à laquelle il s’attendait. Je pense qu’il ne croyait pas que mes sentiments pour lui étaient aussi profonds que ça. Je l’ai finalement eu à l’usure, car il a accepté de sortir avec moi avec un «What the hell? Why not?» C’est n’est pas ce que j’espérais, mais c’est un début. On s’est entendus pour un déjeuner romantique sur le toit de la maison à 8 heures. Dante m’a très agréablement surprise : il y avait une nappe rose, des chandelles, du champagne et plein de bouffe. La cerise sur le gâteau, ce fut quand il m’a donné une lettre dans laquelle il m’expliquait comment il avait été créé, que sa vie était bien plus remplie depuis qu’il me connaissait; la lettre se terminait par un «I love you too». J’ai été tellement touchée et étonnée que je n’ai pas pensé à lui en parler. À l’intérieur de la lettre, il y avait une bague rouge, qui était à l’épreuve du feu. He went through all this trouble for me? That’s so sweet! Quand je l’ai embrassé à la fin de notre date, il a cru que j’en espérais plus. Quand je lui ai dit que c’était un simple baiser de fin de date et rien d’autre, il a été très étonné :Quoi? Ça existe? Oui, ça va prendre du temps, beaucoup de temps, mais je ne suis pas pressée, car il en vaut la peine…

Enfin, j’ai fini d’écrire la dernière partie! Je vais maintenant pouvoir me concentrer sur rourou Dante à temps plein sans penser aux ex de Raven. Quoique… Ça serait drôle si un d’entre eux revenait dans le décor, non?

lundi 30 octobre 2006

États d’âme et vie amoureuse de Raven III

Encore une fois dans ma vie, j’en étais à un point où je ne voulais plus me compliquer l’existence avec les hommes. Et j’étais bien déterminée à tenir mon bout. Pourquoi aimerais-je à nouveau? On finit par perdre l’être aimé d’une façon ou d’une autre, ou alors c’est lui qu’on fait souffrir ou encore, nos sentiments ne sont pas partagés et on a le cœur salement amoché. Non, c’en était terminé. J’allais me concentrer uniquement sur mon travail, que j’avais mis de côté pendant bien trop longtemps, justement à cause de mes affaires de cœur.

J’ai intégré ma nouvelle guilde sans problème. C’était comme si je recommençais à zéro, et c’était parfait comme ça. Les blessures de mon cœur derrière moi, j’allais pouvoir me créer de nouveaux souvenirs. Je m’étais fait un plan dans ma tête et je croyais utopiquement que rien ne viendrait le perturber. Oh combien je me trompais! Plusieurs collègues ont flirté plus qu’évidemment avec moi, mais j’ai tôt fait de les rembarrer. Quelques uns ne se sont pas découragés, mais quand ils se montraient un peu trop «gossants», je commençais à taper (ma tendance à recourir à la violence quand je pognais les nerfs doit venir de là). Quand la rumeur comme quoi j’étais gaie a commencé à circuler, j’ai cru que j’aurais finalement la paix. Finalement! Je vais pouvoir travailler et ne plus craindre d’avoir le cœur brisé.

Ça c’était sans compter John. John était, aussi surprenant que cela puisse paraître, un voleur… aveugle. Il était barman dans l’auberge qui faisait office de couverture pour notre guilde. Le nombre de fois que j’ai entendu :
-Hé! C’est pas ça que j’ai commandé!
-Ta gueule et bois!
Il faisait aussi des missions et je ne sais pas comment il y arrivait, mais il réussissait toujours à s’en sortir. Plus débrouillard que lui tu meures! Oui il était mignon et il avait l’air gentil, mais je n’avais pas envie de créer aucun lien que ce soit avec lui, comme avec tous ceux avec qui je travaillais. N’ayant été de son insistance, je crois que nous n’aurions jamais existé.

Notre histoire a officiellement commencé un beau jour alors qu’il venait de me servir un verre. J’avais eu une journée particulièrement épuisante et je ne répondais pas à ses tentatives de faire du social.
-Allez, souris, m’a-t-il demandé.
-Je n’ai pas envie de sourire John. Une minute, comment tu sais que je ne souris pas?
-Mis à part le fait que tu viens de me le confirmer…
(Il est bon pour soutirer des confidences!)
-…je le sens dans la manière dont tu soupires, dans le ton de ta voix : on dirait que tu portes le poids du monde sur tes épaules. Cheer up!

-I don’t feel like cheering up. I’m just so tired right now.
-You know what you would need? A good laugh! I’m sure it would help you feel better.
-Qu’est-ce que tu essais de faire John?
-Rien, je veux juste te changer les idées.
-Ça je sais! Je veux savoir pourquoi tu le fais! Tu connais ma réputation, non?
-Et de quelle réputation s’agirait-il?
-Tu le sais! Raven l’antisociable qui a un cœur de pierre!
-I don’t believe that. I think you’re pretending to be heartless so everyone will leave you alone.
-You can read minds now? That’s ridiculous!
-Really? In that case, why is your hand trembling?
Avant que j’ais pu reprendre contenance, il a pris ma main dans la sienne et il l’a effectivement senti trembler.
-Alors? Pourquoi trembles-tu?
-…J’ai froid, c’est tout!
(Big fat lie)
-Tu n’as pas à me mentir, tu sais.
-Comment est-ce que tu…?
(Damn! He got me again!)
-Tu viens de me le dire…
-Qu’est-ce que tu veux?
-I told you, I want to see you smile.
-How do you expect to do that?
Il a levé son autre main et l’a posée sur ma joue.
-Comme ça.
Il y avait tellement longtemps qu’on ne s’était pas sincèrement préoccupé de moi, que sans que je me rende compte, les larmes couler sur mes joues, jusqu’à sa main.
-Raven, tu pleures?
-…Non… J’ai quelque chose dans l’œil…
-Stop. You don’t have to pretend with me.
-Je…
Je sentais ma carapace se craqueler. Je devais partir avant de ne plus être capable de me retenir.
-John, please let me go.
-Raven, I…
-Just let me go!

Dès qu’il m’a lâchée, j’ai couru jusqu’à ma chambre. What is wrong with me? Why I am letting him get to me like this? Je dois me tenir loin de lui. Oui, c’est ce qu’il y a de mieux à faire. J’ai donc évité le bar le plus que je pouvais, m’assoyant dans le fond de la salle. Des fois, je tournais le regard vers lui, l’observant de loin, mais à chaque fois, il tournait la tête dans ma direction, comme s’il savait que je le regardais. Il ne cherchait pas à m’approcher, alors j’ai fini par me dire qu’il avait compris que je ne voulais pas entretenir de relations sociales. Je me trompais. Un soir, je revenais à ma chambre et je l’ai vu qui déposait un bouquet de fleurs devant la chambre de gros Bob, à trois portes de la mienne.
-John, qu’est-ce que tu fais?
-Raven? Je dépose des fleurs devant ta porte, comme je le fais depuis une semaine.
-Ce n’est pas ma chambre! Ma chambre est trois portes plus loin. Ça, c’est la chambre de gros Bob!
-Oh! Là je comprends pourquoi Bob m’a frappé en me traitant de gai!
-Pffft.
-Are you laughing?
-…No.

-C’est un début : je ne t’ai pas fait rire encore, mais au moins je te fais sourire.
-Écoute John, je ne sais pas ce que tu veux, mais arrête. Je ne suis pas intéressée.
-Comment peux-tu dire que tu n’es pas intéressée alors que tu ne sais même pas ce que je veux?
-Je… D’accord. Qu’est-ce que tu veux?
-Je voudrais sortir avec toi.
-Quoi? Pas question!
-Tu dis ça parce que je suis aveugle, c’est ça?
-Non, ça n’a rien avoir!
-Alors, qu’est-ce qui cloche chez moi?
-…Rien!
-Je ne suis pas assez beau?
-Non, tu es très bien.
-Je ne suis pas assez gentil, alors?
-No, you’re a really sweet guy.
-Mais il doit y avoir quelque chose que je ne fais pas correctement?
-No, you’re perfect, the dream boyfriend for any girl…
-C’est réglé alors? On va sortir ensemble?
-Non! Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans «Je veux rester célibataire alors fiche-moi la paix!»?
-Donne-moi une seule bonne raison de te laisser tranquille. Une seule et je te jure que je le ferai.
-Je…
Bon sang! Pourquoi tu ne me laisses tranquille? Je ne veux plus aimer, c’est pas compliqué! Parce qu’aimer c’est souffrir et je ne veux plus que ça m’arrive, even if you’re the sweetest guy ever. J’ai baissé les yeux, étant incapable de soutenir son regard plus longtemps. Il ne voyait peut-être pas mon visage, mais j’avais l’impression qu’il pouvait lire en moi.
-Tu as beaucoup souffert par le passé, c’est ça?
(Qu’est-ce que je disais?)
-Arrête! Arrête de lire dans les pensées des gens! C’est agaçant!
-Je ne lis pas dans les pensées de tout le monde, juste dans les tiennes. Because I really like you.
-Don’t say that!
-Why? It’s the truth! I love you Raven.
Paf.
-Ow!
-Do you still love me now?
-Yes, I do.

Paf.
-Et maintenant?
-Oui, je n’arrêterai jamais de t’aimer.
-Arrête de dire ça!
Plus je lui disais de partir tout en le frappant, plus je sentais ma résolution faiblir. Quand il m’a prise dans ses bras, je n’étais plus en train de crier, je pleurais, et la force dans ms bras m’avait totalement abandonnée. Il m’a tenue serrée contre lui jusqu’à ce que j’arrête de pleurer. C’est à ce moment que j’ai repris mes esprits. Mais qu’est-ce que je suis en train de faire? Je l’ai rapidement repoussé.
-Raven…
-Non. C’était juste… un moment de faiblesse, qui ne se reproduira jamais. Je ne suis pas intéressée par toi, alors laisse tomber.
Avant que je ne rentre dans ma chambre, il m’a agrippée par le bras… Enfin, c’est ce qu’il aurait fait s’il avait vu. Il m’a plutôt agrippé un sein. Avant même que ma main n’atteigne sa joue, il avait enlevé sa main et était rouge comme une tomate. Il s’est confondu en excuse.
-Je suis désolé! Je suis désolé! Je ne voulais pas toucher ton sein! En fait je l’ai déjà imaginé, mais juste si on était ensemble! …Je ne voulais pas dire ça! Je te jure que je n’ai pas souvent imaginé ce que ça serait de t’embrasser et de te… Bon sang! Je crois que je vais m’en aller!

Il est reparti et je pensais qu’il avait compris le message, mais c’était sans compter le fait qu’il était encore plus têtu que moi. Chaque matin, dès que j’ouvrais la porte, un bouquet de fleurs m’attendait. Quand j’allais me coucher, il y avait parfois un petit mot doux qui m’attendait sur mon oreiller. Malgré toutes ses attentions, semaines après semaines, mois après mois, je continuais à le repousser, essayant de mon mieux de faire taire la petite voix dans ma tête qui me disait : C’est exactement le genre d’homme que tu aimes. Vas-y, succombes. Tu sais que tu envie, tu sais qu’il pourrait te rendre heureuse. Shut up voice! Après six bons mois d’une cour à laquelle il n’avait eu que des réponses négatives, sa sincérité ne semblait pas avoir baissé le moindrement du monde.
-Qu’est-ce que tu veux John? Qu’est-ce qu’il faut que je fasse pour que tu me laisses tranquille?
-Sors avec moi.
-Quoi? Je t’ai déjà dit que…
-Juste une fois. Sors avec moi juste une fois et si à la fin de la soirée tu n’es pas convaincue que je peux te rendre heureuse, alors je te promets de ne plus t’embêter.
(Come on. Accept, you know you want to.)
-Ok…
(Qu’est-ce que je viens de dire là? Damn voice!)
-Génial! Vendredi soir, on se retrouve à 7 heures au bar, ok? Je te jures que tu ne le regretteras pas!

En effet, je ne l’ai jamais regretté. Il était vraiment attentionné, drôle… Avec lui, j’avais l’impression de revivre et à la fin de la soirée, j’ai accepté d’être sa copine. Il m’a serrée dans ses bras… Il a plutôt d’abord enlacé le lampadaire juste à côté de moi.
-John, je suis ici.
-Oups. Je me disais bien aussi que tes fesses étaient un peu trop dures.
-Quoi?
Avant que le tandem «espèce d’obsédé» +claque dans la face ne retentisse, il m’a serrée contre lui et j’ai senti ma colère s’évaporer d’un coup.
-Je suis vraiment heureux! Tu ne le regretteras pas!
-…Mais ne vas surtout pas croire que tu vas toujours tout régler par un hug ou par un bouquet de fleurs, ok? Je ne suis pas si fac…mmm!
Il a coupé court à mes protestations en m’embrassant, un baiser qui a semblé ne plus jamais finir.
-God, you totally own me, lui ais-je dit.
-It’s ok, because I’m totally yours too.
Effectivement, il m’a rendue très heureuse. Nous avons été ensemble deux ans et demi et jamais je n’ai regretté ma décision : He was just so sweet and caring, in everything he did. Je ne croyais pas que ce bonheur allait jamais s’arrêter, mais il en a été tout autrement.

Ma boss m’a fait venir dans son bureau, car elle avait une mission à me confier.
-Tu te sens d’attaque pour un peu d’action, Raven?
-Toujours. Qu’est-ce que je dois faire?
-Voler Ifrit.
Elle m’a montré l’image d’un gant rouge.
-Voler un gant? Ça ne devrait pas être trop difficile!
-N’en sois pas si sûre. Il se trouve dans la maison de En.
-Oh…
En. Rien que d’entendre son nom, j’en avais des frissons. Avais-je vraiment envie de me frotter à lui?
-Alors, tu veux toujours en savoir plus?
-(Richesse, gloire…) Absolument. Où, quand, comment et pourquoi?

Par cette simple décision, ma vie venait de prendre un tournant décisif. Car en mettant les pieds chez En, je venais, sans le savoir, de changer ma vie à tout jamais…

À suivre dans la quatrième et dernière partie, celle qui concerne Dante.




vendredi 27 octobre 2006

États d'âme et vie amoureuse de Raven II

Quand j'ai rencontré Adrian, je ne m'attendais à rien du tout. Je savais que c'était un elfe et apparamment un type bien, mais sans plus. J'étais certaine que je ressortirais de la rencontre amèrement déçue. J'ai plutôt été agréablement surprise. C’était un très bel homme et très charmant aussi. Il me regardait de la même manière que Will, comme s’il voulait combler tous mes désirs. C’est vrai, il avait l’air de quelqu’un de bien et il semblait représenter tout ce que je recherchais chez un homme. Oui, peut-être… J’ai donc accepté de sortir avec lui, pour apaiser les esprits de tout le monde et aussi parce que je ne voulais pas passer le restant de mes jours dans l’auto-apitoiement. Il avait l’air d’un homme sur qui je pouvais compter, alors je me suis dit pourquoi pas ?

He was indeed a kind and caring man, but… Why was there even a but ? I should be thrilled, cause I had a second chance at happiness… Dans ce cas, pourquoi est-ce que je me sentais triste ? Pourquoi est-ce que j’avais l’impression que quelque chose n’allait pas ? Pourquoi… je ne pouvais pas m’empêcher de penser à Will, dans tout ce que faisais et dans tous les endroits où j’allais? Bon sang, arrête! Will ne reviendra jamais! Il faut que tu apprennes à vivre sans lui! I have to get him out of my system! But how…Si je… Si je «concluais» avec lui, ça devrait marcher. Après tout, notre relation parviendrait à ce point à un moment donné ou à un autre, alors pourquoi pas maintenant?

Je l’ai donc invité à venir souper chez moi, avec la ferme intention de ne pas le laisser repartir avant le lendemain matin. Tout s’est déroulé exactement comme je l’ai prévu : souper aux chandelles les yeux dans les yeux, baisers volés de plus en plus insistants et de fil en aiguille, j’ai réussi à le mener jusqu’à ma chambre. Sur place, Adrian a marqué une certaine hésitation.
-Tu es certaine? Je sais que tu préfères prendre ton temps et…mmmm!
J’ai coupé court à ses paroles par un baiser.
-Yes, I’m sure!
À force de baisers et de caresses, j’ai mis fin à ses doutes.
-Je te veux tellement Raven!
Il m’a prise dans ses bras et m’a déposée sur le lit.
Oui, pensais-je pendant qu’il me déshabillait, c’est exactement ce dont j’ai besoin. De cette façon, je pourrai oublier. Oui, Adrian me fera oublier. Mais je ne suis pas capable! Pendant qu’il me faisait l’amour, je ne pouvais pas m’empêche de penser à Will. I just want to forget! But I can’t! I just can’t!


Quand Adrian s’est couché à côté de moi, j’ai commencé à pleurer et j’avais l’impression de ne plus pouvoir m’arrêter.
-Raven?
-I’m sorry! I’m so sorry! I thought I could forget him, but I can’t! I just can’t!
Il m’a tenue dans ses bras jusqu’à ce que j’arrête de pleurer. Quand je me suis calmée, je lui ai dit que je ne pouvais continuer, qu’il fallait qu’on se laisse.
-Mais…
-I’m sorry, I didn’t mean to mislead you. This is just too soon, I’m still thinking about him.
-Ne sois pas désolée, je ne t’en veux pas. Dis-moi seulement, y a-t-il espoir qu’un jour nous…?
-Je ne sais pas. Je ne suis pas prête pour ce genre de relation et je ne sais pas si je le serai un jour.
Sans dire un mot, il m’a serrée contre lui et nous nous sommes endormis ainsi. Le lendemain matin, je me suis réveillée et Adrian était déjà parti. Il m’avait laissé une lettre me disant de ne pas m’en vouloir, qu’il m’aimait et qu’un jour, lorsque je serais de nouveau prête à aimer, il reviendrait vers moi. Je ne l’ai pas revu jusqu’à ce jour.


Après Adrian, je n’étais pas pressée de me remettre en couple. À vrai dire, je n’étais pas sûr d’avoir jamais envie d’aimer à nouveau. L’amour c’était tellement trop compliqué. Je me suis donc concentrée sur mon travail, bien déterminée à envoyer balader les hommes qui m’approcheraient d’un peu trop près. Celibacy? Yeah, I could do that. Je me trompais tellement! Deux ans après la fin de ma relation avec Adrian, un voleur s’est joint à la guilde : Desmond. Il était assez doué, enfin je crois. Je dois avouer que je ne pensais pas trop à observer ses compétences de voleur quand je le regardais, car il avait une aura tellement… attirante. C’est une façon simple de dire que j’étais attirée vers lui. Je n’avais jamais ressentie ça auparavant, en tout cas pas de façon aussi soudaine et violente. Je sais qu’il s’était aperçu de mon attirance envers lui, car (je ne suis pas vraiment subtile dans le domaine) il s’amusait souvent à promener son regard sur moi de haut en bas, juste pour me faire rougir.

Le peu d’expérience que j’avais me faisait dire qu’il était aussi intéressé, mais pourquoi ne disait-il rien dans ce cas? Est-ce que j’allais devoir faire les premiers pas? Je ne sais pas comment il faut faire moi! Ça ne m’étais jamais arrivé avant! Et puis comment je suis censée lui parler s’il y a toujours des gens autour de nous? L’occasion s’est finalement présentée un beau soir, alors que j’étais sortie prendre un verre. Je l’ai aperçu au fond du bar, seul. J’ai pris mon courage à deux mains et je suis allé le voir. Après quelques verres, j’ai réussi à lui demander pourquoi il ne m’abordait jamais, puisqu’il savait bien évidemment que j’étais attirée vers lui.
-Pourquoi ça serait toujours à l’homme de faire les premiers pas?
-Je ne sais pas. Parce que ça c’est toujours passé comme ça?
-Pas dans mon monde. Si tu me veux vraiment, tu sais où me trouver : je vais être dans ma chambre.


Il s’est levé et est parti. Comme on dirait en bon commun : le p’tit maudit! He’s just toying with me! Il vient carrément de me lancer une invitation à aller le retrouver dans sa chambre. Est-ce que j’irais? Je ne savais pas ce que ça pourrait donner, mais j’en avais tellement envie. Je suis donc partie le retrouver à la guilde. J’ai bien dû rester une minute devant la chambre avant de me décider à cogner. Quand il m’a ouvert, il était torse nu et venait visiblement de se laver, l’eau dégoulinant encore sur lui. Wow. Il est vraiment trop…
-Que puis-je faire pour toi Raven?, m’a-t-il demandé d’un regard très insistant.
-Je…
-Oui…?
-Je… (Come on girl! You can do it!) Je suis venue faire les premiers pas.
-Qu’as-tu en tête exactement…?
This is it.
Je l’ai repoussé dans la chambre et j’ai claqué la porte derrière nous. Je l’ai ensuite embrassé à pleine bouche et je me suis accrochée à lui. C’est exactement ce qu’il attendait, car il m’a serrée très fort contre lui.
-Finally! What took you so long?, m’a-t-il demandé.
-Shut up and kiss me!
-Your wish is my command…

Je résumerais cette nuit avec un seul mot : wow. J’étais courbaturée de partout et j’espère que les murs de la guilde sont bien insonorisés, sinon certains ont pu avoir de la difficulté à s’endormir! À dormir tout court en fait! À partir de cet instant, ce ne fut plus que désir et passion entre Desmond et moi. Pendant un an, j’ai ressenti et expérimenté des choses que qui m’étais jusqu’alors inconnues. Nous nous entendions tellement bien sur le plan sexuel, que je commençais à me dire que notre relation pourrait peut-être devenir plus qu’une «histoire de cul». Sans m’en rendre compte, j’étais en train de tomber amoureuse de lui. Est-ce qu’il ressentais la même chose? Avant que j’ais pu lui demander, il m’a annoncé qu’il avait décidé de partir dans une autre guilde, à l’autre bout de la map, où il aurait plus de chance de progresser rapidement dans les échelons. Il mettait donc fin à notre relation.
-Oh…
-Quoi?, m’a-t-il demandé.
-Rien, je…
-Quoi? Tu… Tu pensais que nous deux ça allait plus loin? Qu’il y avait de l’amour peut-être?
-…Ne sois pas ridicule! Bien sûr que non! Je ne m’attendais juste pas à ce que ça se termine aussi brusquement, c’est tout!
-Tant mieux! Mais tu sais, je ne pars pas avant quelques jours, alors nous avons amplement le temps de… nous dire au revoir.
-J’espère bien…


J’ai réussi du mieux que je pouvais à cacher mes sentiments, pour profiter de mes derniers jours avec lui. Quand il est parti, j’ai bien entendu pleuré. Aurais-je dû m’accrocher à lui et essayer de le convaincre de rester? Si je l’avais fait, est-ce que ça aurait seulement marché? De tout façon, il était trop tard pour en débattre : il était parti et je me retrouvais seule. Sans avoir le cœur brisé, j’étais quand même triste. J’avais aimé et pleuré dans cette ville, à plusieurs reprise et aujourd’hui, je me disais encore une fois que je n’avais plus envie de recommencer. J’avais besoin de changement. J’ai donc vendu tout ce que je ne pouvais pas transporter avec moi et une lettre de recommandation de mon boss en poche, je suis partie. J’ai voyagé avec une caravane au nord pour finir par arriver dans la ville où je passai les cinq prochaines années de ma vie, où j’ai rencontré John, le deuxième amour de ma vie.

À suivre dans États d’âme et vie amoureuse de Raven III

jeudi 26 octobre 2006

Lili est vraiment trop mignonne sur cette image!

Elle va vraiment être démolie quand elle va devoir choisir entre Talis et Nakago! Et c'est pour bientôt...

États d’âme et vie amoureuse de Raven I

DM m’a dit qu’il ne comprendrait jamais pourquoi j’avais autant trippé sur Dante. Dieu du dimanche me l’a aussi dit. «C’est un crétin fini!» sont ses mots exacts. Devant cette incompréhension générale, j’ai décidé de faire un post sur la vie amoureuse de Raven, sur ses états d’âme, me disant qu’elle serait peut-être ainsi mieux comprise. Enjoy!

Pourquoi suis-je devenue une voleuse? Facile! Pour faire une histoire courte, mes parents étaient voleurs, mes grands-parents aussi, tout comme mes arrière-grands parents… Bref, je descend d’une longue lignée de voleurs. Jamais il ne me serait venu à l’idée d’orienter ma vie dans une autre direction : j’aurais été la honte de la famille! À ceux qui pourraient penser que voler c’est mal, je répondrai : pas du tout! Voler n’est qu’un synonyme de «répartition équitable des biens». Je ne fais que prendre à ceux qui n’en ont pas réellement besoin pour donner à d’autres qui en ont vraiment besoin. Bon, d’accord. Les «autres qui en ont vraiment besoin» c’est moi, mais c’est pas grave! Il ne faut pas prendre ça de façon négative, car comme m’a dit un jour un ami : il ne s’agit que d’emprunts à long terme, à très long terme.

Vous pourriez penser qu’étant donné ma lignée, j’ai développé très jeune un goût pour le métier de voleur, ou encore que j’étais naturellement douée quand j’ai commencé à exercer ce métier : au contraire! I was such a bad student and I gave my parents so many headaches! Je pouvais être bonne, quand je m’en donnais la peine (c’est-à-dire pas souvent), mais je n’en avais pas envie. La raison? Les fausses cartes d’identité. J’ai arrêté de compter il y a longtemps le nombre de fois que j’ai menti à mes parents pour sortir dans des bars, soit avec mes amis ou avec un gars. Non, je ne couchais pas à droite et à gauche, bien au contraire. J’étais, et je suis toujours d’ailleurs, une romantique cucu incurable, même si je ne l’avouerais jamais à personne. Quand j’étais jeune, ma mère me racontait souvent des histoires de capes et d’épées, de princesse enlevée par un méchant prince et sauvée par le chevalier sans peur et sans reproche. Plus tard, j’ai découvert les romans d’amour. Combiné au fait que mes parents étaient toujours ensemble et formaient un couple solide, j’étais certaine qu’il m’arriverait la même chose : je rencontrerais un homme, ce serait le coup de foudre et nous passerions le reste de nos jours ensemble. Souvent, j’ai rêvassé en classe, un roman caché derrière mon livre, n’écoutant que d’une oreille ou pas du tout ce que mon professeur me disait.

Bien sûr, la vie n’a pas été aussi simple que ça : mon petit copain idéal n’est jamais tombé du ciel (en tout cas pas tout de suite). Alors je me suis dit que peut-être je devrais «partir à sa recherche» : I was going out, often ditching class to do so… Mais je ne sortais pas avec n’importe qui : je devais ressentir quelque chose de spécial pour mon copain. Simplement, il semblait toujours y avoir quelque chose qui clochait : il se montrait trop pressant ou encore je me rendais compte que nous n’avions finalement pas grand-chose en commun. Quelques fois, j’avais eu l’impression que j’avais peut-être tiré le bon numéro, mais quand je lui disais «pas de sexe avant le mariage», il prenait la poudre d’escampette. Ma mère m’a un jour dit quelque chose de très censé : Don’t be in such a hurry to find true love. It might be right under your nose so if you try too hard you might miss it. Take it slowly and let it come to you.
J’aurais aimé recevoir plus de bons conseils de sa part, mais mes parents sont morts l’année de mon 98e anniversaire, lors d’une mission. Me laissant sans famille, avec le sentiment de ne pas avoir répondu à leurs attentes. J’ai donc décidé de me consacrer entièrement à mon héritage. Je faisais déjà des petits boulots pour la guilde à laquelle appartenait mes parents, alors je leur ai demandé s’ils voulaient bien m’entraîner.
-Tu t’es toujours contrefichée des dons que t’avais légués tes parents, m’a dit le maître de la guilde. Alors je devrais demander à un de mes hommes de prendre sur son temps précieux pour t’entraîner, quand je sais que tu vas tout faire pour éviter d’apprendre? I don’t think so.
-Not this time. I’m serious, I promise. Give me one last chance.
-…I’ll see what I can do, but don’t get your hopes up : I don’t know if anyone is going to want to take care of a lousy student such as yourself.

Ça a fait mal d’entendre ça, mais je le méritais. Je suis retournée chez moi et j’ai attendu qu’on me contacte. Pendant quelques jours, je me suis tournée les pouces. J’étais en train de me demander si je ne serais pas obligée en fin de compte de trouver un métier «honorable». Mmmm… Me tuer à l’ouvrage pour gagner de l’argent alors que je savais que je pouvais y arriver d’une façon beaucoup plus facile? Pas question! J’étais en train de ruminer sur le sujet quand on a cogné à la porte : c’était William. C’était un humain d’environ 25 ans et nous avions été entraînés un peu ensemble il y a quelques années de cela. Mais quand moi j’avais tout lâché pour aller m’amuser, lui avait continué à travailler sérieusement. Il était aujourd’hui un voleur très doué et très respecté. Il m’a dit que le patron lui avait ordonné de m’entraîner et qu’il n’allait pas me faire de cadeau, même si mes parents avaient été de bons collègues.

Ce fut pénible en effet : c’était comme si toutes ces années passées à faire… à ne rien faire en fait, m’avait fait oublier le peu que j’avais pu apprendre. William ne me laissait pas un instant de répit et j’ai eu envie de laisser tomber, mais j’aimais ce que je faisais et je voulais lui prouver que je pouvais y arriver. C’était un véritable de bourreau de travail, mais les instants où il me regardait sans avoir le travail en tête pour me féliciter de ce que j’avais fait par exemple, il avait vraiment un beau sourire… Et quand on se battait ensemble en combat rapproché, je prenais parfois le temps de l’observer et il était juste trop… Non! Ce n’est vraiment pas le temps de m’amouracher de mon patron!


Après quelques mois d’un entraînement intensif, William m’a enfin dit que j’étais prête pour faire une mission. Ce ne serait rien de bien excitant : je me contenterais de monter la garde pendant que William irait à l’intérieur. Mais j’étais quand même heureuse, car je serais seule avec lui.
-Quelque chose ne va pas?, m’a-t-il demandé, en voyant le sourire béat qui s’affichait sur mon visage.
-Euh… Bien sûr que non! Je suis juste (en train de tomber amoureuse de toi)… contente que tu me fasses enfin confiance pour une mission.
-Je t’ai toujours fait confiance.
-Je…
-Et je suis content de faire cette mission avec toi.
(Huh? Est-ce qu’il éprouverait aussi…?)
Avant que je ne lui réponde, il a commencé à parler de la mission. Quand on reviendra, je trouverai peut-être le courage de lui en glisser un mot. Le départ se ferait le soir même. Tout aurait dû se dérouler comme un charme, mais il en fut tout autrement. J’étais cachée dans l’ombre et William venait de rentrer dans la maison. Je devais siffler si quelqu’un arrivait trop près du building. J’attendais, dans le silence le plus complet, quand mes sens de voleuse se sont brusquement allumés. Something was wrong, I could feel it. Rien ne le laissait présager, mais j’avais un mauvais pressentiment. Devais-je laisser mon poste et aller voir si tout allait bien? Si tout était en ordre, William m’en voudrait d’avoir quitté mon poste. Mais s’il avait des problèmes et qu’il ne pouvait pas me prévenir?… Au diable la sagesse!

J’ai abandonné mon poste et j’ai grimpé sur le mur jusqu’à la fenêtre par où était entré William, juste à temps pour voir un type être balancé par la fenêtre; j’ai failli faire un vol plané jusqu’au sol. J’ai réussi à me hisser jusqu’à l’intérieur, à temps pour voir William se faire sauter dessus par deux types, un troisième était par terre et était en train de se relever. Je lui ai aussitôt tiré dessus.
-Attention! Il y en a une autre!
-Raven! Fiche le camp!
-Pas question!
Un des deux gars qui attaquaient William s’est jeté sur moi et s’en est suivi un combat rapide mais sanglant, car les gardes étaient vraiment doués. Quand ils furent morts, je me suis jetée sur William, qui était salement amoché.
-Pourquoi tu ne m…?, ais-je commencé.
-Plus tard les questions! On doit partie avant que d’autres rappliquent!
Effectivement, des bruits de pas se faisaient entendre dans le couloir.

J’ai agrippé William par le bras et nous sommes ressortis par où nous étions arrivés. Nous étions dans un piteux état, mais au moins, nous avions ce pourquoi nous étions venus. Nous sommes retournés à la guilde. Je n’ai même pas eu le temps de ramener William à sa chambre, car notre patron nous a aussitôt fait appeler. William lui a expliqué que les infos que nous avions reçues étaient erronées et que les lieux étaient loin d’être vides. Après qu’il nous ait dit qu’il s’occuperait personnellement de notre contact, nous lui avons remis le paquet et j’ai ramené William à sa chambre.
-Ça va aller, m’a-t-il dit. Tu devrais retourner dans ta chambre pour te reposer.
-Pas question! Tu pisses le sang! Alors tu vas te coucher et me laisser t’occuper de tes blessures!
-Mais…
-Qu’est-ce que j’ai dit?
-Ok! Ok! Tu es vraiment têtue, tu sais?
-Oui, et toi aussi! Alors on est faits pour s’entendre!


Je l’ai donc aidé à s’étendre et j’ai pansé ses blessures du mieux que je pouvais.
-Merci, m’a-t-il dit.
-De quoi?
-De t’occuper aussi bien que moi.
-Si tu veux vraiment me remercier, dis-moi plutôt pourquoi tu ne m’as pas appelé à l’aide quand tu as été attaqué.
-On ne devrait pas plutôt s’occuper de tes blessures?
J’ai pris son visage dans mes mains pour être sûre qu’il me regarde.
-Ne détourne pas la conversation. Pourquoi ne m’as-tu pas appelée?
-Parce que tu serais devenue leur cible et je ne voulais pas que ça arrive. Je préfère me débrouiller seul plutôt que tu sois blessée.
-Je… Je ne savais pas que…
-Que quoi? Que je t’aimais au point d’être prêt à mourir pour toi? Je suis amoureux de toi depuis des années! Pourquoi crois-tu que j’ai demandé au patron de t’entraîner?
-Tu ne m’avais pas dit que tu avais été obligé?
-Euh…oups. Oui, et bien… J’ai dit ça parce que je ne pensais pas que tu pouvais m’aimer aussi.
-Pourquoi dis-tu ça?
-Parce que tu as eu des tas de petits amis et…
-J’ai eu plusieurs petits amis, c’est vrai, mais je ne suis jamais tombée amoureuse… avant aujourd’hui.
-Qu’est-ce que tu es en train de me dire?
-Je suis en train de dire que je t’aime, idiot!
-Si je suis un idiot, alors toi tu es une idiote.
-Oui, Je te l’ai déjà dit : on est faits pour s’entendre.
-C’est vrai, c’est vrai…
De sa main qui était encore fonctionnelle, il a attiré ma tête vers lui et m’a embrassée. C’était encore meilleur que toutes le fois où… où je ne me l’étais pas imaginé du tout!

À partir de ce moment, Will et moi ne nous sommes plus quittés, formant un couple dans notre vie personnelle et professionnelle. Il était totalement adorable : me disant constamment qu’il m’aimait, m’offrant souvent des petits cadeaux… Avec lui, j’étais traitée comme j’avais toujours souhaité l’être : je me sentais spéciale. Je dois avouer que malgré tout, je me sentais assez nerveuse : j’avais beau avoir un peu d’expérience avec les hommes, j’étais toujours vierge. Et ça me rendait nerveuse, car je savais que Will était expérimenté. Une fois que nous étions en train de nous bécoter et que les choses ont été plus loin qu’elles ne l’avaient été auparavant, il a remarqué ma nervosité et je lui ai dit qu’il serait mon premier, que je m’étais toujours imaginé que je ne «le» ferais pas avant le mariage. Il m’a dit qu’il m’avait attendue pendant quelques années, alors il pouvait bien patienter jusqu’au mariage, qui ne tarderait pas à arriver. Il a sorti une bague de sa poche et m’a demandé de l’épouser. J’ai bien entendu accepté et le jour de mon centième anniversaire, j’ai unis ma destinée à la sienne. Alors tu vois Dante? Je n’ai pas perdu ma virginité dans un cirque comme tu le pensais, mais lors de ma nuit de noce!

Je passerai rapidement sur les années que nous avons passé ensemble en me contentant de dire qu’il m’a toujours rendue heureuse. Le seul point négatif : il était humain et moi elfe. J’ai dû le regarder vieillir alors que je gardais la même apparence. Le temps passait et je savais qu’éventuellement des circonstances tout à fait hors de notre contrôle nous séparerait. Au bout de trente ans d’un bonheur sans tache, William m’a quittée. Jamais je n’aurais cru que ça ferait si mal. J’ai essayé de rester forte, mais je n’ai pas été capable : j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, je n’avais plus le goût pour rien… J’avais l’impression que j’étais morte avec lui. Pendant un an, je me morfondue dans ma tristesse. J’étais en train de devenir l’ombre de moi-même, mais mes amis n’avaient pas l’intention de me regarder me laisser me tuer. Ils ont commencé à me présenter des hommes, mais aucun ne m’intéressait. Each time, something just wasn’t right. Je les suppliais de me laisser tranquille, mais ils ne voulaient rien entendre. Quand ils m’ont parlé d’Adrian, je me suis dit : Oh non! Pas un autre! Mais mes amis m’ont dit qu’il était exactement le genre d’homme qui pouvait m’intéresser : doux, attentionné… En leur faisant promettre de me laisser tranquille si jamais ça ne marchait pas, j’ai accepté de le rencontrer…

À suivre dans États d’âme et vie amoureuse de Raven II

mercredi 25 octobre 2006

Raven 10: Happy! Happy! Happy!

J’ai encore essayé de tirer sur Théodore. Tiens! Edward est dans ma ligne de tir! Vais-je tirer quand même? …Tant pis! J’ai tiré, mais j’ai raté Théodore et Edward, de peu. Quand j’ai tenté une première fois de voler la sphère à Kazumi, j’ai eu droit à un magistral coup de poing.
-Ow! T’es folle!
Elle m’a ensuite volé mon sniper pour tirer sur la fille en rouge… qui est aussi la petite amie de fille-papillon? Weird taste… Après, Théodore a transpercé l’épaule de Kira avec un de ses katanas, appelé Red Steel. La blessure a pissé le sang et Kira s’est écroulé par terre. Fille-papillon a essayé d’enlever la lame, mais Kazumi l’en a empêchée et lui a plutôt demandé de le healer. Si j’ai bien compris, cette lame est maudite ou un truc du genre. Zut, Kira est en train de pisser le sang. Je pourrais peut-être lui donner une de mes potions… ou alors juste le regarder souffrir.

Pendant que Kazumi nous criait de partir, fille-papillon m’a agrippée par le bras et m’a traînée vers la sortie.
-Hé! Lâche-moi! Lâche-moi connard!
Je lui ai donné nombre de coups de pied et de coups de poing pour la faire lâcher prise, mais sans succès. Je ne peux pas partir maintenant! Je n’ai pas encore récupéré Dante! Quand nous sommes arrivés devant l’elfe en bleue et la kelpie Lotus, nous avons vu que tous les deux étaient figés. Quand fille-papillon a voulu leur toucher, elle a reçu un choc électrique. Coup de chance pour moi, petite amie numéro un, Cyrianne, semblait se sentir mal et fille-papillon m’a laissée pour aller s’occuper d’elle. Maudite fatigante!

Je suis retournée vers Kazumi, dont l’attention était concentrée sur Kira, maintenant encastré dans un mur avec l’épée toujours dans son épaule, et sur petite amie numéro deux, qui se dirigeait vers lui. Elle a gaspillé la dernière balle sur elle. Je suis peut-être loin d’être une guerrière, mais je suis bien meilleure que toi à ça Kazumi! J’ai encore essayé de lui prendre la sphère et cette fois-ci, j’ai réussi à glisser ma main sous son armure. Non, ça c’est un sein… Ça c’est un autre sein… Merde! Elle est où la putain de sphère? Autre coup de poing de la part de Kazumi. Mmmm, elle avait l’air sensible à cet endroit…
-Ow!
Théodore, qui était salement amoché, a demandé à Kazumi de lui rendre la boule.
-Donne-moi la boule!, ais-je demandé à Kazumi.
-Ta gueule!
-Il sait déjà que tu l’as! Donne-la moi, sinon je vais réessayer de la reprendre! Mais peut-être que c’est ce donc tu as envie?
(Oui! Vous l’avez deviné! Tout ce que je voulais c’était de reprendre la boule et me sauver avec! Au diable les autres!)

Autre coup de poing de Kazumi, qui m’a agrippée par le bras et m’a traînée devant Théodore. Qu’est-ce que tu me veux? Je l’ai regardée et elle m’a souri d’une façon assez sadique. Quoi…? …Non! Non! Pas question que je me sacrifie! I mean, that’s what I originally intended to do to save Dante, but I would much prefer to get out of here alive, with him. Kazumi avait en effet en tête mon sacrifice, mais pas de la manière dont je pensais : elle ma prise dans ses bras et m’a lancée vers Théodore, qui m’a repoussée en plein vol d’un coup de bras. Quelques secondes plus tard, il y a eu une explosion, qui m’a projetée contre le mur. La dernière pensée que j’ai eu avant de m’évanouir a été : La salope! Elle voulait me faire exploser!

Je me suis fait réveiller par fille-papillon, qui m’avait healée. Ça y est! Je pense que la honte est complète : fille-papillon qui me fournit en équipement, Kazumi qui me donne une arme, encore fille-papillon qui me heale! Crétin! T’as pas compris que j’aurais préféré me laisser mourir plutôt que tu me heales! Pourquoi penses-tu que je n’ai pas encore pris une des potions que tu m’as données? Théodore avait eu l’épaule pratiquement sectionnée par Edward et était maintenant inconscient. Quand Lotus, qui était revenue de… peu importe où elle était partie, l’a vu, elle a traîné fille-papillon jusqu’à lui en lui criant «Heale le! Heale le!». Folle en rouge a ensuite enlevé l’épée de l’épaule de Kira et l’a transformée en petite boule comme si c’était de la plastine. Après, elle l’a glissée dans un trou qu’il y avait dans la statue en haut des escaliers et la statue a commencé à s’animer. Je crois que Folle en rouge a dit quelque chose comme quoi le deuxième chevalier était maintenant réveillé.
-Il faut partir maintenant!, a crié Kazumi.

Fille-papillon a repris mon bras et nous avons commencé à courir. Folle en rouge nous a poursuivis, sur le dos de la statue, qui volait. Quand elle lui a ordonné de nous attaquer, la statue a commencé à lancer des jets d’énergie vers nous, jets semblables à ceux qui étaient sortis de mon sniper. Nous continuions à courir tout en essayant d’échapper aux attaques de la statue ailée et quand cette dernière a foncé droit sur nous, un dôme est apparu au-dessus de nos têtes, nous protégeant de la créature : c’était la fillette aux cheveux blancs que tous semblaient respecter beaucoup.
-You got what you came for, a-t-elle dit à la folle. Now leave!
Folle en rouge et son animal de compagnie sont donc partis à travers le plafond. Quant à nous, la petite fille nous a téléportés à l’intérieur de la maison.

Kira n’étant plus en vue, Kazumi a couru vers sa chambre, avec moi sur ses talons. Pas question que je la quitte d’une semelle avant qu’elle ne m’ait redonné Dante. Je suis arrivée juste à temps pour la voir sauter au cou de Kira, pratiquement à l’en étouffer.
-Oh! Comme c’est romantique!, me suis-je exprimée.
Dès que Kazumi m’a vue, elle a commencé à me lancer des boules de feu. Pauvres murs en papier de la maison! Heureusement, je ne sais pas comment, dès qu’ils étaient abîmés, ils se refaisaient d’eux-mêmes. Quand j’ai eu l’impression que je pouvais réapparaître sans risquer de me faire transformer en feu de joie, je me suis replantée dans l’embrasure de la porte.
-T’es encore là?, m’a demandé Kazumi. Qu’est-ce que tu veux?
-Je veux la boule! Donne-la moi!
-Je ne l’ai pas.
-Elle est où?
Kira lui a agrippé les fesses.
-En tout cas elle n’est pas ici, a-t-il dit.
Kazumi m’a alors tendu un bout de papier.
-C’est une énigme. Si tu es le moindrement intelligente, tu la résoudras et tu trouveras la boule.
«Je suis rond et plat et je suis dans une pièce de la maison», était-il écrit (ou quelque chose d’aussi absurde, je ne suis plus sûre). C’est donc ben con ça! Comment ça va m’aider à trouver la sphère?
-C’est quoi ça?
-Il faut que tu résolves l’énigme.
-Ça ne veut rien dire! Où est la sphère?
-C’est Nico qui l’a, m’a dit Kazumi.
-Nico? C’est qui ça?
-L’elfe en bleu.
-Ah oui! (C’est lui qui m’a balancée dans le décor.) Ok!

J’ai donc laissé les deux tourtereaux seuls et je suis partie chercher Nico, tout en essayant de résoudre l’énigme de Kazumi. Ça ne veut rien dire, elle se fout de ma gueule! J’ai trouvé Nico en train de méditer dans sa chambre. Vais-je le déranger? …Poke, poke, poke…
-Qu’est-ce que tu veux? Tu ne vois pas que tu me déranges en train de méditer?
-Oui, je sais. Où est la boule?
-Quelle boule?
-… (Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai le sentiment que je suis en train de me faire fourrer, et je n’aime pas ça.) La boule que Théodore avait! Kazumi m’a dit que c’est toi qui l’avait!
-Hein?
-C’est pas vrai! Tu es aussi con que l’autre (autre=Éveliss)!
-C’est ça! Je suis aussi con que l’autre!
-En tout cas, ne te gêne pas pour me dire la prochaine fois que tu vas méditer! Pour que je vienne te déranger encore!
-Non.

Je suis allée à la cuisine et j’ai bu du thé avec les autres. Nous avons commencé à entendre un boucan de l’enfer venant des chambres de Kazumi (bruit de meubles revolant dans quelque chose) et de Théodore (Lotus criait beaucoup et semblait assez démoralisée. Apparemment, Théodore allait bien, mais il n’était pas «revenu» comme il était censé.).
-It was a quiet house, a dit la petite fille.
-Yeah, it was, ais-je approuvé.
Éveliss est alors revenu dans la maison et quand il est entré, j’ai senti une odeur familière. Dante. Je me suis tout de suite dirigée vers lui.
-Donne-moi la boule!
-Quelle boule?
-La boule que Kazumi t’a donnée!
-Je n’ai pas de boule. Tu veux que je vide mes poches?
Il les a vidées et pas de trace de la sphère.
-Elle est où?
-Tu veux que je vide mon sac à dos aussi?
Il l’a vidé et la sphère n’était toujours pas là. Merde! Elle est où?
La sensation familière est alors disparue, aussi soudainement qu’elle était apparue. Kazumi… Je suis retournée avec elle à la cuisine.
-Salope! Tu as la boule! Donne-la moi!
Elle ne m’a pas écouté et l’a plutôt donnée à la petite fille, qui l’a cassée en deux comme un œuf et l’a mise dans une poêle. Des flammes mauves se sont aussitôt élevés dans les airs et quelques instants après, Dante est réapparu, assis dans la poêle. J’ai trouvé ça tellement drôle que je n’ai pas pu m’empêcher de rire. Non, non. Je ne dois pas rire. Pfft!

Nous nous sommes ensuite tous retrouvés autour de la table pour manger du ragoût. Kazumi et Cyrianne ont mis des cornichons dans leurs portions. Ew.
-Tu sais Kazumi, ais-je commencé, je pense que ce genre de trucs ne doit pas être bon pour ton cerveau. Tu devrais peut-être arrêter d’en manger? Ou continuer.
Elle m’a balancé une boule de feu et Dante l’a attrapée et ensuite avalée.
-Je te conseille d’arrêter, lui a-t-il dit. Car j’ai aussi peu de respect pour toi que pour l’elfe.
Paf.
-Ow!
-Crétin!
On a continué à manger. Je regardais Dante, qui regardait tour à tour les deux filles aux goûts bizarres. Je ne peux pas lui parler maintenant… Personne ne parlait vraiment d’ailleurs.
-This is awkward, a dit Dante.
-On sort?, lui ais-je demandé.
-Ok. Bon, je vais aller me faire l’elfe!!
-Quoi? Ta gueule!
Paf.
-Ow.
-T’en as envie, m’a dit Kazumi. Alors vas-y, elfe soumise.
-Shut up!
-Raven, au pied!
-Ta gueule Dante!
Paf.
-Ow.
-Tu veux cette saucisse?, m’a demandé Kazumi en me la tendant. Ou ce gros cornichon?
-…Non!

J’ai suivi Dante sur le balcon et je devais être rouge comme une tomate. Seigneur! Je vais mourir de honte! Au moins, j’étais maintenant seule avec lui. J’avais envie de le serrer contre moi, mais je me suis retenue. Ne brusquons pas les choses.
-Je suis contente qu’on soit seuls. J’avais des choses à te demander…
Je n’ai pas eu le temps d’aller plus loin, car l’homme lézard est sorti et Dante et lui se sont jetés des regards qui en disaient long.
-Ok… C’est quoi l’histoire entre toi et…?
-Moi et l’écureuil laid qui suit Kazumi partout on est ses flammes. Dans le cas de la kelpie, c’est la même chose pour le sac à main et le truc gluant qui est avec elle. On est des contraires : le feu et l’eau… Hé! Tu pourrais au moins me donner du tabac!
En grognant, l’homme lézard lui a lancé un sachet de tabac et Dante s’est allumé une cigarette.
-Alors, tu avais quelque chose à me demander?
-Oui.
Je m’étais imaginé de quelle façon nos retrouvailles se passeraient : je poseraient mes questions à Dante, il finirait par me dire qu’il éprouvait quelque chose pour moi et que c’était pour ça qu’il avait l’air aussi furieux quand il m’avait sauvée des hommes de Théodore… En l’espace d’environ une minute, il a écrasé tous mes espoirs.
-D’abord, d’où il sort le sniper que tu m’as demandé d’aller voler?
-C’est vrai! C’est pour tuer Kira! Même avec sa défense, il ne pourra pas éviter les coups!
-Ok, je m’en doutais.
(C’est d’ailleurs le seul point sur lequel j’avais raison.)
-Il est où?
-(Kazumi l’avait ramassé) Quelque part dans la maison, mais il n’y a plus de balle.
-Quoi? Sais-tu à quel point c’est rare d’en trouver?
-Il fallait que je vienne te sauver!
-Tu n’étais pas obligée de t’en servir! Tu pouvais rester en arrière et te défendre!
-Je voulais te sauver!
-Seigneur! Je suppose que c’est Kazumi qui l’a?
-Oui.
-…
-Pas grave! On n’a qu’à lui reprendre!
-Laissez une elfe faire le travail à votre place!
(Ça a été la goutte qui a fait déborder le vase.)
-Quoi? Tu m’as envoyée dans un repère de pirates pour récupérer ta foutue valise! Je me suis retrouvée toute nue dans la rue, encore, avec trois flèches dans le dos!! Je suis tombée sur psycho blond qui m’a balancée à ses hommes pour qu’ils me violent!!! Après je lui ai couru après pour te reprendre!!!! J’ai risqué ma vie je ne sais pas combien de fois, tout ça pour te ramener!!!!! Et tu oses encore critiquer?!
-Hé! Tu es une voleuse expérimentée. T’as été volé chez En, non? Le psycho ce n’est pas mon problème. Et de quoi tu te plains? Ils t’ont juste lichée un peu!
Paf.
-Ow!
-Espèce de crétin! Je suppose que tu vas me dire que quand tu es venu me sauver, tu étais encore là par hasard?
-Oui, je trouvais que ça te prenait du temps.
-Et si tu avais l’air aussi en colère, c’était juste pour leur faire peur?
-Oui, je me suis dit que ça serait bien.
-Pourquoi t’as dit «qui tu es pour oser toucher ma femme»? C’était juste pour… ajouter à la situation?
-En fait, je ne me souvenais plus de ton nom.
Paf.
-Ow. Je pense que je vais aller voir la fille-chat.
Il a fait mine de partir et je l’ai agrippé par le collet pour le retenir.
-Non!, ais-je protesté.
-Pourquoi?
-…Parce que!
-Qu’est-ce que tu veux au juste?
-Euh… Faire des trucs que les couples font normalement…
-Genre… Whoa! Whoa! Couple? Tu ne vas pas un peu vite? J’ai de l’affection pour toi, mais il faudrait une période d’adaptation. Qu’est-ce qu’on pourrait faire? Aller se promener? Sortir dans des bars mal famés, que je reluque des filles et que tu me tabasses? Non, ça ne marcherait pas.
-On n’est pas obligés d’aller dans des bars mal famés!
-Écoute, je suis une flamme et tu es une elfe : ça ne peut pas marcher.
-Quoi? C’est quoi le rapport?
-Une flamme, une elfe… Ça dit tout, non?
-Non! C’est vraiment pathétique comme excuse! Trouve autre chose!
-Je suis un homme et tu es une femme, ça ne marchera pas.
-Ça c’est encore plus pathétique!
-Pourquoi tu ne décroches pas?
-Je ne veux pas décrocher! Je voudrais juste comprendre! Pourquoi il faut que tu sois génial un instant et crétin après? Génial, crétin, génial, crétin? Pourquoi tu ne peux pas être juste génial?
-Décroche!
-Non!
-Pauvre aveugle!
-Quoi?
-J’ai dit «pauvre aveugle»; si tu étais aussi accrochée à lui que ça!
-Lui il n’était pas aussi crétin que toi! (Et c’est lui qui m’a couru après, non l’inverse.)
-(Je commençais vraiment à être désespérée) Qu’est-ce qu’il faudrait que je fasse pour que tu me laisses une chance? Pour qu’il y ait de l’espoir?

Dante m’a alors serrée contre lui et j’ai répondu à son étreinte. Je ne comprends plus rien! Pourquoi il faut que ça soit aussi compliqué!
-Sais-tu à quel point c’est dur pour moi? Alors décroche.
Il m’a relâchée et a commencé à s’éloigner de la maison.
-Non! Attends!
J’ai couru devant lui et je me suis agrippée à lui pour qu’il ne s’en aille pas.
-…Bon. Je te laisse une phrase pour me convaincre!
-…Je t’aime.
Dante a figé et m’a regardée quelques secondes sans rien dire.
-Tu peux répéter? Je crois que je n’ai pas bien entendu.
-I-LOVE-YOU!
Je crois que je l’ai vraiment pris au dépourvu : une déclaration d’amour devait bien être la dernière chose à laquelle il s’attendait. Pendant quelques minutes on a continué à discuter (ou à se disputer, choisissez le mot que vous préférez) et j’étais bien déterminée à ne pas décrocher.
-…What the hell?, a dit Dante. Why not?
-Huh?
Est-ce qu’il vient vraiment de dire ce que je crois qu’il vient de dire? Je le pense bien. J’ai souri et j’ai dû me retenir pour ne pas sauter de joie. Mais dans ma tête, c’est ce que je faisais : Happy! Happy! Happy!
-Ok, ce n’est pas la déclaration à laquelle je m’attendais, mais c’est un début.
-Hé! J’ai dit «why not», non?
-Oui, mais ce n’est pas grave : je vais t’avoir à l’usure.
-Bon, trucs de couple… Je sais! Un souper romantique!
-(Ça, ça m’a très agréablement surpris) Quoi?
-Il va falloir trouver de la nourriture… Est-ce qu’ils ont des chandelles ici…? Il faudrait une nappe rose aussi… Un endroit romantique…? Sur le toit de la maison, avec le coucher de soleil…
-Pour quelqu’un qui n’y connaît pas grand-chose, tu es plutôt doué.
-À quelle heure on se retrouve? Là il est… midi… non, une heure du matin. Bon, ça va être un déjeuner romantique alors.
-Ok.
-Va dormir un peu, te mettre une jolie robe robe, te faire belle, arranger tes oreilles… Enfin, je ne sais pas ce que les elfes font pour se faire jolies.
-En tout cas il n’y a rien à faire pour les oreilles.
-Je vais aller chercher ce qu’il faut. On se retrouve à huit heures sur le toit de la maison?
-Ok.
Dante s’est éloigné et je suis restée sur le balcon quelques minutes à le regarder. Ça ne s’était pas passé comme je l’espérais, mais c’était quand même un début. Oui, je vais l’avoir à l’usure…

Pour tous ceux (surtout toi DM) qui se demandent comment Raven a pu tomber amoureuse d’un crétin pareil et pourquoi le player a autant trippé sur le perso, je prépare un prochain blog sur les états d’âme de Raven, ou plutôt sur le où, quand, comment et pourquoi de sa vie amoureuse. Ça vous aidera peut-être à comprendre.

lundi 23 octobre 2006

I don't deserve such a good man

Je suis tellement trop conne! De douter alors que j'ai un homme qui m'adore à 200% près de moi! Je vous explique: comme j'avais dit, je suis allée chercher Talis au consulat. Comme le général était toujours en train de lui parler, je me suis rendue dans une des tentes aménagées pour les blessés dans les jardins du palais. Je me suis faite pousser sans ménagement par une femme qui travaillait. Quand je lui ai dit que je voulais aider, elle m'a demandé de tenir un homme à qui elle allait scier les jambes (ou plutôt les moignons). J'ai essayé du mieux que j'ai pu, mais le type m'a balancé un coup de poing et la fille a demandé à quelqu'un d'autre de prendre ma place. Je me suis donc promenée en espérant pourvoir me rendre utile. Un type très salement amoché m'a accrochée et m'a demandé de l'aide. Il était condamné, alors je me suis contentée de lui tenir la main en lui disant que tout irait bien jusqu'à ce qu'il meure.

Je suis ensuite ressortie dans le jardin pour attendre Talis, qui est sortie une dizaine de minutes plus tard du consulat avec le général. Ce dernier était tout sourire, mais Talis avait l'air très préoccupé. Quand j'ai été seule avec lui, je lui ai demandé ce qui se passait, car je voulais savoir à quoi m'en tenir: Partirait-il à Umanlil ou pas? Il m'a dit qu'il ne voulait pas en parler devant tout le monde et m'a traînée par le bras jusqu'à la salle de Sigma pour notre réunion. Oups! J'avais oublié!

Là, après maintes et maintes et maintes discussions qui ont dû donner bien des mots de tête au général et aux guardians, il a été convenu que Julius nous guiderait jusqu'à notre sortie des égouts et qu'après, notre contact, Kara Valeriss serait notre chef. Julius a bien essayé de proposer Kyle, mais tout le monde(y compris Kyle lui-même), à part Sheyenne, a protesté. Après la réunion, Julius nous a demandé à Sheyenne, Ariste, Vanna et moi de venir avec lui dans sa chambre. Il s'est prosterné devant nous et s'est excusé de nous abandonner. Il nous a dit que ce n'était pas parce qu'il pensait que nous étions un poids. Je le sais bien: je n'ai peut-être pas de responsabilités de chef, mais je sais que je serais déchirée si je devais choisir entre mes amis et l'homme que j'aime. Julius nous a aussi demandé de faire des efforts pour Kyle.
-Souvenez-vous de nos relations au début.
-Non, ais-je protesté. Oasis!
-Oh mon dieu! Non! Non!, s'est exclamé Julius.
-Quel oasis? Quel oasis?, nous demandait Ariste.
-Rien du tout!, a dit Julius.
-Non!, ais-je acquiescé. Ojejez!
-Oui, ojejez!
-Vous avez fait des cochonneries dans un oasis?, nous a demandé Ariste.
-Quoi? Non!
-Ew! Non!

Seigneur! Pauvre Talis! Il devait tellement se poser de questions s'il entendait toute la conversation de l'autre côté de la porte. Quand tout fut régler, j'ai traîné Talis jusqu'à notre chambre, bien décidée à profiter au maximum du peu de temps qu'il nous restait ensemble.
-Ne faites pas un autre petit!, nous a crié Vanna.
-Euh, non.
Je n'ai pas eu l'occasion de te le dire Julius, mais merci beaucoup de t'être montré aussi compréhensif du fait que je voulais «passer du temps» avec Talis avant notre départ. Tu aurais pu me dire «Non! On n'a pas le temps pour ça! Bla bla bla...» Mais tu as agis comme le précieux ami que tu es depuis longtemps pour moi.

Dans ma chambre, j'ai demandé à Talis pourquoi il n'avait pas voulu dire devant tout le monde qu'il partait à Umanlil.
-Je ne vais pas partir à Umanlil.
-Tu vas faire quoi alors?
-Je pars avec toi.
J'ai ouvert de grands yeux.
-Quoi? Mais je ne veux pas te créer de problèmes. Je sais que c'est important pour toi d'aller à Umanlil pour aider.
-Oui, mais je te l'ai déjà dit: je veux plus rester avec toi en ce moment. Tu crois vraiment que je laisserais la femme que j'aime, qui porte mon enfant, aller risquer sa vie sans moi?
-Non, mais je ne veux pas que tu ais des problèmes à cause de moi. Tu es sûr que ça va aller?
Talis avait l'air un peu mal à l'aise.
-Bien sûr!
Je n'ai pas posé plus de questions: Talis allait être avec moi et c'est tout ce qui comptait. Nous nous sommes changés en paysans et j'ai donné une potion d'invisibilité à Talis, pour qu'il réussisse à sortir inaperçu du château. Je l'aime tellement trop mon chum! Comment ais-je jamais pu avoir de doutes concernant notre relation? Je ne serais jamais capable de le quitter pour Nakago, pas après la preuve d'amour qu'il vient de me donner: Il risque sa carrière (et sa vie mais ça le perso l'ignore) pour rester avec moi. Et je jure de tout faire pour me montrer digne de l'amour qu'il a pour moi!