mardi 14 août 2007

Lili's journal-Confessions

Il y a tellement longtemps que je n'ai pas écrit, depuis que nous avons quitté Wateryard. It only seems fit that I should start writing again now, on the eve of this great battle. Je suppose que je ressens le besoin de laisser une trace de tout ce que j'ai sur le coeur. Je n'ai pas eu l'occasion de me confier à quelqu'un, à un prêtre je veux dire. Ce texte constitue donc une tentative pathétique de me confesser et aussi le maigre héritage que je laisserai à ma fille. Si jamais je meure dans cette bataille sans avoir eu la chance de la voir grandir et de lui avoir expliqué ce qui s'était passé, je voudrais au moins qu'elle ait mon point de vue de l'histoire. Peut-être qu'ainsi, elle ne me détestera pas totalement.

Tant de choses se sont passées depuis Wateryard. J'ai sincèrement voulu que ça marche entre moi et Talis, car contrairement à ce qu'on pourrait penser, je l'ai sincèrement aimé de tout mon coeur. Ça n'a jamais été une question de ne pas aimer ton père Tania. Je l'ai toujours aimé et encore aujourd'hui, je ne suis toujours pas capable de l'oublier. Mais je sais que s'il était toujours là, les choses ne seraient jamais plus comme avant et c'est totalement ma faute. Vois-tu Tania, ton père était l'homme le plus merveilleux du monde, mais ça ne m'a pas empêchée de lui briser le coeur. Pourquoi? À cause d'un autre homme: Nakago. Avant de rencontrer ton père, j'étais amoureuse de Nakago. À cause de plusieurs circonstances, j'ai cru que je l'avais perdu. C'est là que ton père est entré en jeu. Il était tout simplement l'homme le plus gentil, doux et attentionné que j'avais jamais rencontré et je me suis rendue compte que mes sentiments pour lui dépassaient la simple amitié. Tu as été un accident, mais un accident qui nous a remplis tous les deux d'une joie immense. Il a même déserté l'armée pour pouvoir rester avec nous deux et nous protéger.

Les choses se sont terminées quand nous sommes arrivés à Talius. J'ai revu Nakago et j'ai réalisé que je l'aimais toujours. J'ai cru que je l'avais oublié, mais je me trompais: il est et restera toujours l'amour de ma vie. Je sais que ça fait de moi une sans-coeur, d'avoir quitté Talis alors que j'étais enceinte de toi.Un ami m'a dit que Talis savait déjà que mon coeur avait choisi Nakago à sa place. Je lui ai brisé le coeur, mais malgré ça, il n'a pas cessé de m'aimer. Il a continué de voyager avec moi et mes compagnons pour garder un oeil sur moi et pour me protéger. Il a toujours fait passer mon bonheur avant le sien, du début à la fin.

Après que nous soyions partis de Talius, nous avons appris que j'étais... cursée, et que cette curse était en train de te tuer à petit feu. Ton père et moi en avons été anéantis, mais la différence entre nous deux, c'est que moi j'ai très mal réagi. Vois-tu, un de mes compagnons avait le pouvoir de te sauver, mais il a refusé de le faire et ne m'a pas donné d'explications. J'ai paniqué et j'ai fait un pacte avec le diable, cans ce cas-ci, le général Cobalté. Ton père nous a surpris alors que j'étais sur le point d'accepter son marché. Il m'a supplié de refuser, il m'a promis qu'il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour te sauver. Je ne l'ai pas écouté et il en est mort. Je ne l'ai pas vu mourir, mais je sais que Cobalté a ordonné à son sbire de le tuer, pour ne pas laisser de témoin. Tu connais maintenant la vérité: je suis responsable de la mort de ton père.

Je ne veux surtout pas essayer d'excuser mon geste. J'ai paniqué, j'ai été égoïste et il en est mort. Je dirai seulement qu'il ne se passe pas un seul instant sans que je ne regrette mon geste. Je me suis sentie tellement mal par rapport à ce qui s'est passé, que je me suis auto-mutilée. Je sais que c'était stupide, mais c'était la seule façon que j'avais de me sentir vivante et d'être punie. On m'a heureusement fait comprendre que si je continuais dans cette voie, je finirais par en mourir. J'ai donc arrêté. Tu te dis peut-être que je mériterais d'être punie encore plus et tu a raison. Mais je te rassure tout de suite, j'ai déjà payé le prix fort pour ma stupidité et je continuerai de le payer pour le restant de mes jours. Le regret et la culpabilité me hanteront jusqu'à mon dernier souffle. Et aussi, quand j'étais à Darsack... Peu importe. Je ne pense pas que j'arriverai jamais à me pardonner de ce que j'ai fait, mais j'ai quand même l'intention de tout faire pour essayer de me racheter, c'est-à-dire de t'élever du mieux que je pourrai et me battre pour la bonne cause. Quand je mourrai, j'irai probablement en enfer, mais si j'ai un peu de chance, je pourrai voir ton père avant d'y aller et lui demander pardon. Il est le seul dont qui le pardon m'importe.

Quand tu liras cette lettre, je serai probablement morte. Mais sache que je t'ai toujours aimée du plus profond de mon coeur. Tu es le rayon de soleil qui a éclairé mes journées et jusqu'à mon dernier souffle j'aurai pensé à toi. Je prie le ciel pour qu'un jour, peut-être, tu arrives à me pardonner mon geste.

Ta mère qui t'aime,

Lilianna


-I will go to my grave with your name on my lips.

vendredi 27 juillet 2007

Raven 36: Il pleut, il pleut bergère…

Nico était très pressé de retourner à notre camp. Grand bien lui fasse!
-Je vais… rester avec elle…, aie-je dit en pointant notre nouvelle amie.
(Ça serait démontrer un flagrant manque de savoir-vivre que de la laisser seule!)
-Tu lui demanderas son nom! m’a crié Nico avant de s’éloigner.
-…Bonne chance! lui aie-je répondu.
Avec un peu de chance, Kazumi sera hors d’état de nuire quand nous arriverons et nous n’aurons plus qu’à achever ses souffrances… je veux dire la soigner…
-Tu n’as pas l’air de porter celle que Nico veut sauver dans ton cœur, m’a dit la drow.
(Elle a tué un homme à qui je tenais beaucoup, dont j’aurais pu tomber amoureuse, le seul ayant de l’allure qui soit entré dans ma vie en onze ans!)
-Mais pas du tout! C’est pour ça que je me dépêche!
-C’est quoi ton nom?
-Raven. Toi?
-Saya. Il était plus long avant, mais je l’ai oublié.
-C’est quand même un début!

Quand nous sommes arrivées, nous avons vu Kazumi qui se roulait par terre. Pauvre chouette, elle a vraiment l’air d’être mal en point. Merek a dit qu’elle hallucinait des fantômes.
-C’est quoi ton nom? a demandé Nico à la drow.
-Saya, aie-je répondu à sa place.
-Comme elle a dit, a dit Saya.
-Tu es plus puissante que moi, a continué Nico, alors tu ne pourrais pas faire quelque chose?
-Une lobotomie? a suggéré Saya.
-Ouai! aie-je approuvé.
(J’aime cette fille.)
-Non Raven! m’a dit Nico. Couchée Raven!
-Comme il a dit, a approuvé Merek. Écoute Raven, ce n’est pas parce qu’elle a tué ton futur…
-Hé!
-Il n’est pas mort ton futur, m’a dit Nico. C’était dans le futur, alors il est toujours vivant.
-Ça n’aide pas!
(Fuck you all! Pourquoi il faut toujours que tout le monde excuse ce que Kazumi fait? Si j’ai bien compris, peu importe qu’elle ait tué pleins de gens parce qu’ils sont toujours en vie à notre époque? Moi c’était le Spartan du futur que je voulais! Mais ça, tout le monde s’en fout, n’est-ce pas? Ce n’est pas grave que Raven ait le cœur brisé! Une fois de plus!)

-Je vais devoir être seule, a dit Saya.
Elle est partie dans une autre pièce avec Kazumi. Nous ne pouvions maintenant plus qu’attendre que «sa majesté» soit de nouveau sur pied.
-Elle est où Lotus? a soudainement demandé Nico.
(Bonne question!)
-Euh, je ne sais pas, lui a répondu Merek.
-T’es con! s’est fâché Nico.
Ils se sont ensuite disputés pour savoir qui était le plus crétin des deux : Nico qui avait échappé Saï, Merek qui avait laissé partir Lotus.
-Elle a dit qu’elle avait senti de l’eau! s’est justifié Merek.
(De l’eau, ici?)
-Raven, c’est toi le chef maintenant! m’a dit Merek.
-Quoi? Je ne veux pas être chef!
(Quoique…)
-Ok! Mon premier ordre : Tuer Kazumi!
-Oui chef! m’a répondu Merek.
-Non! Personne ne va tuer Kazumi! s’est interposé Nico.
-Mais c’est le chef!
-Non!
(Shit. Ça valait quand même la peine d’essayer.)

En se concentrant un peu, Nico a senti la présence de Lotus plus loin dans la ville. Je crois qu’il voulait y aller avec Merek, mais…
-On ne devrait peut-être pas laisser Raven seule avec Saï, a-t-il dit. Elle pourrait…
-Quoi? T’es pas bien? Jamais je ne lui ferais du mal!
(J’adore cet enfant!)
-On ne sait jamais…
-Non!
-Je ne pense pas que Raven soit tordue à ce point, a dit Merek.
(Merci! Enfin quelque chose de censé!)
-Tu devrais peut-être aller avec lui Raven. C’est sa planète, mais…
-Ok.

Nous sommes donc partis à la recherche de Lotus. Nous avons fini par nous arrêter à un endroit où le sable était humide. Il y avait dans le sol la trace distincte d’un corps, comme si quelqu’un s’était pitché dans le sable et avait disparu. Nico sentait toujours Lotus, mais très profondément sous terre.
-Lotus! Lotus!
Nous avions beau l’appeler, elle ne répondait pas. Nous décidé d’attendre, au cas où elle finirait par sortir. C’est long… Et l’air devient de plus en plus humide…
-Je n’aime pas ça, c’est humide, aie-je dit à Nico. Une minute… Comment ça «humide»? Il n’est pas censé y avoir d’eau ici!
Il faut croire que oui et Lotus a réussi à en trouver. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, des averses se sont déchaînées sur nous. Si Nico n’avait pas utilisé ses pouvoirs pour me soulever dans les airs avec lui, j’aurais fini noyée dans l’eau qui s’accumulait dangereusement vite au sol.

Il nous a transportés jusqu’à notre planque, où nous avons atterri sur le toit de la bâtisse. Merek était grimpé au deuxième étage avec Saï pour éviter de mourir nayé. Nous avons été rejoints par Silf, qui n’était pas content de n’avoir rencontré aucune résistance à la banque (???), et par Lotus, qui s’était trouvée une mini kelpie comme amie. Silf et Merek ont commencé à se disputer pour savoir qui aurait la pierre précieuse que Lotus avait d’abord offerte à Silf. J’ai patiemment attendu que la pierre tombe par terre et je l’ai ramassée. Suckers. Nous avons fini par pouvoir retourner à l’intérieur, les pouvoirs de Saya empêchant l’eau d’entrer. La mini kelpie a dit que tout ce qui manquait pour que la planète redevienne vivante était des âmes. Des âmes? On va trouver ça où? Sur ce, des papillons rouges ont commencé à voler autour de nous. Oh non, pas encore eux. Saya a fini par sortir de la pièce et nous a dit que c’était les âmes qui avaient été emprisonnées à l’intérieur de Kazumi. Quant à cette dernière, mis à part le fait qu’elle était k.o, elle allait bien. Zut. Le temps du départ avait sonné et Lotus a dû dire adieu à sa mini-kelpie. Elle a reçu de cette dernière une boucle d’oreille, ou plutôt un grain de sable.
-J’aurais aimé avoir une amie kelpie, m’a-t-elle dit, les yeux remplis d’eau.
-Je suis certaine que tu t’en trouveras une autre.

Silf a sorti l’émeraude verte de sa poche et dans un grand flash de lumière, nous avons quitté la planète rouge qui revenait tranquillement à la vie. Nous avons atterri les uns sur les autres devant un Will plus qu’ébahi de nous revoir. Sans faire de cérémonie, Silf a pris la poudre d’escampette. Bon débarras. Quoique… Sans son émeraude, je n’aurais pas rencontré Spartan, du moins pas de cette façon… Je n’avais pas trop envie de rester avec les autres, alors je suis retournée “chez moi”, ou plutôt chez Millénia. J’avais des trucs à lui dire de toute façon. Je l’ai trouvée dans son bureau en train de regarder une carte. Un endroit très au nord était encerclé. Peu importe. Ce qui m’intéressait, c’était plutôt le sud.
-Je peux faire quelque chose pour toi? m’a-t-elle demandé, en voyant que je l’observais.
-Vous avez oublié une île au sud.
-J’ai oublié tout un continent au sud.
(Penses-tu vraiment que je vais me contenter de ça? Pas question que je lâche le morceau!)
-Vous avez oublié une île très au sud, aie-je insisté. L’île où vous avez envoyé Spartan.
-Qui ça?

-(Don’t play dumb with me!) Spartan! Tu l’as envoyé là pour qu’il dirige l’endroit et qu’il devienne archimage!
-Il n’est pas archimage. Il ne le sera que dans quelques années.
-Est-ce que ça serait possible d’aller sur cette île?
(J’ai vraiment envie de le revoir.)
-Vous l’avez déjà tué une fois. Je n’ai pas envie que vous recommenciez.
(C’est Kazumi qui l’a tué. Moi je veux juste m’assurer qu’il va bien.)
-Quoi? Non! …Une minute… Comment tu sais ça?
-C’est normal puisque je suis sa fille.
-…Quoi?
-C’est normal puisque je suis sa fille.
-…
(Information qui se rend au cerveau… Disconnect. Il n’y a pas de service au numéro que vous avez composé. Veuillez raccrocher et composer de nouveau.)
-Tu sembles ignorer que quand un archimage meure, il se fabrique un nouveau corps. Celui que tu connais comme Spartan est la réincarnation de mon père.
-…
(Oh mon dieu! J’ai couché avec l’archimage!)
-Les archimages… Ce n’est pas censé être evil?
-Ça dépend de l’éducation qu’ils ont reçue, m’a répondu Millénia.
(Je suis contente d’entendre ça. Je savais bien moi que Spartan n’était pas evil.)
-Au fait, je compte sur toi pour ne pas divulguer cette information à Kazumi. Elle est assez obsédée pour essayer encore de le tuer.
-Pas de problème. Au fait, ça ne vous pose pas de problème émotionnel si je tuais Kazumi?
-Pas du tout. Vous pouvez régler vos problèmes comme vous l’entendez.
-Tant mieux.
-Comment as-tu été au courant? m’a demandé Millénia.
-…Il me l’a dit.
-Qui?
-Spartan.
-Alors vous êtes allés dans le futur?
-Oui.
-Est-ce qu’il a été satisfaisant? Était-il tout ce que tu imaginais qu’un mage serait?
-Oui.
(Et bien plus encore.)
-Ça veut dire que j’ai bien fait mon travail.
-Ça serait possible d’aller le voir?
-J’aurais peut-être du travail pour toi. Quand ce sera terminé, une petite visite pourrait être arrangée.
-Bien. Dans combien de temps?
(Et voir que je vais me contenter d’une petite visite!)
-J’aurai besoin de quelques jours. Et je vais avoir besoin des autres Crimson Knights.
-Très bien.
-Tu peux disposer.
(Bitch.)
Je n’ai pas aimé du tout le ton condescendant de sa voix, mais elle est le seul lien que j’ai avec Spartan, alors il ne faut pas que je fasse la conne avec elle. Je l’ai donc laissée et je suis partie dehors. Un peu d’air me fera le plus grand bien…

mardi 17 juillet 2007

Raven 35:I'm sick and tired of having my heart ripped off, so as soon as get back to the island...

Je me suis réveillée la tête toujours au creux des bras de Spartan. Je me sens tellement bien. J'ai levé mon regard vers son visage: il dormait toujours. J’ai résisté à la tentation de passer ma main dans ses cheveux, je ne voulais pas le réveiller. Mais je n'ai pas pu m'empêcher de l'observer. Il est tellement trop rourou, et sweet, et... Je vais arrêter tout de suite, parce que je sens que ça n'en finirait plus. Je tiens beaucoup à lui, mais je ne peux pas dire que je suis amoureuse de lui… pas encore. Mais je n’ai pas de difficulté à croire que je pourrais le devenir, car j’aime ce que je vois jusqu’à présent. Il semble être tout ce que je recherche chez un homme, alors oui, ça pourrait marcher. Il m’a demandé de rester ici… Une partie de moi a envie de retourner à mon époque, car mes amis me manqueraient. Mais une autre partie de moi, grandissante, avait envie de rester ici… avec lui. I think he could make me happy. I wonder if we would do well as a couple… I have a feeling that we would. Yeah... I could definitely get used to this.

Je me sens encore très fatiguée. Je me demande quelle heure il peut être... J'ai regardé vers la fenêtre et... tout semblait blanc à l'extérieur. C'est étrange... En faisant bien attention de ne pas réveiller Spartan, je me suis levée et je suis allée jeter un coup d'œil dehors. Tout était en effet d'un blanc immaculé.
-Je dois être en train de rêver.
-En effet, m'a répondu Kira.
-.Non! Pourquoi t’es encore là?! Sors de mes rêves!
-J'ai encore besoin de toi.
-…Non!
-Quand ce stupide demi-elfe reviendra, je veux que tu prennes l'émeraude verte. Je dois tenir une promesse à quelqu’un.
-Quelle promesse? Et à qui?
-À Kazumi. I want to liberate her. Et à quelqu'un d'autre.
-Tu veux la transformer en émeraude encore?
-That would be some kind of liberation!
-Laisse-moi réfléchir... Non!
(Si tu penses un seul instant que je vais faire ce que tu dis, tu te trompes!)

-Tu veux avoir un réveil brutal? m’a-t-il demandé.
-(J’ai commencé à avoir peur) Tu entends quoi par «brutal»?
Il a tourné sa tête vers Spartan et j’ai eu un mauvais pressentiment. Non, ne t'en prends pas à lui... Mon gant a soudainement pris feu.
-Tu ne dégages peut-être plus de feu, mais moi je peux, même s'il manque un bout au gant. Et c'est encore plus facile quand tu dors...
-...
Espèce de sale! T’es mieux de ne pas faire de mal à Spartan! Je regardais toujours Spartan et je comprenais très bien ce qu'il sous-entendait. Si je ne faisais pas ce qu'il me disait, il ferait brûler mon gant pendant mon sommeil, tuant Spartan par la même occasion. Je venais à peine de le trouver, mais je n'avais pas du tout envie de le perdre. J'ai envie d'apprendre à mieux le connaître, mais ça sera impossible s'il est mouru. Sans compter que je m'en voudrais pour le restant de mes jours s'il mourait à cause de moi.
-J’ai le temps d’y réfléchir?
-Non. Vous devriez vous téléporter aujourd’hui.
-(Quoi? Je ne veux pas partir moi! En tout cas, pas tout de suite!)...Oui, oh maître!
-C’est mieux.
-Fuck you! Va-t-en de mes rêves maintenant! Psht!
-Comme tu veux.
Il m’a embrassée brutalement et je l’ai repoussé d’un coup de poing.

Je me suis tout de suite réveillée en sursaut.
-…Pourquoi je ne peux pas rêver de petits oiseaux qui font cui-cui?!
-Huh?
J’ai réveillé Spartan en criant et il s’est assis sur le lit. Il a passé sa main dans ses cheveux encore tout ébouriffés. Il est trop mignon quand il se réveille!
-Tu es déjà réveillée? m’a-t-il demandé. Je n’ai pas bien fait ma job ou quoi?
Je me suis senti rougir juste à me souvenir de la nuit que nous venions de passer.
-Tu as très bien fait ta job, très bien…
J’osais à peine lever le regard vers lui, car je savais que je devais être rouge tomate.
-Alors, aie-je commencé, tu as… bien dormi?
-Si on peut appeler ça dormir, m’a-t-il répondu d’un ton pleins de sous-entendus.
-Oui…
-Tu veux que je te fasse monter un petit déjeuner?
-Enfin un gars qui a de l’allure! Merci! Oui, ça serait bien.

Spartan a tiré sur une corde et une petite porte s’est ouverte dans le mur. Une bouche en est sortie et est allée directement vers Spartan.
-Oui Spartan?
-C’est monsieur l’archimage, l’a corrigée Spartan.
-Oui monsieur l’archimage!
-Un petit déjeuner du roi, pour deux.
-Tout de suite!
La bouche est repartie par où elle était venue. Pratique ce truc! Spartan s’est retourné vers moi et son regard s’est promené du haut en bas de mon corps, un regard qui en disait long sur ses intentions.
-Alors… on a environ quinze minutes avant que ça soit prêt…
-On n’a pas vraiment le temps de faire quelque chose en quinze minutes Spartan.
-Je vais leur demander de laisser le déjeuner à la porte alors.

Aussitôt dit, aussitôt fait! Spartan s’est ensuite jeté sur moi, m’écrasant de tout son poids. Il m’embrassait, me caressait et je répondais le plus naturellement du monde à son étreinte. Je le sentais empressé et ça me faisait sourire.
-Pourquoi tu souris? m’a-t-il demandé.
-À cause de toi.
-Pourquoi?
-Tu es un peu trop obsédé…
(Bien sûr je plaisantais, car je me sentais plutôt flattée qu’il se sente ainsi pour moi.)
-Obsédé, par toi? Bien sûr, mais jamais assez. Tu ne t’en plains pas, n’est-ce pas?
-No, not at all. Make love to me.
-You don’t have to ask.

Dès que ses lèvres se sont reposées sur les miennes, j’ai oublié le reste du monde. Nos souffles se mêlant, nos corps bougeant au gré de notre passion débordante… J’aurais aimé pouvoir arrêter le temps et faire durer cet instant le plus longtemps possible.

Une trop courte demi-heure plus tard, nous avons été cherché nos plateaux. Quand j’ai voulu saisir le mien, Spartan m’a répondu d’aller m’installer sur le divan et de l’attendre.
-Je peux t’aider, tu sais?
-Je sais. Je ne veux juste pas te laisser faire.
-Mais…
-Laisse-moi m’occuper de toi…
(Trop sweet.)

Ça avait l’air de lui tenir à cœur, alors je suis allée m’assoir. Il y avait assez de place pour nous deux sur le divan sans que nous soyons à l’étroit, mais dès que Spartan est venu me rejoindre, il m’a tirée vers lui par la taille et j’ai mangé dans ses bras. C’était un véritable petit déjeuner d’amoureux, comme je n’en avais pas connu depuis une éternité. Nous nous étions enveloppés de nos draps quand nous nous étions levés et pendant que nous mangions, le mien a glissé sous ma poitrine. Je m’en suis rendue compte en voyant le regard de Spartan s’y attarder. Le rouge m’a monté aux joues et j’ai voulu le replacer.
-Tu n’es pas obligée de te couvrir, m’a dit Spartan. Je connais ton corps par cœur maintenant…
(J’ai rougi encore plus.)
-Je sais… Je me sens juste un peu… gênée…
Je n’osais pas trop le regarder, car j’avais peur qu’il me trouve idiote de penser ça. Avant de reprendre la parole, il m’a forcée à le regarder.
-I already told you: you’re magnificent. So why would you be embarrassed?
-It’s just that…
­-Je vois… Tu en as bavé côté amour, pas vrai?
-Tu n’as pas idée… La dernière fois que je me suis sentie assez à l’aise avec un homme pour me promener toute nue partout dans la maison, ça date de vraiment, vraiment, vraiment, longtemps.
-Tu t’es vraiment déjà promenée toute nue partout chez toi?
-…Peut-être…
-Et c’est moi que tu traites d’obsédé? Tu es aussi perverse que moi!
-Je n’ai jamais dit que je n’en étais pas une…
-Tant mieux… That’s how I want you.


Nous avons donc passé tout le restant du déjeuner à nous minoucher et à nous bécoter. Nous avons éventuellement fini de manger, mais si nous voulions commencer véritablement notre journée, il fallait que nous nous redonnions une apparence un peu plus présentable.
-Je crois que je vais aller me laver, aie-je dit à Spartan en me levant.
-Tes désirs sont des ordres!
-Whoa!
Spartan a tiré sur mon drap pour que je me retrouve complètement nue et il m’a prise dans ses bras.
-Qu’est-ce que tu fais? lui aie-je demandé.
-Tu ne pensais quand même pas que j’allais te laisser prendre un bain toute seule, n’est-ce pas…?
-…No… Lead the way…
-You’re gonna love the bathroom: the bath is humongous.
-I can’t wait to use… I mean, see it…

La baignoire était en effet énorme. J’avais oublié à quel point il était agréable de faire l… Je veux dire, de se laver dans une grande baignoire. Plusieurs folâtreries plus loin, nous nous sommes finalement habillés.
-Alors, tu as pris ta décision? m’a demandé Spartan.
-Je n’ai pas vraiment eu le temps de réfléchir depuis hier soir…
(Tu m’as tenue un peu trop occupée!)
-Oui, bon…
-Il faudrait que j’en parle aux autres.
-Quand ils vont savoir que kwick, ça va peut-être les motiver.

J’ai simplement hoché la tête. Moi ça me faisait un peu peur de retourner à notre époque en sachant que nous étions supposés mourir. Mais en y retournant, nous avions une chance de changer quelque chose. D’un autre côté, il y avait Spartan…
-Alors, ça fait quoi de ses journées un archimage?
-Beaucoup de paperasse. Et il faut que je m’occupe des nouveaux élèves, leur montrer ce qu’un mage doit être.
-(Je suis tellement fière!)T’es pas reviré evil! Je suis tellement contente!
-Bien sûr que non!
(Est-ce que tu es vraiment réel? J’ai de la difficulté à croire que ce que je vois est vrai! Un gars beau, sweet et pas evil? I must be dreaming…)

Il fallait que j’aille rejoindre mes amis, mais pas question que je quitte Spartan sans un dernier baiser. J’ai passé mes mains autour de son cou et je me suis levée sur le bout des pieds. Tandis que je levais ma tête vers lui, il a baissé la sienne vers moi et a entouré ma taille de ses bras. Ce fut un baiser très doux, beaucoup plus doux que ceux que nous avions partagés la nuit passée, mais oh combien agréable. Il faut que je parte maintenant, sinon c’est moi qui vais en abuser.
-See you later, lui aie-je murmuré.
-Later. Don’t take too much time…
-…I’ll try.
Son regard sur mon dos, j’ai quitté ses appartements pour aller rejoindre mes compagnons. J’ai d’abord fait un petit détour par ma chambre pour récupérer mes affaires et pour me changer. Je préférais garder la robe que Spartan m’avait donnée pour des occasions spéciales, alors je l’ai serrée au fond de mon sac à dos et j’ai remis mon ensemble style chaperon rouge pervers.

Je suis allée cogner à la chambre de Merek.
-Quoi? m’a-t-il répondu.
-T’es vivant?
-Oui!
-Je peux entrer?
-Ouai!
Il semblait encore salement amoché.
-Tu survis?
-Oui.
-Les autres sont où?
-Lotus est avec Kazumi en train de parler de ce que les hommes aiment. Tu devrais y aller!
-Euh… non. Je peux faire quelque chose pour toi?
-Une bouteille de whisky.
-Ok.
Je me suis promenée jusqu’à ce que je trouve une bouteille de whisky et je la lui ai amenée. Mon instinct me disant de ne pas prendre la peine de lui amener un verre s’est révélé juste.

En priant le ciel que mes deux amies aient terminé leur discussion, je suis allée les rejoindre.
-T’étais où? m’a demandé Lotus.
-Euh… je dormais.
-Tu dormais, huh? a dit Kazumi.
-Oui, je dormais.
(Je devais avoir l’air tellement crédible avec les cernes sous mes yeux.)
Je leur ai raconté ce que Spartan m’avait dit : que nous n’allions pas survivre à Xélotha. Je n’ai pas pu leur donner plus de détails, car je n’avais pas pensé à demander des précisions, étant trop focusée sur «je vais mourir». J’ai ensuite parlé de mon rêve et Kazumi a été très étonnée.
-Kira te dois quelque chose? lui a demandé Lotus.
-Je ne sais pas. Je ne veux plus rien avoir avec lui.
-Moi non plus. J’ai accepté juste pour qu’il ne… Bon. Je vais aller chercher Nico. Oh! Et je ne suis plus cursée, si ça intéresse quelqu’un!
-Je vois, a dit Kazumi. Tu as assuré ton avenir…
-Euh… Euh…
-Qu’est-ce que ça veut dire? a demandé Lotus.
-She did reproduction!
(Tu ne peux pas fermer ta grande gueule?! Je devais être rouge comme une tomate.)
-Really? s’est exclamée Lotus. What did you do? What do males like?
-Euh… Je vais aller chercher Nico!

Je me suis sauvée hors de la chambre en courant, mais Lotus m’a suivie, bien déterminée à en savoir plus sur la reproduction. Nous sommes tombées sur Flinch.
-Salut, filles du futur.
-Salut… Flinch, c’est ça?
-C’est ça.
-Connais pas! a dit Lotus.
-Moi non plus! lui a répondu Flinch.
Flinch avait vu Nico plus loin dans la ville et elle allait nous aider à le trouver. Nous nous sommes mises en route et pendant que nous marchions, elle m’a regardée bizarrement.
-Oui…?
-Spartan ne t’a pas fait visiter ses appartements j’espère?
(Aie-je perçu une touche de jalousie dans sa voix?)
-Pourquoi?
-Pour rien.
-…
(Je suis désolée, mais ça ne te regarde absolument pas. Et il ne m’a pas fait visiter ses appartements… Juste son lit… et la baignoire.)

Nous avons fini par retrouver Nico, qui était avec Silf.
-Alors, on va pouvoir repartir? nous a demandé Nico.
-Euh… ojejez, aie-je répondu.
-Ojejez?
-Ojejez.
-Ça veut dire quoi?
-…Ça veut dire que j’y pense.
-Pourquoi tu y penses?
-Euh… Retournons au château!
(Désolée, mais je n’ai vraiment pas envie de discuter de… certains aspects plus personnels de ma vie.)
En nous rapprochant du château, nous avons aperçu plusieurs papillons rouges qui volaient au-dessus.
-Oh shit, aie-je murmuré.
(Spartan!)

J’ai couru comme une flèche vers ses appartements, sans me soucier des autres. Spartan… You have to be okay… Merek se trouvait devant la porte grande ouverte et il ne disait pas un mot. Nous sommes allés voir ce qui captait son attention : Kazumi était assise là où Spartan et moi avions déjeuné, avec Saï dans ses bras qui pleurait. Elle avait un air psycho sur le visage et il y avait des papillons rouges tout autour d’elle. Le corps de Spartan se trouvait à ses pieds.
-(Non…)Muuu…
Comme nous ne pouvions pas approcher de Kazumi à cause des papillons, Nico a tiré Spartan vers nous grâce à ses pouvoirs. Je me suis aussitôt penchée sur lui : ses yeux étaient ouverts et semblaient sans vie.
-(Tape, tape) Spartan. Spartan!
Sa peau était froide. Il est mort… Non… Flinch s’est écroulée sur son corps en pleurant. I guess she really cared for him. Ce n’est pas l’envie de pleurer qui me manquait, mais un autre sentiment que la tristesse envahissait mon cœur : la haine. Je ressentais en effet une irrépressible envie de faire souffrir Kazumi de la plus horrible des façons. Silf a sorti son émeraude, disant qu’il était peut-être temps de partir. Je me suis aussitôt souvenue de ce que Kira m’avait demandé.
-Je n’ai pas envie de la prendre, mais… On pourrait retourner dans le temps et empêcher ça…
-C’est une idée, a approuvé Nico.
-Silf, donne-moi ton émeraude!
-Non! C’est mon émeraude!
J’ai encore perdu le contrôle de mon corps et ma main droite s’est posée toute seule sur l’émeraude. Mon gant a flambé et un portail s’est ouvert, nous emportant tous vers l’inconnu.

Nous avons atterri dans ce qui semblait être un désert rouge.

-Hey le voleur! l’a interpellé Lotus. On est où?
-Je ne sais pas! lui a répondu Silf. Ce n’est pas moi qui a utilisé l’émeraude!
Tous les regards se sont tournés vers moi. I couldn’t care less.
-Raven, on est où?
-Je ne sais pas et je m’en fous!
Nico a fini par ressentir quelque chose : nous nous trouvions sur son monde, qui avait été détruit par Xélotha. Il n’y avait rien en vue à part du sable, mais il fallait quand même que nous nous mettions en route. La pauvre Kazumi était malheureusement toujours inconsciente. Zut. Quelqu’un va devoir se dévouer pour la réveiller… It might as well be me.
-Je vais la réveiller! aie-je dit aux autres dans un débordement d’enthousiasme.
-Non! m’a crié Nico.
Trop tard. Je me suis fait un plaisir de saisir Kazumi par le collet et de lui balancer des baffes. Allez! Réveille-toi salope! Réveille-toi!
-Qui est en train de me chatouiller? a-t-elle demandé en ouvrant les yeux.
Je l’ai repoussée avec colère. Ne t’inquiète pas, le temps où tu souffriras, par moi ou par quelqu’und’autre, viendra bien assez tôt.

Merek a informé Kazumi que ce n’était pas la première fois qu’elle zoomait out comme ça. Elle a semblé un peu en colère de ne pas l’avoir su plus tôt, et elle a aussi eu l’air de se sentir mal par rapport à ce qui était arrivé. Oui… Sens-toi coupable p’tite conne! Sens-toi coupable!
-C’est arrivé dans le futur, lui a dit Merek, alors ces gens sont encore tous en vie.
-(Quoi?)Fuck you! lui aie-je crié
-J’essaie seulement de lui remonter le moral, m’a-t-il répondu.
-…
(Bien sûr! Remontons le moral de la pauvre Kazumi! Elle tue des gens qui ne lui ont rien fait, mais ce n’est pas grave! Pauvre Kazumi! Pate, pate. Bitch.)
Nico a perçu une vie un peu plus loin qui pourrait nous informer sur Xélotha. Nous avons commencé à marcher et nous avons fini par arriver à ce qui avait été autrefois une ville. Pas besoin d’être un psychique pour deviner qu’il n’y avait plus personne ici. Nico est parti à la recherche de cette mystérieuse forme de vie et les autres se sont installés autour d’un feu de camp. Je regardais Kazumi et je ne faisais que revoir dans ma tête son regard psycho et le corps sans vie de Spartan. Je ne pense pas avoir jamais éprouvé autant de haine pour quelqu’un. Si seulement il n’y avait personne d’autre… Je pourrais l’assommer avec cette grosse roche…? Non, ça serait trop gentil… Je pourrais peut-être lui trancher une artère avec ma dague et la regarder se vider de son sang…? Ou je pourrais l’attacher, la bâillonner et la regarder suffoquer sans qu’elle ne puisse rien faire…? Oui… Il valait peut-être mieux que je parte, avant que je ne mette à exécution tous ces merveilleux rêves que j’avais en ce moment. Devant témoins, ça ne serait pas très brillant.

Je me suis levée sans un mot et je suis partie en ville. S’aventurer seule dans un lieu inconnu ce n’était peut-être pas une bonne idée, mais j’avais l’impression que j’allais devenir folle si je restais là plus longtemps. I feel like I’m about to burst out with rage.

Tu pourrais rester ici…

Je n’ai même pas eu le temps de lui donner ma réponse, ou du moins de lui dire que j’avais très envie d’accepter sa proposition. Ce n’est pas juste! Pourquoi, à chaque fois que je suis sur le point de trouver le bonheur, est-ce que ça me retombe en plein visage ou que l’homme avec qui j’aurais pu construire quelque chose de solide meure? Est-ce que c’est vraiment trop demander que de trouver un homme bien avec qui je pourrais vivre le restant de mes jours heureuse? C’est quoi ton problème Kazumi? Tu n’es pas capable de voir les gens autour de toi heureux? Je me fous qu’il n’y ait pas plein de gars autour de moi contrairement à toi. Tout ce que je voulais, c’était un homme, un seul, pour être heureuse avec lui. Je pensais peut-être l’avoir trouvé. Mais je n’ai même pas eu le temps de lui dire. Je n’ai même pas eu le temps de tomber amoureuse de lui, parce que tu me l’as enlevé. I hate you and I’m never going to forgive you for this.
-Tu n’as vraiment pas de chance avec les hommes, m’a dit une voix dans ma tête.
-(Non, pas encore lui!) Va-t-en!

-Au moins, tu as eu un dernier instant de bonheur.
-…
(Un dernier instant de bonheur? Fuck you! C’est censé m’aider à me sentir mieux comment? J’en ai assez d’avoir des derniers instants de bonheur!)
-Dis-toi qu’il est heureux sur l’île où Millénia l’a envoyé.
-…
(Moi je voulais être heureuse avec lui. Je ne peux plus maintenant!)

Kira m’a dit qu’il m’avait utilisée pour venir ici parce qu’il voulait reconstruire un monde et qu’il avait besoin de deux déesses. Euh… Je ne comprends rien et je m’en fous. Comme à son habitude, il ne s’est pas gêné pour me dire que je n’avais servie qu’à amener tout le monde jusqu’ici. Merci! C’est exactement ce que j’ai besoin en ce moment : une bonne baisse d’estime de moi!
-Fous-moi la paix! lui aie-je redemandé.
-Tu sais, ça serait plus facile si tu me remettais le contrôle de ton corps.
-Pas question! C’est mon corps! …Et puis, je pourrais juste me suicider!
-Je n’aurais qu’à trouver un autre porteur.
-Shit.
-Je n’aurai plus besoin de toi bientôt. Kazumi est presque prête, pour le gant.
-Euh… non! Je veux garder mon bras!
-Ne sois pas ridicule. Comme tous les autres porteurs, tu mourras.
-Euh… non! Je ne veux pas mourir!
(Alors pourquoi…)
-Très bien, tu vivras.
(Merci de ta magnanimité, oh maître!)

Il m’a ensuite suggéré d’aller retrouver Nico, car il n’était pas prudent de le laisser seul. Tout pour ne pas me retrouver en présence de Kazumi, alors je suis partie à la recherche de Nico. Je n’ai pas eu de difficulté à le trouver. Il n’avait toujours pas trouvé la personne qu’il cherchait, alors je suis restée avec lui pour le faire. Un peu plus loin, assise sur le bord de ce qui avait autrefois été une fontaine, il y avait une très belle drow, en train de faire de la méditation. Quand Nico l’a abordée, elle n’en a pas cru ses yeux de voir quelqu’un en vie. Elle devait être seule depuis longtemps. Comme Nico, c’était une psychique, mais elle semblait plus puissante que lui. Quand elle a appris que Xélotha était rendu dans notre monde, elle a tout simplement suggéré que nous nous en trouvions un autre. Nico voulait qu’elle nous en apprenne plus sur Xélotha.
-À une condition, lui a-t-elle répondu. Faites-moi sortir d’ici.
-Est-ce que vous allez recommencer…? lui a demandé Nico.
(Il sous-entendait la destruction de notre monde comme celle du sien.)
-Non, il n’y a plus de risque.
-…Ok! A répondu Nico. C’est quoi ton nom?
Elle ne lui a pas répondu et s’est dirigée vers moi en me fixant d’une façon un peu trop insistante.
-…Kira?
-(Pas une autre!) Non, je ne suis pas Kira!
-Ce n’est pas un homme, a-t-elle continué.
(T’as besoin de le dire pour le réaliser?)
-Tu veux que je les aide? a-t-elle demandé, semblant s’adresser à Kira. Très bien.
Elle nous a dit que Kira lui avait autrefois dit qu’il allait essayer de trouver un moyen de la faire sortir d’ici et que quand il reviendrait, elle devrait l’aider.
-Mais qu’est-ce qu’il veut Kira? a demandé Nico.
-Je ne sais pas.
-Il a dit qu’il voulait reconstruire un monde, suis-je intervenue.
-Est-ce possible? m’a demandé l’inconnue.
-…Je ne sais pas!

Dans la joie, le bonheur et l’allégresse, sans aucune pensée sombre troublant nos esprits, nous sommes repartis vers notre campement. J’étais en train de me raccrocher à des pensées positives telles que tuer Kazumi, tuer Kazumi et tuer Kazumi, quand Nico a légèrement paniqué.
-Il faudrait qu’on se dépêche! s’est-il exclamé.
(Je m’en foutais, alors j’ai suivi sans rien dire.)
-Si ça t’intéresse, m’a dit l’inconnue, ton amie est en train de devenir folle.
-Pour vrai? Oh…
Bien décidée à ne rien manquer du spectacle (Zut, je n’ai pas de popcorn.), j’ai hâté le pas. Je vais être aux premières loges vous pouvez en être certains. Tu as tué le seul homme bien (Oui, je compte Dante comme une sérieuse erreur de parcours.) qui soit entré dans ma vie en onze ans. Tout s’est passé très rapidement, trop rapidement, mais j’ai quand même cru pendant un bref instant que c’était peut-être lui, que j’allais finalement être heureuse après ces années de galère. But I was wrong… You killed him… You killed my future, my one last chance at happiness. Yes, my one last chance, because after this, I’m never falling in love again. I’m sick and tired of having my heart ripped off, so as soon as I get back to the island... Yeah, there’s a thought...

jeudi 12 juillet 2007

Raven 34:Raven et Spartan- Am I crazy? Or an easy girl? Or was it the wine? I don’t know and I don’t care, cause I deserve this happiness

C’était Spartan.
-Ça te dirait de venir souper?
(Il avait l’air presque gêné de me le demander. Il veut souper… juste avec moi? Il y avait quelque chose de si mignon dans sa demande et il était tellement plein de charisme que j’ai été incapable de dire non. Je n’en avais pas envie de toute façon. Moi aussi je voulais passer un peu de temps avec lui.)
-Oui, ça serait bien. J’ai le temps de me changer?
-Bien sûr. Tu veux que je te fasse monter des robes?
-(C’est gentil ça.) Ok.
-Qu’est-ce que tu voudrais?
-N’importe quoi de rouge. C’est tout ce qui me va bien.
-Une copie de ta robe?
-Ok.
Après son départ, je suis allée me laver dans la salle de bain attenante à ma chambre. Ça fait du bien… Si on reste ici assez longtemps, je jure que je me paye un bain avec méga plein de mousse! Quand je suis retournée dans ma chambre, une robe m’attendait sur mon lit. Elle était de meilleure qualité que celle que je portais habituellement, car j’ai eu l’impression que le tissu glissait sur moi comme une seconde peau. Je me suis ensuite pomponnée un peu devant le miroir : j’ai remonté mes cheveux sur ma tête et je me suis un peu maquillée.

Après, je suis descendue rejoindre Spartan. Je n’avais aucune idée où pouvait se trouver la salle à manger, mais j’ai quand même réussi à la trouver très facilement. Spartan était déjà assis à l’immense table. Les règles de bienséance auraient voulu que je m’assois à l’autre extrémité, mais nous aurions passé la soirée à crier pour nous entendre. Je me suis donc assise à côté de lui. Il était vêtu simplement d’un pantalon et d’un veston noirs et d’une chemise blanche, mais il avait fière allure. C’est étrange… Mon chibi Spartan est devenu un beau grand jeune homme.
-Ça me fait bizarre de te voir, lui aie-je dit. La dernière fois que je t’ai vu, tu étais un petit kid de dix ans.
-Ça me fait bizarre aussi. Tu n’as pas changé.
-Techniquement, ça fait juste une semaine.
-Les elfes vieillissent lentement, non?
-Oui, ça aussi.
-J’aurais voulu faire quelque chose pour te remercier de m’avoir sauvé la vie.
-Qu’est-ce que tu m’avais dit déjà…? «Quand je vais être grand, je vais devenir puissant et je vais vous aider»! Tu étais tellement mignon!
-…
Spartan a été gêné du compliment et a baissé les yeux.
-Je t’ai quitté et tu étais haut comme ça. Aujourd’hui, tu es plus grand que moi. Je suis tellement petite!
-Mais non! Tu sais, à l’époque tu m’avais vraiment impressionnée : un petit kid de dix ans qui se fait sauvée par une jolie elfe.
-Euh… Je ne pensais pas t’avoir marqué tant que ça…
(Et je ne suis pas si jolie que ça.)
-Oui… Les hormones d’un kid de dix ans qui voit une jolie elfe… En fin c’est ce qu’on dit!
-…
(Spartan me trouve jolie? C’était à mon tour de me sentir gênée.)

Des serviteurs ont apporté plusieurs plats contenants une grande variété de nourriture.
-Je ne savais pas ce que tu aimais, alors j’ai pris un peu de tout.
-Merci.
(C’est agréable de me retrouver en compagnie d’un homme qui sait vivre.)
-Je ne mange pas souvent ici, m’a révélé Spartan.
-Ah oui?
-Oui, je pense surtout dans ma chambre.
-Pourquoi?
-C’est trop grand ici.
(J’ai failli lui dire qu’on pouvait aller manger dans sa chambre, mais je me suis dit que ça serait peut-être un peu trop bizarre.)
Spartan m’a raconté ce qui s’était passé après notre séparation : Millénia lui avait dit des trucs qu’il n’avait pas trop compris et elle l’avait emmené sur cette île.
-Elle est où cette île au juste? lui aie-je demandé.
-Très au sud. Tellement au sud qu’elle n’est même pas sur la carte du DM.
-Ok…
(Je vais taper Millénia quand je vais la revoir!)
-J’ai aussi appris à contrôler ma fumée, pour éviter que des gens meurent inutilement.
(J’espère que tu ne vas pas penser que je pourrais t’en vouloir pour quelque chose comme ça. Si tu as tué des gens, je suis certaine que c’était par accident et ça, c’est quelque chose que je peux très bien comprendre.)

J’écoutais tout ce qu’il me disait, mais je ne pouvais pas m’empêcher de l’observer.
-Je me répète, mais ça me fait tellement bizarre de te voir aussi grand.
-Si j’avais été grand il y a dix ans, j’aurais pu…
-Quoi?
-Rien du tout!
En disant ça, il a regardé au plafond.
-Spartan, quand on regarde au plafond, au plancher, qu’on dit «la, la, la» ou «ojejez», c’est mentir. Alors qu’est-ce qu’il y a?
-…Rien! ♫La, la, la ♫
-(Tu es désespérant!)Est-ce qu’il va falloir que je te soûle pour que tu me le dises?
-Je ne suis pas facile à soûler.
-Moi non plus.
Il a souri et m’a tendu une bouteille.
-Alors on joue à celui qui se soûle le plus vite? lui aie-je demandé.
-Oui.
-…Ok.

Je ne sais pas combien de temps nous avons bu, la quantité que nous avons bue, ni de quoi nous avons parlé, mais j’ai passé un très bon moment. Spartan me faisait rire et j’ai fini par oublier tout les problèmes que je pouvais avoir. Il y avait vraiment longtemps que je ne m’étais pas autant relaxée et surtout, en aussi bonne compagnie. Je regardais Spartan et j’en suis venue à ne plus le considérer comme un kid, mais comme un homme en compagnie duquel je m’amusais. Nous avons éventuellement été interrompus par Kazumi. Quand elle nous a vus, son regard est passé de Spartan, à moi, à toutes les bouteilles qui s’accumulaient sur la table.
-J’essais de le soûler! lui aie-je expliqué.
-You’re not here for ten minutes and you’re already hitting on the archimage?
-Euh... C’est parce que...
(T’es folle! Je ne suis pas en train de le cruiser!)
Je lui ai lancé une bouteille vide à la tête, mais je l’ai manquée lamentablement.
-I’m the one who’s hitting on her! a alors dit Spartan.
-Quoi?
-Nothing!
(Ok… Je vais me dire que j’ai halluciné.)
-Je vais vous laisser, nous a dit Kazumi, au cas où l’atmosphère se réchaufferait…
-…Ta gueule!
-Tu m’appelleras si jamais tu veux que je vienne éteindre le brasier…
Je lui ai lancé une autre bouteille, mais mes réflexes m’ont encore fait défaut.

-Quand je serai moins soûle, aie-je dit à Spartan, je vais la buter!
-Tu veux que je la fasse tuer pour toi?
-Euh… Non… Elle me fait chier des fois, mais c’est quand même mon amie.
-I was joking.
-Oh… ok.
-Parlant de ta curse, tu l’as toujours?
-Euh… Et bien… Je n’ai pas vraiment essayé de vérifier si je l’avais toujours..
- Tu ne m’as jamais dit comment elle se déclenchait. Tu as toujours ta marque, alors tu devrais l’avoir. On pourrait peut-être vérifier?
-…
(Je l’ai regardé avec de grands yeux. Tu veux… vérifier si j’ai toujours ma curse?)
-Pas comme ça, m’a-t-il répondu.
-…
(Je ne sais pas à quoi tu pensais, mais je sais à quoi je pensais. Vérifier de cette façon-là? Avec toi? Euh…)
-Quoi? Il faut que tu ais des rapports intimes, c’est ça?
-Euh… non!
-Pourquoi tu ne veux pas me le dire alors?
-…Parce que!
-Tu penses que je n’ai pas assez lu pour en savoir sur les curse?
-…Pourquoi tu me poses la question si tu es déjà au courant?
-Parce que je n’étais pas sûr. Ton refus de me répondre me l’a confirmé.
-(Je me suis fait avoir)… Alors tu comprends pourquoi je n’ai pas pu vérifier si je l’avais toujours? Des hommes qui résistent au 28e degré, ce n’est pas évident à trouver!
-Je pourrais peut-être faire quelque chose…

Il a fait signe aux gardes de partir et nous nous sommes retrouvés seuls dans la pièce. Il s’est ensuite levé et s’est approché de moi. Je me suis aussi mise debout et je l’ai regardé. Tu veux faire quoi au juste? Il ne m’a rien dit, mais pour détourner mon attention, il m’a fait le coup du «Oh mon dieu! Regarde par-là!» et comme une conne, j’ai tourné la tête dans cette direction. Il en a profité pour saisir ma tête entre ses deux mains et il m’a embrassée. J’ai complètement figé. Spartan est en train de m’embrasser… Et de me faire autre chose, car j’ai senti quelque chose descendre dans ma gorge et mon corps devenir dangereusement chaud. Je l’ai aussitôt repoussé et j’ai vu de la fumée sortir par les pores de ma peau. Je n’ai pas pu lui demander ce qu’il m’avait fait, car j’avais atrocement mal. Tellement mal que je n’étais pas capable de crier. Je me suis accrochée à Spartan et il m’a soutenue par les épaules, pour éviter que je ne tombe par terre.
-Désolé, s’est-il excusé. On n’a pas encore trouvé de moyen d’enlever la douleur.
-…
J’ai été incapable de lui répondre et tout est devenu noir.

Black-out.

Quand je me suis réveillée, j’étais couchée dans un lit super moelleux. Je me suis assise et j’ai vu Spartan assis à une table, avec une bouteille de vin pas commencée. Quand il s’est rendu compte que j’étais réveillée, il m’a versé un verre de vin.
-Merci.
Le vin m’a fait le plus grand bien.
-Qu’est-ce qui s’est passé au juste? lui aie-je demandé.
-Regarde ton bras.
J’ai regardé mon bras droit : il n’y avait plus de marque de curse.
-Wow…
(I don’t believe it. I’m not cursed anymore...)
-Tu vas pouvoir avoir une vie stable maintenant, m’a dit Spartan.
-Une vie stable? Ça veut dire quoi?
-Je ne sais pas.
-Moi non plus.
-Tu vas pouvoir avoir des amants et ils ne crameront pas.
-…Ça fait bizarre… J’ai quitté un enfant et là, je suis en train de parler de cul avec toi.
-Ça me fait bizarre aussi.
-Merci de m’avoir décursée.
-J’aurais voulu faire plus.
-C’est déjà beaucoup.
-Comme ça, je rembourse deux dettes.
-Qu’est-ce que tu veux dire?
-Euh… rien!
-Qu’est-ce que tu veux dire?
-Rien!
-Est-ce qu’il va falloir qu’on se soûle encore pour que je te fasse parler?
-Enlever ta curse t’a coûté beaucoup d’énergie. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée que tu boives.
-Je vais te regarder boire alors!
-Je ne crois pas que tu veuilles savoir.
-Dis-moi.
(Spartan semblait plutôt mal à l’aise et n’avait visiblement pas envie de me dire ce qui se passait. De quelle deuxième dette parlait-il?)
-…Très bien, je vais te le dire. Tu ne survivras pas à la bataille avec Xélotha.
-…Je vais mourir? Oh…
(Cette nouvelle m’a enlevé toute la joie que mon plus-de-curse m’avait procurée.)
-C’est pour ça que je ne voulais pas te le dire.
-Autant me suicider tout de suite, tant qu’à retourner là-bas!
-Tu pourrais rester ici…
-…Quoi?
-Tu pourrais rester ici. Tu n’aurais plus à te battre.
-…
(Rester et ne plus être obligée de me battre? Je ne savais pas quoi répondre à sa proposition, même si elle était très tentante. Surtout, pourquoi il me mentionnait seulement moi? Est-ce qu’il voudrait que je reste… avec lui?)
-Tes amis peuvent rester aussi, a-t-il ajouté.
-…Je ne sais pas… C’est une grosse décision à prendre.
-Vous ne partirez pas tout de suite, alors prends le temps d’y réfléchir.
-Ok… Merci encore de m’avoir enlevé ma curse.
-De rien. Il te suffisait juste de trouver un mage plus puissant que celui qui t’avait cursée. Et comme je le suis…
-J’espère que tu n’as pas eu mal toi.
-Mais non!

C’était écrit gros comme ça qu’il me mentait et avant de le confronter à nouveau, j’ai vu un bandage qui recouvrait son avant-bras gauche. Je l’ai tiré vers moi et j’ai vu un peu de sang sur son bandage.
-Ce n’est rien, m’a-t-il rassurée. Juste une veine qui a éclaté.
-Je suis désolée.
-Ça va.
(Mais visiblement, il n’allait pas bien. Qu’est-ce qu’il me cache?)
-Spartan, qu’est-ce qui ne va pas?
-J’ai juste quelques crampes. J’ai beaucoup utilisé de fumée.
-Est-ce que je peux faire quelque chose pour t’aider?
-…Non.
-Je dois pouvoir faire quelque chose, non?
-…
(Il semblait très mal à l’aise. Il va vraiment falloir que je lui apprenne l’art de mentir.)
-Qu’est-ce qu’il y a Spartan?
-Tu ne veux pas savoir.
-Dis-moi!
-Cédric… Il t’a déjà dit comment les mages enlevaient leur tension?
-Euh, non.
(Comme tout le monde, non? En se reposant?)
-Quand les mages ont utilisé beaucoup de fumée… ils doivent enlever la tension accumulée en… ayant des rapports intimes.
-…Oh… Oh… Oh… Oh…
(Je me suis sentie rougir et j’osais à peine regarder Spartan. Il voudrait que nous…? Je savais que je l’avais impressionnée quand nous nous étions rencontrés, mais je n’imaginais pas que c’était au point qu’il se soit mis à penser à moi de cette façon. Mais peut-être que je me trompe…)
-Alors… Tu voudrais qu’on… pour enlever…?
-Non. C’est pour ça que je ne te l’ai pas proposé.

Il avait beau le nier, tout en lui me disait le contraire. Il me regardait d’une manière de plus en plus insistante et il s’est assis sur le lit à côté de moi. Oh mon dieu… C’est comme la voix off me l’a dit : Je suis son fantasme depuis dix ans! J’étais plutôt perturbée. J’avais espéré l’élever, le voir grandir et aujourd’hui, je me retrouvais devant un beau jeune homme qui me faisait de l’œil. Qu’est-ce que je fais?
-Et puis, fuck it! s’est exclamé Spartan.
Il a pris ma tête entre ses mains et m’a embrassée. J’ai encore figé tellement j’étais surprise. Dès qu’il s’est rendu compte que je ne réagissais pas, il m’a lâchée. Un silence gênant s’est installée entre nous deux. Spartan semblait se demander ce qu’il avait fait de pas correct et moi je cherchais toujours comment réagir. Tant de pensées se bousculaient dans ma tête. Comment aie-je pu ne pas me rendre compte plus tôt qu’il était en train de me cruiser? Peut-être parce que c’était la dernière chose à laquelle je m’attendais de lui. Au lieu d’un enfant, j’ai trouvé un homme. Et cet homme semble me vouloir à deux cent à l’heure.

Spartan s’est rapproché de moi jusqu’à ce que nos mains se touchent. Il ne disait rien et semblait simplement attendre une réaction de ma part. Aussi fou que cela puisse paraître, une partie de moi avait envie d’accepter ses avances. C’était peut-être à cause du vin? No, je n’avais pas bu tant que ça. J’étais complètement folle alors? Sans doute. Mais pourquoi j’aurais dit non de toute façon? Devant moi se trouvait un homme beau, charmant, avec du savoir-vivre, qui n’est pas un crétin fini, qui sait que les demi-elfes existent sans que j’aie eu à lui dire et qui semble me respecter, tenir à moi et me vouloir depuis un sacré bout de temps! Alors si avoir envie d’accepter ses avances fait de moi une folle ou une fille facile, je m’en fiche! Je ne sais pas ce que j’éprouve pour lui, c’est trop rapide pour le dire, ni où ça va nous mener, mais j’ai envie d’essayer. Il me semble que je mérite de me sentir à nouveau aimée et désirée, non? Il y a tellement longtemps que je ne me suis pas sentie comme ça.

J’ai lentement bougé ma main et je l’ai posée sur la sienne. J’ai levé les yeux vers lui et j’ai approché mon visage du sien. J’ai vu sa respiration s’accélérer, son regard passer de mes yeux à mes lèvres, comme s’il avait peine à croire ce qu’il voyait.
-Am I dreaming? m’a-t-il demandé.
-No, you’re not, lui aie-je murmuré.
J’ai entouré son cou de mon autre main et j’ai rapproché sa tête de la mienne...


Je suis tellement evil! J'ai écrit la suite, où ça devient vraiment pervers, mais je ne la mettrai pas dans le blog(ça ferait trop long). Alors si vous voulez la lire, venez me supplier! Bouhahaha!!!

mercredi 11 juillet 2007

Les aventures de Café

Voici les aventures de Café, créées par Evil Véro. Enjoy!

mardi 10 juillet 2007

Raven 33: The future that led us to an army of hats and a evil demon wuss

Quelque part dans le temps…

Nous avons traversé un long tunnel de lumière et nous avons atterri… quelque part. Il y avait des traces de loup qui menaient vers la forêt. Nous avons marché dans cette direction et environ dix kilomètres plus loin, il y avait une ville. Deux gardes patrouillaient l’entrée. Ils nous ont demandé des crédits pour que nous puissions entrer. Des crédits? C’est quoi des crédits? Il n’y a pas de po? Et c’est quoi ces buildings qui ne ressemblent pas à ceux de chez nous? Grâce à une illusion de Nico qui nous a créé des papiers d’identité et des crédits que Silf a été à la banque, nous avons finalement pu entrer.

Kazumi nous a dit que nous étions dans le passé. Le gars aux gants d’argent s’appelait Val-des-Ombres et était un good guy. Pourquoi on ne va pas dans le château qu’on aperçoit plus loin? Kazumi a raison, il vaut mieux rester prudents. Nous sommes donc allés dans une auberge pour réfléchir. Nous étions en train de manger quand mes sens de voleuse se sont brusquement éveillés. J’ai senti de l’agitation dehors et quand j’ai regardé, j’ai vu pleins de gardes qui venaient par ici. Ils sont comme de fait entrés dans l’auberge et ont marché droit vers nous. Une très belle femme les accompagnait. Elle a sorti une boule de cristal et nous a observés tour à tour. Quand j’ai vu la boule, mon gant a commencé à réagir : de la fumée en est sortie. Vera, c’était son nom, nous a demandé de venir avec elle au château, car Saï avait besoin d’être nourri. Il aurait été vain de résister, alors nous les avons accompagnés.

Le maître des lieux, un craqué mental qui s’appelait Glaëm (qui avait aussi Ifrit à son bras), voulait utiliser Saï (car il est un avatar de dieu) pour motiver les troupes de Val-des-Ombres à venir l’attaquer. Tout ce qu’il voulait, c’était avoir une bonne fight. T’es pas bien? Glaëm ne voulait qu’on reparte, alors nous n’avons pas eu d’autre choix que d’aller dans nos chambres. Mon gant réagissait toujours. Kazumi m’a donc demandé de l’avertir si les choses empiraient. Merek est allé parler à Glaëm et j’ai commencé à entendre une voix dans ma tête, qui ressemblait à celle de Kira :
(Fight.)
-Non!
-Elle est folle, a dit Kazumi.
(Fight)
-Non!
Mon gant a pogné en feu.
-Euh… tu voulais que je t’avertisse si ça empirait!
-Assomme-la, a suggéré Nico.
-Hé, non! aie-je protesté.
(Fight or he will die)
-Euh, on devrait peut-être descendre, aie-je suggéré.

Avant que nous ne prenions une décision, la tour s’est mise à trembler.
-Ce n’est pas moi! me suis-je exclamée.
(Je préférais protéger mes arrières.)
Nous sommes descendus à la grande salle, mais Vera, un prêtre et un guerrier nous barraient le chemin. Il fallait que nous les battions pour pouvoir passer. J’ai décidé de focuser sur le prêtre. J’ai eu beaucoup de difficulté à le toucher, mais j’ai éventuellement réussi à lui faire mon attaque ultime. Il a quand même fini par me mettre inconsciente.
-Pathetic, a dit le prêtre. Can you really be the holder of the clone of Ifrit?
-Fuck you! lui aie-je crié avant de m’évanouir.
Quand je me suis réveillée, nos trois ennemis étaient toujours debout, mais nous pouvions entrer dans la pièce. Merek était très salement amoché. Silf est revenu de dieu sait où et il a sorti l’émeraude verte pour nous ramener chez nous avant que Glaëm ne nous retienne par la force.

Nous avons traversé cette fois-ci une tunnel vert et nous avons encore atterri relativement durement sur le sol. Finalement, enfin revenus à la maison! Je vais pouvoir aller tapocher Millénia maintenant!
-Guys! a dit Merek. Il y a un château sur l’île?
(Non, il n’est pas censé y en avoir._
-Ça dit quelque chose à quelqu’un? leur aie-je demandé.
-Non.
Il y avait des gens autour de nous et il nous regardaient assez bizarrement.
-Quoi? leur a dit Nico. Vous n’avez jamais vu des gens sortir de trous temporels?
-Gardes!!!
Silf s’est sauvé et des gardes-rats (des ratoriens) en full plate nous ont entourés. Ils nous ont traités d’intrus. Ils nous ont dit que nous étions à l’école des mages. L’école des mages? Qu’est-ce qu’on fout là? Ils ne connaissaient pas En, mais Cédric oui. Quand on leur a dit que c’était notre ami, ils ont voulu nous tuer. Euh… c’est pas correct?

Une jeune fille toute crasseuse appelée Flinch est arrivée et a dit aux gardes qu’il était interdit par l’archimage de tuer les nouveaux arrivants sur l’île. L’archimage?
-L’archimage n’est pas mort? leur a demandé Nico.
-Bien sûr que non! Spartan, notre archimage tout-puissant, ne mourra jamais!
-…Quoi?
(Il a bien dit… Spartan?)
Kazumi en a été tellement surprise qu’elle est tombée sur le derrière.
-L’archimage?! m’a-t-elle demandé avec de gros yeux.
-Euh… Ojejez?
Personne n’était vraiment content de la situation. Je suis désolée! Comment j’étais censée savoir que chibi Spartan deviendrait l’archimage? Flinch nous a conduits au château et nous a menés jusqu’à une pièce où un homme était en train de lire, dos à nous.
-Spartan! a-t-elle crié. Y’a du monde!

Quand il a entendu sa voix, l’homme s’est levé et s’est tourné vers nous. Il s’agissait bien de Spartan, mais dix ans plus vieux. Oh my god… Mon chibi Spartan est devenu un homme? Il a semblé aussi surpris de me voir que je l’étais.
-Raven?
-Euh… oui.
Kazumi m’a poussée vers lui.
-Vas-y! m’a-t-elle chuchoté.
(Qu’est-ce que tu veux que je fasse?)
-Euh… salut!
-Je ne pensais pas te revoir un jour.
-Moi j’ai le souvenir d’un petit kid de dix ans.
-Ça fait longtemps.
-Moi, ça fait juste une semaine.
-Huh?
J’ai préféré consulter mes compagnons avant d’aller plus loin.
-On lui dit?
-Pourquoi pas? m’ont-ils répondu.
J’ai donc raconté à Spartan en vitesse nos aventures dans le temps.
-Ok…
-Au moins, tu ne penses pas qu’on est fous.
-Demande-lui pour Xélotha, m’a chuchoté Kazumi. Et pour Silf.
-Pourquoi tu ne lui demandes pas toi-même? Il est juste là, je pense qu’il peut t’entendre.
-C’est pas grave, m’a répondu Spartan en chuchotant aussi.
-Xélotha, ça te dit quelque chose? lui aie-je demandé.
-Le grand fléau? Le dévoreur de ce monde?
-…C’est ça.
-Il a été détruit.
-Quand?
-…Il y a environ 9 ans.

Il nous a ensuite dit que Cédric était devenu fou à la suite de cette bataille, à cause qu’Hermalaione était dans l’autre camp. Aucun d’entre nous n’arrivait à croire que Cédric était devenu evil.
-C’est un wuss! a dit Lotus. Et il est pourri!
(Je n’irais pas jusque-là, mais Cédric, evil?)
-Je ne l’imagine pas être evil, aie-je approuvé. «Parterre de fleurs»!
-J’ai perdu plusieurs amis à cause de ce «parterre de fleurs», nous a révélé Spartan.
-Oh… oups.
Cédric semblait être le seul mage evil. Spartan a dit qu’il avait beaucoup changé les choses. Il avait même interdit les expérimentations sur les êtres humains. Wow… Spartan est devenu un mage good… Je suis vraiment contente. Dans ce monde qui semblait être complètement ravagé, Cédric, le evil demon wuss se battait contre… l’armée d’Edward? Edward a une armée? C’est encore plus improbable que Cédric qui devient evil!
-Une armée de chapeaux? me suis-je exclamée. Pffft!
-Et Edward est aveugle, nous a dit Spartan.
-Aveugle?
(Mais quel genre de tatas il a dans son armée?)
-Sa fille est ses yeux, continué Spartan. C’est un fin stratège

Quant à nous, personne ne savait ce qui nous était arrivé après cette fameuse bataille. J’imagine que c’est pour ça que Spartan était aussi surpris de me voir. Étant donné que Merek était extrêmement amoché, Spartan a dit qu’il lui enverrait un médecin. Nous sommes donc partis chacun de notre côté. Ma chambre était très spacieuse et le lit semblait full confo. Je vais bien dormir ce soir. Enfin seule! Un peu de tranquillité va me faire du bien.

Toc, toc.

J’ai parlé trop vite. Allons ouvrir...

mercredi 4 juillet 2007

My life is so complicated, but I deserve everything that's coming at me

Il s'est passé tellement de choses depuis la dernière fois que j'ai pris le temps d'écrire. J'ai choisi, pour mon plus grand malheur, d'accepter le marché de Cobalté. Talis nous a surpris alors que j'étais sur le point d'accepter. Quand j'ai finalement dit oui, il a été tellement blessé. Je l'ai déçu plus que je n'aurais jamais pu le faire. À un tel point qu'il ne s'est même pas défendu contre Nionne. Ce n'est pas moi qui ai planté l'épée dans son coeur, mais c'est tout comme. J'ai tué Talis, deux fois plutôt qu'une. Et pourquoi? Pour absolument rien! Cobalté m'a fourrée d'un bout à l'autre. Il n'a jamais eu l'intention de me laisser partir de Darsack vivante. Quand j'ai appris par Kyle pourquoi il avait refusé de m'aider, j'ai essayé de m'enfuir. Je me disais: l'armée de Nakago doit être là dans quatre jours, alors si je réussissais à retarder le tout... Je n'ai pas réussi et je l'ai payé très cher. Nionne m'a rattrapée et avec elle il y avait quatre hommes. Je vous laisse deviner ce qu'ils m'ont fait.

J'ai tellement honte, je me sens tellement sale. Je ne sais pas comment j'arriverai à m'en sortir, ou si j'y arriverai. Je ne le mérite pas de toute façon. Nakago a beau me répéter le contraire, je sais que tout est de ma faute. C'est moi qui a accepté le marché de Cobalté, c'est moi qui a tué Talis, deux fois, c'est moi qui a trahi! Nakago... Quand il m'a vue à Darsack, il a été furieux. J'ai bien vu dans ses yeux qu'il pensait que j'avais été vraiment conne de faire ça. Au moins il ne m'a rien dit. Une personne de plus que j'ai déçue. Une partie de moi avait peur qu'il ne veule plus de moi après que je lui aie dit ce qui m'était arrivé, mais il m'a simplement serrée dans ses bras en me promettant de tuer ces hommes de ses propres mains. Je l'aime tellement, je ne sais pas ce que je ferais sans lui. Tout le monde pense que je suis complètement folle de l'aimer, mais je sais que j'ai raison. Jamais il ne m’a donné une seule raison, pas une seule, de douter de ses sentiments pour moi. Dans le ton de sa voix, dans la manière qu’il me regarde, dans la façon qu’il m’embrasse et me serre dans ses bras, dans absolument tout ce qu’il fait, je sens qu’il m’aime sincèrement autant que moi je l’aime. Dire qu'il ne m'aime pas et qu'il s'est foutu de moi tout ce temps, ça serait tirer un trait sur tout ce qu'on a vécu et je ne peux pas faire ça, je ne le pourrai jamais.

C'est vraiment dur d'être constamment séparée de lui, mais je sais qu'un jour, nous serons réunis et pour de bon cette fois. Seule ombre au tableau: Tania. Elle est tellement belle, je ne me lasse jamais de la regarder. Mais elle ressemble tellement à son père. Elle me rappelera pour le restant de mes jours que je suis responsable de sa mort. Je donnerais n'importe quoi pour le ramener à la vie et le supplier à genoux de me pardonner, mais la vie ne fonctionne pas ainsi, n'est-ce pas? Talis ne reviendra jamais et je vivrai à jamais avec le poids de la culpabilité sur mes épaules. Nakago m'avait dit qu'il était prêt à élever mon enfant comme le sien, mais je n'en suis plus si sûre. Les dernières fois que nous avons abordé le sujet, il n'était pas content du tout, il avait même l'air en colère. La prochaine fois que je le verrai, je devrai lui demander une bonne fois pour toute s'il est vraiment prêt à l'élever comme sa fille et à ne jamais la traiter différamment des enfants que nous aurons. S'il me répond que non, je devrai fraire un choix: Nakago ou Tania. J'espère seulement qu'on n'en arrivera pas là. Mais pour l'instant, ça ne sert à rien de me torturer l'esprit avec ça. Il faut d'abord qu'on sorte de la tête de Jay (avec l'âme ce Vanna de préférence). Une fois que je serai retournée dans le confort de ma chambre, ou cellule si vous préférez, j'y réfléchirai.

mercredi 27 juin 2007

Passionate reunion

Suite du post. Ce qui est en rouge est ce que j'ai rajouté.

J’ai couru jusqu’à ma chambre et je m’y suis enfermée en claquant la porte. Au moins, ici j’aurai la paix. J’ai commencé à marcher dans ma chambre en essayant de me calmer. Cet homme me rend complètement folle, et pas dans le bon sens! J’espère seulement que j’ai été assez claire et qu’il aura compris que «non» veut bien dire non et pas «Oui, je te veux». Le connaissant, ça m’étonnerait qu’il abandonne aussi facilement. Faites que je me trompe! La porte s’est ouverte avec grands éclats et une personne est entré en la claquant derrière elle. Sans même regarder, je savais que c’était lui.
-Il faut qu’on parle, m’a-t-il dit.
-…Parler de quoi? Je t’ai déjà dit tout ce que je voulais! Nous n’avons plus rien à nous dire!
-Moi je n’ai rien dit! Tu t’es contentée de parler sans me laisser placer un mot! Je…
-Pourquoi je te laisserais placer un mot? Pour que tu me mentes encore? Pour que tu me sortes encore des belles paroles? Non, plus jamais!
-Laisse-moi au moins t’expliquer!
-M’expliquer quoi?!
-J’étais soûl et…
-Et tu penses que le fait d’être soûl t’excuse?!
-J’étais soûl quand j’ai écrit ça… Ça ne s’est pas passé comme ça…
-Et je suis censée te croire sur parole?!
-Tu penses vraiment que je suis le genre d’homme à agir comme ça?
-…Je ne sais pas… Je ne sais plus… Et honnêtement, je n’ai plus envie de me casser la tête avec toutes ces histoires. Nous deux c’est terminé, pour de bon.
-You don’t mean that, not when you still love me.
-…Sorry to disappoint you, but those feelings died a long time ago.
-No, they didn’t. You still love me… And I love you too.

-…Quoi? De toutes les conneries que tu m’as dites, ça c’est la pire!
-Ce n’est pas une connerie, c’est la vérité. Je t…
-Arrête! Arrête! Tu ignores même le sens de ce mot!
-Pourquoi tu ne me crois pas?
-…J’ai espéré pendant longtemps que tu me le dises, mais plus maintenant. Tu dis seulement ce qui t’arranges quand ça t’arrange.
-Écoute…
-Non, plus jamais je ne t’écouterai… Please just go and leave me alone.
-Alright, I will leave and never bother you again… But at one condition…
-Huh?
-Tell me that you don’t love me anymore.
-What? I just…


Il ne m’a pas laissé finir ma phrase et s’est dangereusement approché de moi.
-Qu’est-ce que tu fais? lui aie-je demandé en reculant vers le mur.
-Si tu n’éprouves vraiment plus rien pour moi, a-t-il commencé en continuant d’avancer vers moi, la distance ne devrait pas te déranger, n’est-ce pas?
-Euh…
Je ne savais pas quoi répondre, alors j’ai continué de reculer pour m’éloigner de lui. Quand je me suis retrouvée acculée dos au mur, j’ai placé mes mains devant moi pour l’empêcher de s’approcher trop près. Il ne s’est arrêté que lorsque nos fronts se sont presque touchés. J’ai senti mon cœur commencer à battre de plus en plus rapidement. Je n’aimais qu’il soit aussi près de moi, car je ne voulais pas lui donner raison.
But you want to, don’t you? Shut up voice!
-Éloigne-toi de moi, lui aie-je demandé.
-J’ai dit que je le ferais, mais tu dois répondre à ma question avant : dis-moi que tu ne m’aimes plus.
-…Je ne t’aime plus, lui aie-je répondu en gardant les yeux baissés.
-Es-tu capable de me le dire en me regardant dans les yeux?
(…I can do this, I have to do this. But you don’t want to, you want to give in… Shut up voice!)
Lentement, j’ai levé les yeux vers lui.
-Je ne t’aime plus.
-Je ne te crois pas, m’a-t-il répondu en m’acculant encore plus au mur.
Mon cœur battait de plus en plus vite. Dis quelque chose! Vite, dis quelque chose!
-…I don’t care if you believe me or not. I gave you my answer. Now, leave me alone!

J’ai voulu le repousser, mais au moment où j’ai poussé sur son torse avec mes mains pour le repousser, il m’a agrippée par les poignets et m’a plaquée contre le mur. Avant que je ne puisse protester, il m’a brusquement embrassée. Ça m’a tellement prise par surprise, que pendant une seconde ou deux, je n’ai pas réagi. Quand je me suis remise du choc, j’ai commencé à me débattre. J’ai essayé d’échapper à son emprise, de détourner la tête pour qu’il cesse de m’embrasser, mais il était trop fort. Plus je me débattais et plus il se collait contre moi. Je ne pouvais plus bouger du tout. Lui continuait à me gratifier d’un monumental french kiss et ne semblait pas près d’arrêter, du moins pas avant que je n’y réponde. Moi , je ne voulais pas y répondre. Pas question que j’y réponde!
Mais tu as envie d’y répondre…
Shut up voice!
Non, je ne vais pas me taire, parce que c’est la vérité. Tu as envie de répondre à son baiser…Penses-y… Laisser vos souffles et vos langues se mêler comme autrefois… C’était si bon, n’est-ce pas…?
Oui… Non! Je veux dire non!

Arrête de nier la vérité. Tu as envie de lui… Et tu sais qu’il te veut…
Mais il ne m’aime pas…
Il a dit qu’il t’aimait, alors pourquoi ne peux-tu pas le croire?
Je n’ai plus envie de souffrir.
Mais il te dit peut-être la vérité.
Je n’ai pas envie de prendre cette chance.
Bullshit! Tu sais que tu en as envie… Parce que malgré tout ce qui s’est passé, tu n’as jamais réussi à l’oublier… Tu ne veux pas l’oublier… Tu l’aimes…
Non…
Oui… Succombes… Et il y a si longtemps que tu n’as pas connu ça…Donne-toi à lui, comme jadis… C’était si bon n’est-ce pas?
Oui… Et ça me manque…


Plus je «discutais avec moi-même» et plus je me sentais faiblir. Je ne voulais pas être faible. J’aurais voulu le repousser et lui péter royalement la gueule, mais j’étais incapable de bouger. Au fond de moi, je savais que la «voix de ma conscience» avait raison : j’avais toujours envie de lui, je n’avais jamais cessé de le vouloir et j’avais désespérément envie de croire qu’il disait la vérité quand il me disait qu’il m’aimait. Peut-être que ça pourrait marcher cette fois-ci… Il y avait toujours une partie censée en moi, mais la partie «passion» était maintenant omniprésente et j’étais incapable de penser rationnellement. Doucement, mes lèvres se sont ouvertes pour répondre à son baiser. Dès qu’il l’a senti, il s’est fait un peu plus pressant. Ses mains ont lâché mes poignets et sont remontées jusqu’à mes mains. Je les avais refermées depuis le début, mais dès que j’ai senti ses doigts, mes poings se sont ouverts. Nos doigts se sont entrecroisés et se sont refermés les uns sur les autres. Mon cœur se débattait toujours dans ma poitrine, mais pas de nervosité, plutôt d’envie. Il y avait effectivement longtemps que je n’avais pas connu un tel sentiment d’exaltation, de désir, de passion…

Je ne sais pas combien de temps nous nous sommes embrassés. Deux minutes? Peut-être. Une éternité? Probablement. Je m’en fichais. Tout ce que je voulais, c’était que ça ne s’arrête jamais. Je sentais la chaleur se dégager de son corps et se joindre à la mienne et ça ne faisait que me donner encore plus envie de lui. Je te veux, je te veux tellement… Il a continué à m’embrasser jusqu’à ce je sente mes genoux faiblir. Il a à ce moment-là lâché mes mains pour me soutenir par les épaules et éviter que je ne m’écroule. Peu de temps après, lentement, très lentement, ses lèvres ont quitté les miennes et tandis que je reprenais mon souffle, il a planté son regard dans le mien.
-Oseras-tu maintenant me dire encore que tu ne m’aimes plus? m’a-t-il murmuré.
(Dur retour à la réalité. Qu’est-ce que j’ai fait? Je suis trop conne d’avoir succombé aussi facilement! Il ne faut pas que je retombe dans ses bras, ça ne peut que mal se terminer!)


Je savais que j’aurais l’air pathétique, mais j’ai fait la seule chose que je pouvais faire en ces circonstances : je l’ai repoussé de toutes mes forces.
-Ce qui vient de se passer, c’était une erreur! lui aie-je crié. Ça n’aurait jamais dû arriver!
-Et c’est pour ça que tu as répondu à mon baiser…?
-…Je ne nierai pas que je suis faible, mais nous deux c’est terminé! Fais-toi une raison!
-C’est ce que tu m’as dit la dernière fois et tu te souviens comment ça s’est terminé…?

Sa main qui entourait mon cou était maintenant passée dans mon dos et un doigt à la fois, descendait le plus tranquillement du monde vers mon point sensible.

Je me suis sentie rougir au souvenir de cette nuit des plus torrides que nous avions passé ensemble.
-À ce que je vois, a-t-il continué, tu t’en souviens aussi…
-Je…Je…
-Oui…?
-…Ça aussi c’était une erreur! Alors respecte donc ma volonté et ne m’embête plus!
Je l’ai repoussé sur le côté et je me suis dirigé vers la fenêtre. Un peu d’air me ferait le plus grand bien. Il ne m’a pas laissée aller bien loin. J’ai à peine fait deux pas qu’il m’avait entourée de ses bras et me retenait contre lui pour m’empêcher de partir.
-Ça suffit! Lâche-moi! lui aie-je demandé.
-Non, m’a-t-il murmuré à l’oreille.
-Tu ignores donc totalement le sens du mot «respect»?!
-Pourquoi est-ce que j’écouterais ce que tu me demandes? Alors que je sais très bien que ça va à l’encontre de tes véritables désirs…
-Let me go!!
-No…
-Stop it!
-No…

Contrairement à moi, il n’élevait pas la voix, mais c’était bien pire, car ça ne faisait que me rappeler que dans le temps, j’aimais sentir son souffle contre mon oreille et j’adorais quand il me murmurait des trucs lorsque… Enfin, bon.

Je ne voulais pas succomber, alors je continuais à me débattre comme un diable dans l’eau bénite. Il en a eu assez et pour m’immobiliser complètement, il a gardé mes poignets entre une de ses mains et a utilisé l’autre pour enserrer mon cou, sans toutefois serrer. Si je ne voulais pas m’étouffer, il valait mieux que je me calme pour quelques instants et que j’essaie de le raisonner.
-S’il te plaît, lâche-moi, lui aie-je redemandé.
-Pour la dernière fois, je ne te lâcherai pas… Parce que je te veux…
-Non…
Jamais je n’aurais dû arrêter de bouger, car maintenant que j’étais immobile, je sentais son cœur battre contre mon dos, la chaleur de son corps, son souffle sur ma peau… Just feeling his body pressed against mine is making me weak in the knees.

J’ai senti qu’il rapprochait sa tête de la mienne et quand il a de nouveau parlé, j’ai senti ses lèvres contre mon oreille et son souffle chatouiller ma peau.
-You know you want me, so why can’t you just admit it…?
-I don’t want you…
-Yes you do. There is not a part of your body that doesn’t want me.
-No…
-Yes…

Pour me faire faiblir encore plus, il a commencé à me mordiller l’oreille. Il n’avait pas oublié que c’était l’un de mes points faibles. J’ai recommencé à me débattre, mais avec beaucoup moins de conviction.
-Arrête, l’aie-je de nouveau supplié.
-No, not until you admit the truth, m’a-t-il répondu en m’embrassant dans le cou.
-What truth?
-You want me, as much as I want you.
-No…
-Stop denying it…


Tout en continuant de m’embrasser dans le cou, sa main qui l’enserrait est descendue jusqu'à ma poitrine et il a commencé à détacher mon top. Je n’avais presque plus la force d’essayer de me défaire de son emprise. J’en étais presque rendue à souhaiter qu’il se dépêche un peu plus à me déshabiller. Quand mon haut fut ouvert, il a simplement promené ses doigts entre mes seins, tout doucement, pour me faire frissonner. Et ça a marché. J’ai senti ma peau frissonner des pieds à la tête et ma respiration s’accélérer dangereusement.
-Tu vois comme ton corps réagit? m’a-t-il demandé. Tu ne peux plus nier que tu as envie de moi.
-N…
Il m’a fait perdre le peu de volonté que je possédais encore : il a lâché mes poignets et de ses deux mains, il a commencé à caresser mes seins. J’ai posé mes mains sur les siennes. Pour le repousser? Pour l’aider à me caresser? Je ne sais plus. Peu importe. À chaque fois qu’il accentuait ses caresses, je m’entendais gémir un peu plus.
-Aaah..
-I love to hear your voice when I give you pleasure, m’a-t-il dit.

Même si tout mon corps était de plus en plus faible, une partie de moi se refusait toujours à succomber. Il n’était pas le genre d’homme à abandonner, alors il a continué à murmurer à mon oreille pour me convaincre.
-There’s no point in resisting anymore love. Give in, give in…
Tout en me parlant, il continuait à m’embrasser, ses lèvres se rapprochant de plus en plus des miennes. Sans m’en rendre compte, ma tête était en train de se tourner vers lui jusqu’à ce que nos lèvres se touchent presque. J’ai timidement levé les yeux vers lui.
-Alors, oses-tu toujours me dire que tu ne me veux pas? m’a-t-il demandé.
-…
Une partie de moi me disait que ce n’était pas une bonne idée, mais plus question que je l’écoute. Peu m’importait que ce soit une bonne idée ou une mauvaise. Je désirais cet homme et tout ce que je voulais en cet instant c’était de répondre à ses avances. Vais-je continuer à résister? Non, pas vraiment? Je ne lui ai pas répondu et je me suis retournée face à lui pour l’embrasser à pleine bouche. Je pense que l’empressement de mon geste l’a un peu surpris, mais il n’en a pas fait grand cas. Il m’a simplement entourée de ses bras et a répondu à mon baiser.

vendredi 22 juin 2007

La première fois...

Il était plus que temps: j'étais vraiment due pour écrire un truc pervers. Bouhahaha!

La première fois qu’il s’est «essayé», ça a été la panique totale. Dès qu’il s’est étendu sur moi, mon cœur a commencé à battre la chamade.
-Non, arrête! Je t’en prie, arrête!
J’ai commencé à trembler de toutes parts et je me suis mise à pleurer.
-Lilianna…
-Je suis désolée, je suis désolée…
-Ne sois pas désolée, ce n’est pas ta faute.
-Je suis désolée…
Je n’arrêtais pas de m’excuser. Il avait beau dire le contraire, je me sentais responsable de ce qui s’était passé. Comme par le passé, il m’a serrée contre lui jusqu’à ce que j’arrête de pleurer.
-Je suis désolée.
-Pourquoi t’excuses-tu?
-J’ai envie de faire l’amour avec toi, j’en ai vraiment envie, mais je ne peux pas. Je n’arrête pas de revoir dans ma tête ce qui s’est passé et je…
-C’est pour ça que tu t’excuses?
-Et bien… je ne peux pas te donner ce que tu veux et… ça doit être frustrant pour toi…
-Non. Ce qui est frustrant, c’est de te voir souffrir chaque jour et d’avoir l’impression de ne pouvoir rien faire pour t’aider.
-Alors tu ne m’en veux pas de ne pas pouvoir…?
-Tu assumes encore, là.
-Désolée.
-Jamais je ne t’en voudrai pour ça, Lili. J’adore te faire l’amour, plus qu’adorer en fait…
Il m’a dit ça avec un regard si perçant que je me suis sentie rougir. Il est trop bon, il n’a qu’à me regarder et je rougis aussitôt.
-…mais ce n’est pas ce qui est le plus important. Tout ce qui compte, c’est que tu ailles mieux. Je comprends que tu aie besoin de temps, alors ne t’en fais pas. Nous ferons l’amour quand tu seras prête et pas avant. I’m a very patient man, so take all the time you need.
-Are you sure you’re going to be able to satisfy yourself with only cuddling?
-Cuddling is more than what we had for almost a year, so yes, I’m ok with it. Besides, being with you is all that I need to be happy.
-You’re too wonderful, you know that?
-You told me a few times, so I’m beginning to get used to the idea.
-…
Je ne sais pas ce que j’ai fait pour te mériter, mais je suis tellement contente de t’avoir dans ma vie. Je ne sais pas ce que je ferais sans toi.
-Est-ce que tu préfères rester seule ou tu te sens assez mieux pour que je reste avec toi?
-…Tu partirais si je te le demandais?
-…Oui. Je veux que tu te sentes bien, c’est tout ce qui compte pour moi.
Je voyais quand même dans ses yeux qu’il espérait que je lui dise le contraire. Je t’en prie, ne me demande pas de partir, me disait son regard. Je veux rester avec toi.
-Ne t’inquiète pas, lui aie-je répondu. Je sais qu’après ma réaction ce que je vais dire est un peu contradictoire, mais je ne désire rien de plus que de m’endormir dans tes bras. Jamais je en me suis sentie aussi bien et autant en sécurité que lorsque j’étais avec toi.
-Je suis heureux de l’entendre.
Nakago s’est ensuite étendu à côté de moi et je me suis collée contre lui. I wish I could go to sleep every night like this. Très délicatement, comme s’il craignait que j’aie une autre attaque de panique, il m’a entourée de ses bras pour me rapprocher de lui un peu plus.

Toutes les nuits suivantes se sont passées ainsi : nous nous sommes endormis dans les bras l’un de l’autre sans qu’il ne se passe quoi que ce soit. Nakago ne prenait plus vraiment d’initiative. Il s’est montré un peu entreprenant quelques fois, mais j’ai eu d’autres attaques de panique. Il a fini par arrêter, me disant qu’il attendrait que je fasse le premier pas. Je voyais qu’il était déçu, mais il n’en a jamais rien dit. Comme toujours, il faisait passer son bonheur avant le mien. Le temps a donc passé jusqu’au jour où j’ai senti que j’étais finalement prête. J’avais toujours un peu peur quand je sortais (À chaque fois qu’un homme me regardait, je craignait qu’il ne me saute dessus.), mais je ne ressentais plus la moindre onde de panique quand Nakago m’embrassait ou me tenait dans ses bras.

Ce soir, alors qu’il arrangeait le lit pour que nous allions nous coucher, je me suis approchée par derrière et je me suis collée contre lui.
-Make love to me, lui aie-je murmuré.
Il a arrêté de bouger et s’est retourner vers moi.
-Are you sure…?
J’étais certaine, mais je tremblais quand même un peu.
-We don’t have to do it if you’re not totally ready, m’a-t-il dit.
-…No, I’m sick of waiting.
-Why are you trembling then?
-I’m scared… I’m scared I’m going to forget what it feels like to be with you, to touch you, to be touched by you… I don’t want to forget. I want to make love to you, I want to feel complete again.

Sans dire un mot, il s’est penché vers moi et le plus doucement du monde, il m’a embrassée. Il savait que j’avais besoin de temps et a donc tout fait pour ne pas me brusquer. Il a pris tout son temps, guettant mes réactions. Les premières fois que ses lèvres ont touché les miennes, je me suis contentée de le laisser faire. Je ne voulais pas me laisser aller trop rapidement, car je craignais de paniquer comme les autres fois. Je savais que Nakago ne m’en voulait pas de m’être refusée à lui. Il comprenait que c’était seulement à cause du traumatisme de mon attaque que je bloquais. Moi, je détestais ma réaction. J’étais avec l’homme que j’aime et tout ce que je voulais, c’était de m’étendre dans un lit avec lui et faire l’amour toute la nuit. Pourtant jusqu’à présent, j’en étais incapable.
-Tu réfléchis trop, encore une fois, m’a-t-il murmuré entre deux baisers.
-Désolée…
-…Je te le redemande : es-tu certaine que tu es prête pour…?
Il ne faut pas que je réfléchisse à une réponse, sinon je risque de paniquer encore. Il faut que je me lance. J’ai passé mes deux bras autour de son cou et je me suis rapprochée de lui.
-Oui, je suis sûre…

J’ai levé ma tête vers lui et je l’ai embrassé. Dès que mes lèvres ont touché les siennes, je l’ai senti répondre à mon baiser. J’avais beau avoir fait le premier pas, je n’osais pas en faire plus, je ne savais plus quoi faire. J’avais eu peur pendant tellement longtemps, que c’était comme si j’avais oublié ce qu’il fallait faire. Je me sentais comme une vierge qui était sur le point de faire l’amour pour la première fois. Heureusement pour moi, dans ce domaine, Nakago lisait dans mes pensées autant que je lisais dans les siennes. Il savait qu’il devait y aller lentement, autrement je prendrais peur encore. Il répondait donc à mon baiser, mais avec moins de fougue que d’habitude. Je sentais la passion dans ses gestes, mais il se retenait par égard pour moi. Je t’aime tellement, si tu savais…
-Je t’aime aussi, m’a-t-il murmuré entre deux baisers.
-Je n’ai rien dit.
-I guess I can read your mind then.
-Si tu peux lire dans mes pensées, tu dois alors savoir que j’ai envie que tu continues de m’embrasser… et pas juste sur les lèvres…
(Oh my god, I can’t believe I said that.)

J’ai baissé les yeux et je me suis sentie rougir comme si c’était la première fois que je lui faisais une proposition indécente. C’était pourtant loin d’être la première fois et je me sentais très gênée. Je pensais juste à mon cou, mais si lui pensait à une autre partie de mon anatomie? S’il pensait que j’étais juste une perverse finie? Et s’il…?
-Stop worrying so much, m’a-t-il chuchoté à l’oreille.
Avant que je ne me remette à me torturer l’esprit, il a commencé à me mordiller l’oreille. Je n’ai pas pu m’empêcher de soupirer de plaisir. Oui, c’est exactement ce que je voulais.
-Comment fais-tu… aah… Comment fais-tu pour toujours savoir exactement ce qu’il faut faire pour que j’aie du plaisir?
-Je connais ton corps par cœur, m’a-t-il répondu tandis que ses lèvres descendaient le long de mon cou, et aussi ton cœur. We’re soulmates, that’s why we’re so good together. Don’t you agree?
-…No…
-Wh…?
-We’re not good together, l’aie-je interrompu, we’re great. We always have been and always will be.
-Yes we are, we are…


Il a continué à m’embrasser dans le cou en y allant cette fois-ci légèrement plus fort, pour mon plus grand plaisir. Je me suis accrochée à lui et j’ai penchée la tête par en arrière pour lui faciliter la tâche. Il était rendu à la base de mon cou, puis a remonté le long de ma gorge…
-Oh, Nakago…
-Lili…
Quand sa tête s’est retrouvée au même niveau que la mienne, je n’ai pas attendu qu’il m’embrasse : j’ai passé mes bras autour de son cou et j’ai pris les devants. Nakago m’a aussitôt enlacée et serrée étroitement contre lui. Je sentais à quel point il me voulait, je le sentais devenir un peu plus empressé, mais cette fois, ça ne me faisait plus peur. Yes, I’m finally ready. Il a commencé à me caresser le dos, promenant ses doigts tout doucement sur ma peau, juste assez pour me faire frissonner. Il a ensuite utilisé ses deux mains pour refaire la même chose, mais en y allant un peu plus fort. Il ne voulait pas me brusquer, alors il procédait étape par étape.
-Veux-tu que je continue plus bas? m’a-t-il demandé, alors que ses mains étaient rendues à ma taille.
-Oui…
Il a donc commencé à me caresser les fesses puis a fini par les empoigner à pleines mains pour me rapprocher encore plus de lui. Ma chemise de nuit était bien mince et je sentais aisément à quel point il me désirait. Comme toujours, ça m’enivrait de le sentir excité à cause de moi, de sentir que tout son désir était dirigé vers moi.
-Tu sais que je te veux, n’est-ce pas? m’a-t-il demandé en me fixant droit dans les yeux.
-Oh oui…
-Reste maintenant à savoir si tu me désires autant que j’ai envie de toi…
-Tu sais bien que oui.
-Si ça ne te déranges pas, je préfères m’en assurer par moi-même.
-Qu’est-ce que tu as en tête?
-…

Il ne m’a pas répondu et a continué à me fixer du regard. Au moment où j’allais lui demander encore ce qu’il voulait faire, j’ai senti que ses mains faisaient remonter ma robe de nuit le long de mes jambes. Plus je sentais ma peau exposée à sa vue, et plus j’étais nerveuse, mais aussi excitée. J’avais très envie qu’il me caresse, qu’il me fasse crier. Sans me quitter des yeux, il a remonté le tissu jusqu’à mes hanches. Il a laissé une de ses mains sur mes fesses et a déplacé l’autre jusqu’à mes hanches puis à mon ventre. Lentement, très lentement, il est descendu…
-Aaah…
-Oui, je pense que tu es prête, m’a-t-il dit quand sa main a atteint l’intérieur de mes cuisses. Ou peut-être pas tout a fait…
-Nakago… Aaah!
Il avait cessé de simplement me caresser et avait introduit deux doigts en moi, qu’il bougeait comme s’il était en train de me pénétrer. Je me suis accrochée à lui, car plus mon désir montait et plus je me sentais faiblir. Je ne pourrai plus tenir bien longtemps… À ce rythme, j’allais bientôt succomber.

Nakago avait d’autres plans en tête et il a arrêté de me caresser.
-Why are you stopping? lui aie-je demandé.
-I wouldn’t want you to come to fast. I’ve got other plans…
-Like…?
-…You’ll see soon enough…

Avant que je ne lui pose d’autres questions, il m’a prise dans ses bras et m’a déposée sur le lit. Il a pris les couvertures et m’en a recouverte. Je ne comprenais pas pourquoi il ne s’allongeait pas tout de suite à mes côtés, mais je n’ai rien dit. Il devait forcément avoir une bonne raison. Tout en restant dans mon champ de vision, il s’est reculé et a commencé à se déshabiller. J’étais un peu perplexe : j’aurais très bien pu le faire moi-même. Quoique… Ça m’aurait sans doute pris une éternité tellement j’étais nerveuse. C’est probablement pour ça qu’il se déshabillait lui-même… Et aussi pour faire augmenter mon plaisir. Il savait à quel point j’aimais le regarder. Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire.
-What? m’a-t-il demandé en me voyant sourire.
-I guess some things never change.
-What do you mean?
-You know what I mean: you still love to play with me so much.
-Of course I do. But you’re not complaining are you?
-Of course not, I love watching you.
-I know…

Très tranquillement, il a fini d’enlever sa chemise. Il a continué de me fixer tandis qu’il détachait son pantalon. Quand il fut complètement nu, je me suis sentie rougir.
-Why are you blushing? m’a-t-il demandé en se rapprochant du lit.
-I was just thinking how lucky I was to have the most gorgeous man of all in my life.
-And in your bed
, m’a-t-il murmuré en se glissant sous les draps.
J’ai voulu m’éloigner pour lui permettre de se coucher à mes côtés, mais il ne m’a pas laissée faire. Il m’a maintenue contre le lit et s’est allongé sur moi. Il s’est positionné de façon à ce que sa tête soit à la même hauteur que la mienne et tout en me regardant, j’ai senti qu’il faisait remonter ma chemise de nuit. Quand le tissu est arrivé sous ma poitrine, j’ai levé les bras pour qu’il le fasse passer par-dessus ma tête. C’est ce que je voulais, mais quand je me suis retrouvée nue, j’ai eu le réflexe de me couvrir les seins avec mes mains.
-Why are you hiding yourself?
-…I’m embarrassed.
-Why? It’s not the first time that I’ve seen you naked.
-…Well I feel like it’s our first time… my first time.


J’ai baissé les yeux, car je me sentais un peu gênée de lui avouer ça. Je craignais qu’il me trouve idiote.
-You’re right, a-t-il approuvé. It’s like a first time, a new beginning, for the two of us.
-But I’m…
-Don’t be ashamed of your body, you have no reason to be. You are absolutely gorgeous and nothing will ever be able to change that.

-…I love you.
-I love you too.

Il a relevé ma tête vers lui.
-Don’t look away, there’s nothing to be afraid of.
Délicatement, il a enlevé mes mains de sur ma poitrine.
-J’avais raison, m’a-t-il dit en faisant doucement descendre une de ses mains de mon cou à mes seins, tu es tout à fait magnifique.
-Tu n’arrêtes pas de me le dire, alors je vais commencer à y croire.
-Je n’en demande pas mieux.
Quand il a commencé à me caresser, j’ai eu l’impression de frissonner de la tête aux pieds. Dès que ses mains sont sur moi, j’en perds tous mes moyens.
-I can’t get enough of you, you know that? lui aie-je demandé, entre deux soupirs.
-I know, and I feel the same way.
-Je t’en prie, embrasse-moi, l’aie-je supplié.

Il ne s’est pas fait prier et il s’est emparé de ma bouche. Ce baiser était beaucoup plus passionné que les premiers que nous avions échangés, car nous étions maintenant tous les deux prêts à passer à l’étape suivante. Autre preuve que nous étions parfaits l’un pour l’autre : sans que j’aie eu à lui dire que c’était ce que je voulais, ses mains ont commencé à se promener sur mon corps avec beaucoup d’intensité. Il voulait me donner du plaisir autant qu’à lui et ça marchait. Je n’étais pas encore rendue au point de crier, mais je soupirais et je gémissais ça c’est certain. Ça ne semblait pourtant pas le satisfaire complètement.
-Don’t try so hard to restrain yourself, m’a-t-il dit.
-Why…?
-It only makes me want even more to make you scream.
-…And how do plan to do that?
-…I’ll show you…


Lentement, il s’est rapproché de moi avec l’intention évidente de m’embrasser et juste avant que nos lèvres ne se touchent, il m’a pénétrée. J’avais appréhendé cet instant, car même si mon corps ne portait plus aucune cicatrice de mon attaque, j’avais peur d’avoir mal. J’ai craint et attendu la douleur, mais elle n’est jamais arrivée. Pas la moindre trace de souffrance. Juste un état intense d’euphorie et beaucoup, beaucoup de plaisir. Je n’ai pas été la seule à éprouver quelques doutes, car pendant quelques instants, Nakago est resté immobile au-dessus de moi à me regarder. Je savais très bien ce qui lui passait par la tête : il voulait être certain que je n’avais pas mal avant de continuer. Je savais qu’il arrêterait tout maintenant si je lui donnais le moindre signe d’inconfort. Arrêter tout? Pas question.
-Do you really think that I would ask you to stop now? lui aie-je demandé en passant mes bras autour de son cou.
-I was hoping not.
-Good, cause that’s not happening. Now, kiss me please.
-Your wish is my command…


Il m’a embrassée et a commencé à se mouvoir en moi. Si j’avais encore éprouvé de le peur, elle aurait disparu en cet instant c’est certain, car tout n’était que passion. Il bougeait en moi et je m’accrochais désespérément à lui. Comme toutes nos autres fois précédentes, c’était tellement bon que j’en oubliais le reste du monde. L’attente avait été longue, mais elle en avait valu la peine. Je m’abandonnais totalement à lui sans aucune inhibition.
-You said you wanted to make me scream, right? lui aie-je demandé.
-Yeah…
-Do it. I want to scream for you.
-Now you’re talking…

Il a saisi une de mes jambes au niveau de la cuisse et l’a relevée pour pouvoir s’enfoncer en moi plus profondément.
-Aaaah!

Tout était si parfait : nos corps bougeant en harmonie et s’accrochant l’un à l’autre comme si nos vies en dépendaient, la chaleur qui s’en dégageait, nos souffles se mêlant… Je me sentais si heureuse en ce moment, si complète, que ça en faisait presque mal. Sans pouvoir m’en empêcher, j’ai senti des larmes couler au coin de mes yeux.
-Why are you crying? Are you…?
-No, I’m happy. You have no idea how happy I am right now and it’s all thanks to you. I love you so much and I don’t ever want to stop feeling that way.
-You won’t, I promise. I love you Lili.
-I love you too.
Nous avons ensuite atteint l’orgasme et Nakago s’est laissé tombé sur moi. Je sentais son souffle dans mon cou ralentir tandis que les battements de son cœur revenaient à la normale. Mes bras et mes jambes entouraient toujours le corps de Nakago. Je me sentais si bien que je n’avais aucune intention de bouger.
-Are you going to stay like this forever? m’a-t-il demandé d’un ton un peu moqueur.
-Probably. I just feel so good right now that I don’t want to let you go.
-Come here.
-Whoa!


Nakago a roulé sur le côté et m’a attirée vers lui. Avant que je ne «proteste», il m’a entourée de ses bras et m’a maintenue contre lui.
-There, that’s better, m’a-t-il dit.
-Qu’est-ce que notre position change?
-Absolument rien, mais j’adore te serrer dans mes bras. Et j’aime encore plus m’endormir et sentir ton corps contre le mien, ta tête contre mon épaule.
-Si ça peut te faire plaisir alors…
J’ai entouré sa taille de mes bras et je me suis collée le plus possible contre lui.
-I feel so good, so safe, right now, lui aie-je murmuré.
-Me too.
-It’s like nothing can get to us.
-Well I hope no one is going to try to attack us, because frankly, in our state, I don’t think we would win…
-Probably not…


J’ai fermé mes yeux et je me suis endormie. Pour la première fois depuis une éternité, je n’ai pas fait de cauchemars cette nuit-là. J’ai fait quelques rêves, mais ils n’avaient rien de cauchemars, bien au contraire… Hé, hé, hé… Quand je me suis réveillée le lendemain matin, Nakago n’était pas à mes côtés dans le lit. Il est probablement parti nous chercher à manger. Comme de fait, il est arrivé dans la chambre quelques instants plus tard avec un plateau rempli de tout ce que je préférais au déjeuner. He just too perfect.
-Morning gorgeous, m’a-t-il saluée en voyant que j’étais réveillée.
-Morning handsome.
-Tu as passé une bonne nuit…?
-Oui… J’ai même passé une excellente nuit…
-Moi aussi… Je ne savais pas ce dont tu aurais envie, alors j’ai pris un peu de tout.
À vrai dire, mon ventre gargouillait, mais…
-Non, je n’ai pas très envie de déjeuner, lui aie-je répondu en essayant de ne pas avoir l’air dans mon assiette.
-Ça ne va pas? Tu n’as pas faim? s’est-il inquiété.
-Si, j’ai faim, mais pas pour déjeuner, lui aie-je répondu d’un ton plein de sous-entendus.
-Oh, je vois… Et… de quoi aurais-tu envie…?
Je lui ai fait signe avec mon doigt de s’approcher du lit.
-Viens me rejoindre dans le lit et je te promets de te le montrer…
-Si ça peut te faire plaisir…
Sans se faire prier, il m’a rejoint sous les draps et… pour le reste, laissez aller votre imagination…