mardi 16 janvier 2007

Raven 17: Y’a un méchant boute à toute!

Il continuait à y avoir du bruit et ça venait maintenant de dehors. Dante est allé jeter un coup d’œil.
-Hé Raven! Ton chum se fait attaquer! Il vient de se faire piquer son chapeau!
Je suis allée regarder par la fenêtre et effectivement, le groupe se faisait attaquer de toute part par des créatures… mi-ours, mi-cochon(?) et Edward venait effectivement de se faire piquer son chapeau (offense ultime).
-I guess it’s time for me to do the hero stuff! a dit Dante. Non, les back-up viennent d’arriver!
Effectivement, Anna, Théodore, l’homme-lézard et Casey venait d’arriver pour les aider. Pendant quelques minutes, nous nous sommes contentés de regarder pour voir comment se déroulerait le combat.
-Bon. Raven, cover fire.
-Tu veux que je me foutes en feu?
-Tire, épaisse!
-Hé!


Dante a sauté dans la ruelle et j’ai couvert du mieux que je pouvais avec mon arbalète.
-Lui, c’est une fille? a demandé un des monstres à son ami en voyant Dante.
Il n’a plus jamais rien dit après ce commentaire, car Dante l’a ramassé d’aplomb.
-Je suis un mec!
J’ai d’abord essayé d’atteindre celui qui avait emmené Cyrianne, puis je me suis tournée vers Lotus, qui en avait cinq autour d’elle. Malgré tous nos efforts, je me demandais comment nous ferions pour gagner la bataille.
-Tous ceux qui ont une cervelle, accrochez-vous! a crié Casey.
Ceux qui ne se sont pas accrocher après quelque chose sont montés dans les airs et sont retombés par terre.


Les monstres étant hors d’état de combattre, je suis allée les rejoindre dans la rue avec nos affaires et nous sommes partis au plus vite. Nous sommes allés demander au gars du kiosque d’information (qui pouvait répondre à absolument n’importe quoi pour 10 po), qui nous a indiqués une maison derrière lui où on pourrait se cacher. Apparemment, le quartier avait été vidé le temps que les trucmuches mi-ours et mi-cochon recherchent les dangereux terroristes que nous étions. Je pense que Dante et moi avons été chanceux qu’ils se soient trompés de chambre. La maison était en effet vide. Cédric a été déposer Cyrianne dans la chambre, car elle n’avait toujours pas repris conscience. Je suis allée me prendre quelque chose à manger et je suis retournée dans le salon pour m’écraser sur le divan. Kira était déjà assis dessus. Pas question que je m’assoie à côté de lui! Je suis donc allée m’asseoir sur le fauteuil en face de lui. Il n’a pas arrêté de me fixer.
-Oui…?
-…
-Pourquoi tu me regardes?
-Parce que tu es en face de moi.
-Regarde ailleurs! T’es fatiguant!
Il continuait à me regarder d’un air baveux.
-Je te hais!
-Ce n’est pas le moment d parler de trucs osés, nous a dit Edward.
-Quoi? Je n’ai pas dit «je te veux»! J’ai dit «je te hais»!
-Des fois…
-Pas avec lui!


Tant que les barrages n’auraient pas été levés, nous ne pouvions pas sortir. Nous avons donc discuté du plan pour aller tuer l’archimage. Dante semblait s’en foutre complètement, surtout après que nous lui ayons dit que la raison principale était de sauver Lotus. Toc, toc.
-Y’a des filles ici? nous a demandé le trucmuche qui cognait à la porte.
-Non! C’est un bordel de gars!
-Ok!
(Il sont vraiment trop cons!)
Retour au plan : la majorité du groupe irait faire sauter le barrage pour faire diversion et quelques personnes iraient au château avec Cyrianne. Pour faire sauter le barrage, nous allions avoir besoin d’explosifs, de barils et de chariots pour transporter le tout. Mais sans les plans détaillés du barrage, nous ne pouvions rien faire. Anna s’est proposée d’y aller. Comment elle prévoyait s’y prendre? Tuer un ingénieur tout simplement! Cette fille est vraiment trop psycho-freak, ça fait peur! Mais ça semblait plaire à Dante.
-J’aime cette fille.
-Je t’aime bien aussi, lui a répondu Anna.
Je n’ai pas réfléchi un instant et j’ai lancé une pomme derrière la tête de Dante, par pure jalousie.
-Tu veux que je la tue? lui a demandé Anna.
-Non, elle pourrait être encore utile.
(Quoi?)


Anna est donc partie chercher les informations dont nous avions besoin et nous nous sommes reposés pendant ce temps. Quand elle reviendrait, Edward irait acheter des barils et moi j’irais voler des chariots. Bon, qu’est-ce que je pourrais faire en attendant? Tiens, Edward est sorti de la salle de bain, je pense que je vais y aller. Je m’y suis enfermée et j’ai rempli le bain d’eau et de mousse jusqu’à ce qu’il n’y ait que ma tête qui dépasse. This is bless…
-Raven, dépêche-toi! m’a crié Dante de l’extérieur.
-Non!
-Sors ou je fais cramer la porte!
-Vas-y fort! Moi, je ne sors pas!
Il n’a plus dit un mot, mais j’ai vu de la fumée sortir de la serrure et Dante entrer dans la pièce en tentant de sneaker.
-Qu’est-ce que tu fais?
-J’essais de sneaker.
Pate pate.
-Lâche pas Dante.
-Alors, tu va sortir?
-Non!
-…Fine! Garde-la ton eau!


Après environ une heure, j’ai fini par sortir et je suis retournée dans le salon pour pieuter. La caractère de Dante ne s’était pas amélioré. Kazumi ne se sentais pas bien et il ne s’est pas gêné du tout pour s’en moquer.
-Ne te gêne pas pour être malade! Ça ne m’affecte plus du tout! Tu veux que je tienne tes cheveux?
-Seriously, what do you see in this guy? m’a demandé Kazumi.
-Good question, a ajouté Cédric en se tournant vers moi.
-Yeah, sometimes I’m wondering, a répondu Dante.
-…
(Je n’ai rien répondu, car je me le demande parfois aussi. Surtout que depuis que je l’ai ramené, il ne s’est même pas forcé à faire semblant d’être content de me revoir. Il me traite encore comme une «elfe». En voici un exemple: )
Kazumi a demandé à Kira qu’est-ce qu nous allions faire au barrage.
-Je crois que Lotus va en aveugler la moitié et Raven va cramer l’autre moitié en couchant avec eux. Quoique Dante sait quoi faire pour la partir.
-J’ai entendu! a crié ce dernier.
-Dante, tu veux que je t’en conte une bonne? lui a demandé Kazumi. Qui est avec une elfe?
-Qui?
-Toi.
-T’as une preuve de ça?
-Y’a moi, ais-je répondu en lui faisant signe de la main.
-T’as une preuve que je me la suis taper? a demandé Dante a Kazumi.
-Tu viens de l’avouer, ais-je répondu à sa place.
-…Shit!
(C’est très loin d’être le pire exemple que j’ai, mais ça montre quand même qu’il agissait en public comme s’il se foutait royalement de moi. Si au moins il pouvait agir différemment quand nous étions seuls…)


Anna a fini par revenir et nous a dit que le barrage comportait quatre turbines et que quatre barils seraient nécessaires pour faire sauter chacune d’entre elles. Kazumi a dit que nous aurions besoin de 46 barils en tout, comme ça les gardes seraient encore plus occupés. En enlevant les dix qu’il y avait dans le sous-sol, il nous en faudrait 36. Anna avait réussi à obtenir toutes les infos nécessaires et aussi plus ou moins inutiles, y compris le fait que les gardes se faisaient parfois venir des putes.
-Quoi? s’est exclamé Cédric. Tu ne suggères quand même pas que les filles se fassent passer pour des putes? Je ne peux pas parler pour Raven, mais pas question que Lotus le fasse! Tu as eu ces informations où?
-J’ai tué une ingénieure. J’aurais aussi pu tuer ses enfants, mais ils dormaient et je n’ai pas voulu les déranger. Alors je les ai vendus.
-Oui, j’aime cette fille, a de nouveau dit Dante.
(T’es pas bien? Elle est complètement folle!)


Pendant qu’Edward et Anna déguisés (Edward avait vraiment l’air gai dans son costume un peu trop serré pour lui et ses cheveux plaqués sur sa tête avec du gel et Anna faisait toujours aussi peur même dans cette robe à froufrous et avec son ombrelle) allaient acheter des barils, moi et Dante (qui s’était tanné de transporter les barils su sous-sol jusqu’à l’étage) sommes allés en ville pour voler des chariots. Le premier chariot que nous avons vu était conduit par un vieux bonhomme qui a fait une crise cardiaque dès que Dante l’a regardé. J’ai pris les 2 pc qu’il avait sur lui. Je pourrais toujours m’en servir comme projectile sur Dante à la prochaine vacherie qu’il me dirait.
-Wow! Ça c’est cool! Il va vraiment falloir que tu m’apprennes à faire ça!
-Je ne pense pas. T’es une elfe, tu n’auras jamais assez de charisme pour ça!
Paf! J’ai frappé Dante.
(C’est là que les vacheries ont recommencé et n’ont plus arrêté.)


Le chariot suivant semblait avoir pour passager un riche marchand, car il y avait des gardes tout autour.
-Je parie 10 po que tu n’es pas capable de l’avoir sans mon aide, m’a dit Dante.
-T’as une idée?
-Non.
J’ai pris le temps de bien observer de quoi étaient armés les gardes : épées, guns, lances-roquettes…)
-Non, je ne crois pas que ça soit une bonne idée, ais-je conclu.
Nous avons ensuite vu une bonne sœur qui conduisait un chariot d’enfants modifiés. Dante m’a dit qu’elle devait les emmener se faire tuer, car les enfants modifiés n’étaient pas désirés, ou pas utiles, je ne me souviens plus, car j’étais tellement en colère contre cette femme que j’avais juste envie de la tuer.
-Je reviens, ais-je dit à Dante. Je vais aller m’occuper de la bonne sœur.
-Attends. Donne-moi tes 2 pc.
-Qu’est-ce que tu veux en faire?
-Donne-les moi.
-Ok.
Il les a prises et est allé voir la bonne sœur.
-2 pc pour votre chargement d’enfants.
-Vendu!
Quoi? Quel genre de femme amène des enfants à l’abattoir et les vend ensuite pour seulement 2 pc? Je vais tellement la buter!
-Je reviens Dante. Je vais aller parler à la bonne sœur!
-Lave-toi les mains avant de revenir!


Je l’ai suivie jusqu’à un bar mal-famé et j’ai lié conversation avec elle. Devant son manque absolu de remord face à ce qu’elle avait eu l’intention de faire aux enfants, je lui ai tout simplement tranché la gorge. J’ai repris mes 2 pc et je suis allée retrouver Dante. Il était resté avec les enfants et leur avait même acheté des chocolats.
-T’as une idée pour les autres chariots? lui ais-je demandé.
-Les enfants! Vous voulez jouer à un jeu avec tonton Dante? On va jouer à aller chercher des chariots!
-Ouai!!!
-Non! Il ne faut pas se servir des enfants! ais-je tenté de protester.
Trop tard, ils sont tous partis.
-I guess we can have some quality time now, m’a dit Dante.
-T’as envie de faire quoi?
-Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de faire ça ici, dans le chariot. On risquerait de les abîmer!
-…
(Je ne pensais pas à ça!)


Nous avons attendu les enfants environ une heure et ils ont fini par revenir avec les autres chariots qui nous manquaient. Dante voulaient emmener les enfants avec nous au barrage.
-Pourquoi?
-Pour servir d’otages.
-Quoi? Non! Pas question!
-Ça occuperait les gardes!
-Non!
-Les enfants modifiés c’est comme les elfes et le trisomiques, c’est inutile!
-Tu te rends compte que tu viens de me traiter de trisomiques?
-Non. Juste les enfants que tu vas avoir!
Après qu’il ait encore dit que nous ne pouvions pas en avoir, car nous n’étions pas compatibles, je l’ai encore frappé.
-Pourquoi tu me frappes toujours quand je dis quelque chose?
-..Laisse-moi t’apprendre les choses de la vie Dante. Elfe + humain =demi-elfe. Ça existe!
-Oui, c’est ça!
-Oui, ça existe! Cherche dans des livres!
-Je ne chercherai pas dans de livres! Je sais que j’ai raison!
-…
(Je commençais vraiment à pomper.)
-Écoute Raven, si tu veux vraiment être ma meuf, il faut que tu fasses ce que je te dis.
-…Dante, il y a une différence entre blonde et esclave!
-…For real?
-Oui!!


Les enfants semblaient en complète admiration devant Dante, je n’ai donc pas réussi à les empêcher de venir avec nous jusqu’au magasin de tonneaux où nous attendaient Edward et Anna. Quand nous sommes arrivés, Dante a proposé aux enfants de jouer à un autre jeu : mettre les tonneaux dans les chariots.
-Non! Ce ne sont pas nos esclaves! ais-je encore protesté, toujours sans succès.
-Qu’est-ce que tu veux faire avec ces enfants? lui a demandé Edward.
-Les mettre dans les barils, a répondu Dante.
-Quelle partie de «il ne faut pas se servir des enfants» tu n’as pas compris? lui ais-je demandé.
-Le «pas» je crois.
-«Pas» comme dans non, lui ais-je expliqué. N-o-n, non.


Edward a demandé aux enfants de sortir des barils et de partir.
-Mais on n’a nulle part où aller!
Ça me faisait mal de les laisser partir, mais nous ne pouvions pas les emmener avec nous. Mais si nous les laissions à eux-mêmes… Edward semblait aussi touché par leur sort, car il leur a donné le bloc fondu (par ma faute) de son or et de son équipement.
-Tenez les enfants! Profitez de votre liberté avec ça!
-Ouai!
Ils sont partis en courant et nous, tout en nous dirigeant vers notre planque, avons fait un court arrêt à un magasin général. Nous sommes tombés sur… Oh non, pitié! Pas lui! Pourquoi est-ce que dans toutes les villes où nous allons il faut que nous tombions sur Muerte? Je me suis achetée deux robes de rechange (mon petit doigt me disait que j’en aurait besoin) et de la corde. Nous sommes repartis retrouver les autres. Assise à côté de Dante, je ne disais rien, car j’étais vraiment découragée de la vie.


Je sais bien que c’est moi qui ai choisi de ramener Dante avec sa mémoire et qu’il faut donc que j’assume ce choix. Mais il y a des limites à ce que je peux endurer! Je m’étais habituée aux vacheries de Dante, jusqu’à un certain point, car il m’avait montré qu’il pouvait avoir des bons côtés : il m’avait consolée, réconfortée, s’était parfois même montré gentil et attentionné. Et que dire de ces quelques occasions où il avait surgi de nulle part pour me sauver la vie? J’avais fini par me dire que nous étions liés d’un certaine façon, mais plus maintenant. Il devait dire vrai dans ce bar, quand il disait qu’il n’avait été avec moi que pour recharger son feu. S’il m’a montré des bons côtés, ça ne devait que être que pour me garder sous sa coupe. Après tout, je suis sa recharge portative, non? Et quel meilleur moyen de s’assurer que je «coopère» que de faire semblant de tenir à moi car il sait très bien que c’est ce dont j’ai envie? Je supportais ses abus, car je me disais que peut-être, peut-être, il y avait de l’espoir et qu’une fois qu’il aurait été convaincu de la sincérité de mes sentiments il aurait arrêté de me bitcher.


Je me disais que c’était peut-être juste un air qu’il se donnait, mais à ce point-là… Who was I kidding? À chaque fois que je croyais qu’il y avait de l’espoir, on retouchait le fond du baril. Et bien aujourd’hui, le fond du baril a été défoncé. J’en ai plus qu’assez! Je voulais vraiment que ça marche, j’ai tout fait pour que ça marche, mais puisqu’il ne semble pas comprendre (et ne comprendra jamais) que blonde n’égale pas esclave, alors il faut que j’arrête tout. Ça m’attriste beaucoup, car j’étais vraiment contente d’avoir enfin trouvé quelqu’un avec qui je pouvais développer un semblant de relation et qui ne cramait pas à mon contact et si en plus il y avait une possibilité qu’il absorbe tout mon feu, tout aurait été parfait. Peut-être que c’est juste pour ça que je cherchais à être proche de Dante? …Non, je l’aimais vraiment, mais ça n’a plus d’importance, car il s’en fout royalement. Alors la première chose que je ferai quand on sera revenus à notre cachette, sera de lui dire ses quatre vérités et de lui redonner sa bague. Ensuite, je vais aller me soûler d’aplomb jusqu’à ce que j’oublie absolument tout, et surtout lui.

vendredi 12 janvier 2007

Talius, my final choice

Pour entrer en ville, les elfes ont dû se camoufler d’une façon ou d’une autre et moi j’ai pris une potion pour devenir une blonde aux yeux bleus. Kyle ne comprenait pas pourquoi je devait aussi me cacher, j’étais une humaine après tout.
-Le général des armées bleues est à sa rechercher personnellement, a dit Julius. Et Talius est sous le contrôle de qui? Le général des armées bleues!
Kyle m’a regardée avec des yeux fâchés.
-Désolée!
-That’s great! Tu n’aurais pas pu le dire avant?
-Désolée!
-Elle l’a dit, m’a défendue Julius. Tout le monde était au courant.
Parlant de Nakago, je n’avais vraiment pas envie de me retrouver en face de lui, car je me disais qu’il n’étais plus l’homme que j’avais aimé. J’avais aussi peur, pas de Nakago, mais… Même si je ne l’aurais jamais avoué à personne, j’avais peur de la réaction que j’aurais si Nakago me disait qu’il avait tout fait pour moi et qu’il n’avait jamais cessé de m’aimer. Car je savais bien qu’à ce moment-là, mon cœur pencherait de son côté. Mais ça ne sert à rien d’y penser parce que ça n’arrivera pas… Right?

Une fois entrés en ville, nous nous sommes rendus directement au temple pour parler à Monsieur Biscuit. Il nous a appris beaucoup de choses au sujet des pierres, entre autre qu’elles étaient vivantes et que les guardians n’avaient pas le choix de nous combattre. Il m’a ensuite examinée.
-L’enfant est en vie.
Je n’ai pas pu m’empêcher de pousser un énorme soupir de soulagement.
-Merci mon dieu!
-Mais la pierre mobilise toute votre énergie. Alors tant qu’elle sera active, l’enfant sera en dormance.
-Alors tu vas être enceinte… longtemps? m’a demandé Ariste.
-Je vais être enceinte, sans l’être? Oh men…

Nous avons ensuite appris que Kernz se trouvait un peu en retrait de la porte sud avec deux compagnons que nous ne connaissions pas et Bob, le meilleur ami de Talis. Pendant que Monsieur Biscuit parlait à Kyle, nous sommes allés à la bibliothèque pour trouver des renseignements sur les pierres, les artefacts de Lemnor et sur les clés. Nous nous sommes ensuite rendus à un genre de dortoir qui se trouvait à l’arrière du temple; nous y serions en sécurité.
-Lilianna, tu veux aller te coucher? m’a demandé Talis.
-Oui…
(Hé hé hé! Quoi? Ça fait depuis avant qu’on arrive à Wateryard qu’on n’a pas été ensemble! Qu’est-ce que vous pensiez que j’allais faire lorsque j’allais enfin me retrouver seule dans une chambre avec lui?)

Nous sommes allés dans notre chambre et pendant que Talis arrangeait les draps, je me suis collée contre lui.
-Ça va? m’a demandé mon rourou. Tu n’as plus à avoir peur.
-Je ne me colle pas parque j’ai peur…
Comme il ne semblait pas saisir ce dont j’avais envie, je l’ai embrassé. Il a tout de suite compris, parce qu’il m’a serrée contre lui et a commencé à me pousser vers le lit. Tandis qu’il s’allongeait sur moi, que ses mains faisaient remonter ma robe le long de mes cuisses, que ses lèvres embrassaient mon cou, je me disais : cette fois-ci, c’est moi qui va voir le dessus, pas question que je le laisse faire! Et… il a encore réussi à me diriger! Men! C’est décidé! La prochaine fois, je l’attache!

Le lendemain, nous avons rencontré le deuxième fils de Forest, rourou Salem, qui nous a donné son accord pour procéder à la cérémonie de restauration de la mémoire de Priam. Quand Julius en a parlé à Kyle, ce dernier a pété les plombs et a voulu se sauver, mais Julius lui a couru après… suivi par nous tous. Nous avons créé tellement d’agitation en ville que les bad guys ne pouvaient pas ne pas savoir que nous étions là et que nous nous abritions au temple. Je crois qu’on devrait mettre une grosse pancarte avec des flèches en néon qui clignoteraient pour qu’ils sachent exactement où on se cachait. Vous en pensez quoi?

La nuit suivante, je me suis réveillée en sursaut après avoir fait des cauchemars de batailles et d’ombres qui me couraient après. Je sentais ma pierre bouger très vite dans mon ventre, alors je suis sortie prendre l’air. Ça a fini par se calmer et je suis allée me recoucher, mais j’ai passé le restant de la nuit à me retourner d’un bord et de l’autre. Pourquoi il fallait que je tombe sur une pierre comme ça? Le lendemain, il fallait aller acheter l’équipement pour aller en montagne. J’ai proposé d’y aller, mais personne en voulait, croyant tous que j’allais faire d’autres conneries. Non! Je veux juste aider. Pour m’empêcher d’y aller, Ariste m’a donné une potion.

(Pour toutes mes lectrices perverses, voici la dernière scène de baise qu’il y aura jamais entre Talis et Lilianna.)

-Lili, bois ça! m’a demandé Ariste en me tendant une potion.
-C’est quoi?
(Je n’ai plus trop confiance en tes potions.)
-Bois ça, a-t-il insisté.
-(Tiens, j’ai soudainement très envie de boire cette potion!) Ok!
Je l’ai avalé d’une traite et j’ai ensuite regardé la bouteille. Quoi? Une potion lilas?
-Talis, emmène Lili dans une chambre, lui a demandé Ariste.
-Pas de problème! a répondu ce dernier en me regardant d’un œil très intéressé.
Sans me le demander, il m’a prise dans ses bras et a pratiquement couru jusqu’à notre chambre. Il s’est dépêché de l’ouvrir et l’a refermée d’un coup sec.
-Talis…? Mmmm!
Il a saisi ma tête entre ses deux mains et m’a embrassée. L’empressement du geste m’a tellement surprise que j’ai reculé jusqu’à ce que je sois dos au bureau. Là, il a pris mes fesses entre ses mains et m’a fait asseoir sur le bureau.
-Talis, slow d… mmm!
À chaque fois que je voulais parler et qu’il avait l’impression que je voulais l’arrêter ou le ralentir, il m’en empêchait en m’embrassant. Il a commencé à remonter ma tunique le long de mes jambes, mais ses gestes étaient tellement rapides qu’il n’y arrivait pas. il a donc saisi le tissu entre ses doigts et l’a déchiré. Quand la tunique a été ouverte jusqu’à ma taille, il m’a arraché mes sous-vêtements, a détaché son pantalon et m’a prise dans cette position.
-Oh mon dieu, Talis! Aaaah!
Je ne l’avais jamais vu comme ça. Il était totalement obsédé par moi! Comme si c’était une question de vie ou de mort qu’il satisfasse ce désir qu’il avait en lui et je n’avais pas mon mot à dire!

Son attitude m’avait d’abord surprise, car c’était surtout moi qui prenait l’initiative d’habitude. Mais je ne m’en plaignais pas du tout parce que c’était vraiment bon. Il avait cette énergie en lui que je ne lui connaissais pas. Les mains à plat contre le bureau, je n’avais donc d’autre choix que de le laisser faire. Notez ici le sarcasme. Tout en s’acharnant en moi, il a commencé à glisser ses mains sur ma peau, mais j’avais toujours sur le dos la moitié de ma tunique. Sans se casser la tête, il a déchiré le reste jusqu’en haut et l’a fait glisser sur mes épaules et me l’a enlevée complètement. Il m’a ensuite arraché ma brassière et a penché sa tête vers moi pour embrasser, mordiller et lécher ma poitrine.
-Oh, Talis…
-Accroche-toi à moi Lili.
Sans attendre ma réponse, il a croisé mes bras derrière mon dos et m’a transportée jusqu’au mur le plus proche. Là, les bras toujours emprisonnés dans mon dos par les siens, il a continué à se mouvoir en moi avec tant d’ardeur que c’en était enivrant. Je t’en prie, ne t’arrête pas, ne t’arrête surtout pas. Et il ne s’est pas arrêté. Après le bureau et le mur, il y a eu le plancher, le lit, encore le lit… Ais-je vraiment besoin de décrire plus pour que vous compreniez que nous, ou plutôt qu’il m’a baisée à mort pendant les quatre heures que duraient les effets de la potion? Non, je ne crois pas.

Quand les autres sont revenus, il a fallu qu’on parte se cacher ailleurs, car les soldats allaient venir fouiller le temple. Ariste avait récupéré Aeryn, qui était le jouet préféré de Minos. Talis est resté pour assister à la cérémonie de Priam et nous sommes tous partis dans une auberge qui était sécuritaire. Cette nuit-là, encore une fois, je me suis réveillée en faisant des cauchemars de massacres et mon ventre me faisait atrocement mal. J’ai réussi à trouver la force de me lever et je suis allée ouvrir la fenêtre. Le vent me faisait beaucoup de bien, alors malgré la pluie abondante qui était en train de me tremper jusqu’aux os, je suis restée là. J’ai essayé de prendre de grandes inspirations pour me calmer, mais la douleur était toujours aussi intense. J’ai donc décidé de sortir dehors en espérant que l’air frais réussirait à calmer la pierre qui tournait de plus en plus vite en moi. Je suis allée m’asseoir sur un banc sur la véranda devant l’auberge. J’ai fermé mes yeux tout en tenant mon ventre à deux mains. Au secours, j’ai mal…

J’étais en train de penser à n’importe quoi qui me ferait oublier la douleur, quand j’ai entendu des voix venir dans ma direction. Huh? Oh, ce n’est que deux soûlons, pas la peine que je m’en occupe. J’ai continué à me concentrer sur un moyen de faire partir ma douleur pendant que les deux crétins passaient près de moi.
-Tu sais, la fille…?
-Ouai… Hé! Regarde la fille, là!
Ils sont venus s’asseoir à côté de moi. Oh non, foutez-moi la paix! Les deux hommes semblaient déterminés à se payer du bon temps avec moi. J’avais beau les repousser, ils étaient tellement soûls qu’ils confondaient «Foutez-moi la paix, je ne suis pas intéressée!» avec «Of course I want you! I just like to play hard to get!». Je commençais vraiment à pomper et je sentais une irrésistible envie de péter la gueule à ces deux connards m’envahir l’esprit. J’ai donc subtilement summoné mes épées et j’ai assommé un des deux types avec sa propre ombre.
-Ha ha ha! Quel con! s’est exclamé son compagnon.
Avant qu’il ne retourne son attention vers moi, j’ai fait la même chose avec lui. Bon, enfin tranquille!
-Qu’est-ce qui se passe ici? a crié quelqu’un.
Et merde! Une patrouille!
-Oh oh…

Je me suis cachée dans l’ombre et j’ai couru me cacher sur le côté de l’auberge. Faites qu’ils partent! Faites qu’ils partent! Je ne sais pas combien de temps encore je serai capable de m’empêcher de crier! J’ai mal…
-Ce n’est rien! Juste des ivrognes!
-Ow!
En m’entendant crier, les soldats sont venus jeter un coup d’œil de mon côté, mais comme j’étais toujours cachée dans l’ombre, ils sont tout de suite repartis. La douleur était tellement insoutenable que je suis tombée à genoux.
-Ow!
J’ai commencé à cracher du sang. Pitié non, pas encore! J’avais maintenant tellement mal que la magie qui me maintenait dans l’ombre a commencé à disparaître. Je me tordais de douleur par terre quand j’ai entendu des bruits de sabots venir dans ma direction. C’était Cara, mais j’ai été incapable de lui parler. Quand elle a vu une silhouette qui apparaissait et disparaissait, elle a frappé vers moi.
-Ow!
-Qui est là? a-t-elle demandé en sortant son arme.
-Qui est assez con pour sortir à cette heure?
-Lilianna?
-Oui, ais-je répondu en réapparaissant. J’ai mal… Ow!
La douleur était en train de me faire perdre l’esprit.
-Reste ici! Je vais aller chercher les autres!
-Ow!
Fais vite! Je ne sais pas si je pourrai tenir encore longtemps.
-Ow!

-Qu’est-ce que vous faites là? C’est quoi votre nom?
Oh non, une autre patrouille!
-Euh… Gsogtxdoopsfj… Catherine!
-Catherine? Qu’est-ce que vous faites là?
-… Mon dîner a mal passé. J’avais besoin de prendre l’air.
-Je ne suis pas convaincu… Tu dois être une prostituée!
-Quoi? Non! Je porte une robe de paysanne! Je ne suis pas une prostituée!
-C’est ça! Depuis quand les paysannes se promènent dehors à cette heure?
(Je devais en effet offrir un fameux spectacle : complètement mouillée de la tête aux pieds, ma robe moulant complètement mon corps.)
-Je ne suis pas une pute!
-Je suis sûr que oui! Tu prends combien?
-(Je commençais vraiment à pomper.) …Rien! Je ne suis pas une pute! …Plus maintenant!
-Je savais que tu en étais une!
(Oups.)
-Tu veux combien?
-Je ne suis pas une pute! Dans quelle langue je dois vous le dire?
-Allez! Tu prends combien?
-Je ne suis pas une pute! Si vous en voulez une, allez par là!
J’ai pointé le quartier des prostituées.
-Tu as l’air de connaître ça!
-(Oups) Laissez-moi tranquille!
-Tu n’aimes pas les soldats, c’est ça?
-(Au contraire) Je n’ai rien contre les soldats! Mais j’ai un chum et je ne suis intéressée par personne d’autre!

En même temps que je sentais la colère m’envahir, tout autour de moi commençait à tourner. Je sentais que j’allais bientôt m’évanouir. Il fallait que j’échappe à ces soldats et vite! Mais à dix contre moi, qu’est-ce que je pouvais faire? Un des soldats a commencé à me tripoter et je l’ai aussitôt repoussé. Quand un autre a soulevé ma robe, ça a été la goutte d’eau qui a fait débordé le vase. J’ai summoné mes épées pour essayer de me sauver.
-Hé! Elle a des dagues! Enlève-les lui!
-Ce ne sont pas des dagues tata! Ce sont des épées! Ow!
La douleur m’a fait plier en deux et j’ai craché du sang.
-Quoi? Elle est malade! C’est une tuberculeuse!
-Non! Je vous ai dit que mon dîner n’avait pas passé! Laissez-moi tranquille!
-Je me fous qu’elle soit malade! a dit un autre. Je veux en profiter!
Je me suis fait plaquer par terre et ils ont déchiré ma robe. Pendant que la majorité regardait, quelques uns ont commencé à me tripoter de façon de plus en plus insistante. J’aurais bien voulu me défendre, mais j’étais tellement faible que je n’arrivais même pas à les repousser. Ma vision était devenue tellement floue que je ne distinguais plus les silhouettes autour de moi.
-Qu’est-ce qui se passe ici? a crié une voix qui semblait venir d’un peu plus loin dans la ruelle.
-Qui est là? a demandé un des soldats.
Quelqu’un s’est avancé vers les soldats.
-Gé… Général? s’est exclamé l’un d’entre eux.
(Hein?)
-Vous profitez d’une paysanne pendant que vous travaillez? Je ne tolérerai pas ce genre de comportement dans mon armée! Laissez-la!
-Oui général!
L’homme qui avait interrompu mes agresseurs s’est approché et s’est penché au-dessus de moi. Je voyais si flou que je n’ai pas réussi à voir qui c’était.
-Lili?
-…Hein?
(Mais qui c’est?)
Je l’ai vu se relever et sortir son épée de son fourreau, épée qui me semblait étrangement familière. J’ai entendu des cris, qui ont cessé au bout de quelques instants. L’homme est ensuite revenu vers moi et m’a pris très doucement dans ses bras.
-Général, qu’est-ce que vous faites?
-Je l’emmène avec moi! Trouvez les survivants et tuez-les! Je ne tolérerai pas ce genre de comportement!
-Oui général!
S’ils ont dit autre chose je ne l’ai pas compris, car je suis tombée dans les pommes.

Quand je me suis réveillée, je n’avais plus mal. Je me suis relevée sur mes coudes et j’ai remarqué que j’étais dans une chambre super luxueuse, dans un lit super moelleux. What the…? Et je portais une super belle robe. Je ne me souviens même pas de la dernière fois que j’ai porté une aussi belle robe que ça. Sur la table de chevet, il y avait un bol d’eau avec une débarbouillette légèrement teintée de sang. Quelqu’un s’était évidemment très bien occupé de moi, mais n’était pas dans la pièce présentement. Je suis sortie du lit et je suis allée regarder par la fenêtre : je me trouvais à l’autre bout de la ville par rapport à notre auberge. Le soleil était assez haut dans le ciel, il devait être environ midi. Qu’est-ce que je fous ici? Il faut que je retourne à l’auberge!

Je me suis dirigée vers la porte quand j’ai entendu des bruits de pas venir vers la chambre. Merde! Qu’est-ce que je fais? Il faut que je me cache! À mesure que les pas se rapprochaient, je paniquais de plus en plus. Avant que je ne me fasse surprendre, je suis allée me recoucher sous les couvertures et j’ai fais semblant de dormir. La porte s’est ouverte et quelqu’un est entré. Ce quelqu’un est venu s’asseoir à côté de moi et a déposé quelque chose sur la table de chevet. Une main a ensuite commencé à caresser mes cheveux. What the hell? Si je continue à faire semblant de dormir, «il» va finir par partir. Il ne part pas. Et merde! On a alors cogné à la porte.
-Général! C’est l’heure de votre réunion!
La main a arrêté de caresser mes cheveux et on a déposé un baiser sur mon front. Ça m’a tellement pris par surprise que j’ai ouvert les yeux.

Nakago était devant moi, à environ deux pouces de mon visage. Oh my god! Je ne crois pas que j’ais jamais ouvert mes yeux aussi grand, si que mon cœur ait jamais battu aussi vite.
-Je savais que tu ne dormais pas, m’a-t-il dit.
-Oui, bon.
(C’est sûr que tu le savais, tu me connais trop bien. Et même si ce n’étais pas le cas, je sais très bien que je ne suis pas du tout subtile dans ce domaine.)
-Qu’est-ce que tu fais ici Lilianna? Pourquoi as-tu quitté la ville?
-Talius ou Wateryard?
-Talius.
-Tu étais parti et je n’avais plus de nouvelles de toi. Je m’inquiétais, alors je suis partie te chercher.
-Je suis désolé, mais tu ne peux pas rester ici. C’est beaucoup trop dangereux pour toi.
Quand il m’a dit ça, j’ai senti mon cœur se serrer. Je n’ai pas envie de partir moi. Je ne devrais pas me sentir comme ça, mais de le voir si près de moi, sa main caressant mes cheveux, de voir son regard rempli d’amour posé sur moi… Non, arrête de me regarder comme ça. Ça rend les choses encore plus difficiles.
-… Qu’est-ce que je fais ici?
-Tu as été… attaquée par mes hommes. Je ne pouvais quand même pas te laisser là.
Nous avons continué à discuter comme si c’était la chose la plus naturelle au monde pour nous, comme si nous ne nous étions jamais quittés. J’ai enfin appris la vérité sur les raisons qui avaient poussé Nakago à partir. Il avait appris plusieurs mois avant son départ que j’avais une orbe en moi. Il est parti pour trouver une solution, pour me l’enlever ou la désactiver. Seigneur! Il a tout fait pour moi?
-Est-ce que Sky t’a jamais enlevé la mémoire?
-…Non. Il a érigé des murs autour pour que Minos ne lise pas dans mes pensées. Ça aurait été beaucoup trop dangereux pour toi. Et je suis désolé d’avoir fait semblant de ne pas te connaître à Hopesor, mais ça aurait été trop risqué.

Nous avons ensuite abordé le délicat sujet des massacres de villages et du coupage et empaquetage de têtes.
-Tu crois vraiment que j’ai fait ça?
-…Je n’ai pas eu de nouvelles pendant des mois et après, ça a juste été des histoires de massacres de villages et de têtes coupées que tu mettais dans un sac! Et d’une chambre remplie de filles et «Il n’y a qu’une femme que j’aime et que j’aimerai jamais» et «Nakago, tu sais bien que le roi de Merra ne te donnera jamais sa fille unique»! Alors pardonne-moi si j’ai des doutes!
(Il fallait que je parle de son «harem», car j’avais ça sur le cœur depuis bien longtemps.)
-Je ferais n’importe quoi pour toi Lilianna…
(Seigneur! Il a massacré des villages pour moi?)
-…Mais je n’ai pas massacré de villages. Simplement des fois, on n’a pas le choix d’obéir aux ordres. Pour les filles, c’était un cadeau du roi d’Edom. J’ai toujours réussi à m’en sortir, mais cette fois-là je n’ai pas pu. Ça aurait été considéré comme un affront.
-(Sigma s’est foutue de ma gueule?) Foutus guardians! …Tu as vraiment menacé creepy guy de le tuer s’il touchait à un seul de mes cheveux?
-Creepy guy?
-Cobalté. Moi, il me fait froid dans le dos, surtout quand il rit!
-Cobalté est une créature sortie tout droit de l’enfer. Mais il a trop peur de moi, alors il ne te touchera pas.

Je n’étais pas obligée de le croire, mais il me regardait avec tant d’adoration que je n’avais qu’une envie, me jeter dans ses bras et ne plus jamais partir. Il n’a jamais cessé de m’aimer et je ne peux aujourd’hui plus nier que je n’ai jamais cessé non plus de l’aimer, mais les choses sont si compliquées. Comment vais-je lui parler de Talis et du bébé? Je n’osais plus le regarder et j’ai saisi ma tête entre mes deux mains. Alors que j’étais en train de me rendre folle à force de penser à la manière dont je pourrais aborder le sujet, il a saisi mon poignet gauche et a rapproché ma main de son visage.
-Tu ne portes plus ta bague?
-Euh…
-Tu l’as perdue?
-Euh… Ojejez?
(Lui portait toujours la bague que moi je lui avait offerte, alors comment oserais-je lui dire que la mienne se trouvait dans le fond de mon sac à dos, car j’avais eu l’intention de la lui redonner? Ça lui briserait le cœur.)
-Don’t worry, I’ll buy you another one.
(Stop it. Stop being so wonderful. I don’t deserve it.)


Alors que la culpabilité m’envahissait au maximum, Nakago s’est penché vers moi et m’a embrassée. Mon esprit a brièvement résisté, mais mon corps a vite cédé, mes lèvres répondant à son baiser et mes bras entourant son cou. Il a entouré ma taille de ses bras et a pressé son corps contre le mien. Nakago, je te veux tellement… Après une éternité, nos lèvres se sont lentement, très lentement séparées et il a continué à me regarder comme si le monde entier à part moi n’existait plus.
-Je t’aime Lilianna.
J’ai été incapable de soutenir son regard plus longtemps. Je me suis de nouveau caché la tête entre mes mains. Qu’est-ce que je fais? Il a saisi mes poignets pour me forcer à le regarder. Quand il a vu mon visage, il n’a pas pu ignorer les larmes qui coulaient silencieusement sur mes joues.
-Qu’est-ce qui ne va pas Lilianna?
-Je pense que tu ne m’aimeras plus dans quelques instants.
-Pourquoi dis-tu ça?
-Parce que…
J’étais incapable de le regarder droit dans les yeux alors j’ai baissé obstinément le regard.
-…Parce que j’ai rencontré quelqu’un.
-…Quoi? Comment ça «quelqu’un»?!

Sans même le regarder, je savais au ton de sa voix et à la manière dont je sentais ses muscles se crisper, qu’il était en colère.
-Je suis partie te chercher et je ne te trouvais pas. Il y a eu Hopesor et «Je ne sais pas t’es qui, je ne te connais pas». Et après Sky qui m’a joué dans le cerveau, j’étais complètement décalissée de la vie, j’avais besoin de réconfort et Talis était là.
-Talis? C’est qui Talis?
-C’est lui que j’ai rencontré.
Quand j’ai risqué un regard vers lui, il s’est levé et a envoyé valser une chaise à travers la pièce. Je pouvais presque voir la fumée lui sortir des oreilles.
-Non! …Tu es possédée, c’est ça?
-Quoi? Non, je ne suis pas possédée. Juste par ma pierre, mais c’est tout.
-That’s it! I’m going to kill him!
-Non!
-Mais il s’est servi de toi! Il a profité du fait que je n’étais pas là pour se servir de toi!
-Non, je peux t’assurer qu’il ne s’est pas servi de moi.
(Il m’adore sincèrement.)
-This is wrong! I’m the one who loves you! Not this… this other guy! Tu es à moi et à personne d’autre!
-Je suis désolée.
-C’est moi qui suis désolé. J’aurais dû tout te dire depuis le début. Je t’aime Lilianna.
Une fois de plus, j’ai été incapable de soutenir son regard, à cause de l’autre nouvelle que j’avais à lui annoncer.
-Est-ce que… tu m’aimerais toujours si je te disais que j’étais enceinte d’un autre?
-Quoi?
J’ai ouvert timidement un de mes yeux et j’ai vu l’expression sur son visage qui passait de l’incrédulité, à la colère, puis à la douleur. J’avais l’impression d’être en train de remuer un couteau que j’avais moi-même enfoncé dans son cœur.
-Je t’aimerai toujours Lilianna, et je sais que tu m’aimes aussi, je le sens.
-Tu oublies qu’on a un problème de… deux mois et demi.
-…Je t’aime, et si pour être avec toi il faut… que j’élève l’enfant d’un autre, alors je le ferai.
Oh my god. I never expected in a million years to hear him say that. Il est vraiment prêt à tout pour moi. Quand il disait «Il n’y a qu’une femme que j’aime et que j’aimerai jamais», c’est bien de moi qu’il parlait. Je l’ai trahi et pourtant il veut toujours de moi.

-À moins que tu ne me dises que tu ne m’aimes pas, a-t-il continué en revenant s’asseoir sur le lit à côté de moi.
Je ne pouvais toujours pas le regarder en face. J’aimerais pouvoir dire ça parce que ça simplifierait drôlement les choses, mais je ne peux pas. Je mentirais si je le faisais.
-Peux-tu me regarder en face et me dire que tout ce qu’on a vécu ne signifie rien pour toi?
-…
Il a pris mon menton entre ses doigts et m’a forcé à le regarder droit dans les yeux.
-Répond-moi.
-Non… Je ne peux pas dire ça.
(I love you so much, I could never lie about those feelings.)

Il s’est penché vers moi et m’a de nouveau embrassée. Cette fois-ci, je n’ai même pas pensé à résister. Je savais que je n’aurais pas dû, à cause de Talis, mais j’avais tellement envie de Nakago. Pendant que nous nous embrassions, je me suis accrochée comme si c’était la dernière chose que je faisais. Il est vraiment trop bon, il sait exactement quoi faire pour me faire frissonner de plaisir de la tête aux pieds. Tandis que je me laissais envahir par le désir, ses mains ont tranquillement commencé à me caresser par-dessus ma robe et sont passées derrière mon dos pour détacher ma robe. Foutus vêtements. J’en avais aussi assez de cette barrière entre nous deux, je voulais sentir sa peau contre la mienne, la chaleur de son désir pour moi, son cœur battre de plus en plus vite sous ma main. Rapidement mais très fébrilement, j’ai défait le premier bouton de sa chemise, puis le deuxième… Quand il a senti mes doigts sur sa peau, ses mouvements se sont dangereusement accélérés. Je le sentais s’impatienter.
-Nakago…? Tu n’as pas à te dépêcher…
-J’attend ce moment depuis presque un an! Alors je veux profiter de chaque instant.

(Pour les détails de cette scène, vous n’avez qu’à lire tous mes textes Dans un futur très rapproché, c’est du copier-coller.)

Nous avons émergé de notre torpeur quand quelqu’un a cogné à la porte.
(Et merde!)
-Général! Le prince Minos vous attend à sa réunion!
-Oh non, pas lui, ais-je dit avec appréhension.
-…J’arrive!
Nakago s’est retourné vers moi et son regard était rempli de tristesse.
-Qu’est-ce qu’on fait maintenant Nakago?
-Tu ne peux pas rester ici, c’est beaucoup trop dangereux pour toi. Il faut que tu retournes avec tes compagnons, tu y seras plus en sécurité.
J’ai secoué la tête en signe d’assentiment. Je savais qu’il avait raison, mais ça me faisait très mal de l’admettre. Je venais à peine de le retrouver et je devais déjà le quitter. Nakago s’est levé pour s’habiller et m’a tendu une autre robe, tout aussi superbe que la première, pour que je m’habille.
Quand nous avons été de nouveau vêtus, nous nous sommes dirigés vers la porte.
-Je vais te donner un cheval, m’a-t-il dit.
-Ça ne sera pas très utile, je ne sais pas encore monter. Je voulais apprendre, mais je n’ai pas eu le temps.
-Il va vraiment falloir que je t’apprenne un jour.
-C’est vrai.
-Je vais demander à quelqu’un de te raccompagner alors.
-Il vaudrait peut-être mieux que j’y aille seule, ça serait plus discret.
-Je vais demander à un serviteur.
-D’accord.
Il a fait sonner une cloche et un serviteur est aussitôt arrivé. Quand Nakago a ouvert la porte… Oh mon dieu non! Tout mais pas ça! Même dans mes pires cauchemars je n’aurais jamais imaginé ça! Un autre qui à l’air de concourir pour le record de l’homme étant capable de lever ses narines le plus haut au monde!
-Oui, général?
(Et il parle aussi avec le poulailler au complet dans la bouche! Ew. Nakago avait aussi l’air légèrement traumatisé, car il le regardait avec un air qui voulait dire «You’re just too weird, man.».)
-La demoiselle doit retourner à son auberge. Je veux que vous la raccompagniez pour vous assurer qu’il ne lui arrive rien.
-Bien sûr général! Si vous voulez bien me suivre mademoiselle!
-Pouvez-vous me donner quelques instants, s’il vous plaît? lui ais-je demandé en prenant un air aussi prétentieux que lui.
-Bien sûr!
-Merci!

Il s’est éloigné et j’ai refermé la porte.
-Ew! Je suis certaine que ça doit être le cousin de l’autre à Wateryard!
J’ai levé mon regard vers Nakago et j’ai senti mon cœur se serrer. C’était le temps des adieux. Je me suis rapprochée de lui et je l’ai embrassé avec désespoir, comme si c’était la dernière chose que je faisait avant de mourir. Je devais utiliser toutes mes forces pour m’empêcher de pleurer. Je venais à peine de le retrouver et je devais déjà le quitter, et je ne savais même pas quand je le reverrais. Nakago ressentait la même chose, car il répondait à mon baiser avec tant de passion et il me serrait contre lui tellement fort que j’avais l’impression de faire partie de lui. Je serais incapable de dire combien de temps nous avons passé ainsi l’un contre l’autre, parce que le monde entier avait disparu.

Donc, après une éternité, nos lèvres se sont finalement séparées.
-Je ne veux plus jamais que tu doutes que je t’aime Lilianna.
-I won’t, I promise.
Je me suis serrée contre lui, la tête dans le creux de son épaule. Pendant qu’il répondait à mon étreinte, je lui ai à nouveau dit à quel point je l’aimais.
-Je t’aime Nakago.
-Je t’aime aussi.
Très lentement, j’ai relâché mon étreinte et je me suis préparée à le quitter.
-Ne t’inquiète pas, m’a-t-il dit avant que j’ouvre la porte. Quand tout sera fini, je t’achèterai une autre bague.
-…Je ne l’ai pas perdue. Je ne la porte pas en ce moment, mais je ne l’ai pas perdue. Elle est dans mon sac à dos à l’auberge.
-Tant mieux, m’a-t-il répondu avec soulagement.

La mort dans l’âme, j’ai ouvert la porte et je suis sortie de la pièce à reculons, tellement je n’avais pas envie de partir. Je voyais bien dans son regard que ça lui déchirait le cœur de devoir me laisser partir. J’ai gardé ses doigts emprisonnés dans les miens jusqu’à ce que je sois en dehors de la chambre. Quand finalement nos doigts se sont lâchés, j’ai rejoint le serviteur sans un regard en arrière, car je savais très bien que si je me retournais pour le voir une dernière fois, je serais incapable de m’en aller et ça rendrait les choses encore plus difficiles. J’ai donc suivi le prétentieux en-dehors de la maison, mais en sortant, j’ai vu Nakago qui partait sur son cheval de guerre. Il est tellement trop beau, et trop merveilleux… Je t’en prie, fais attention mon amour.

J’étais tellement heureuse de l’avoir retrouvé, de m’être rendue compte que je ne l’avais jamais perdu. J’étais aussi très soulagée de ne pas avoir balancé ma bague dans la jungle de Hopesor quand j’avais… quand commencé à sortir avec Talis. Seigneur? Comment vais-je faire pour lui annoncer la nouvelle? Avant, il y aurait eu espoir d’arranger les choses, mais plus maintenant. Parce que je suis amoureuse de Nakago et dieu me pardonne, mais je l’aime plus que Talis. Ariste m’avait posé des questions à Lok, auxquelles j’avais été incapable de répondre. Aujourd’hui, je le pourrais. Si je me trouvais en face de Talis et de Nakago, c’est ce dernier que je choisirais. Ne croyez pas que ce choix ne me cause aucune douleur, au contraire. Je tiendrai toujours à Talis, mais plus de la même manière et je sais que ça va lui briser le cœur que je lui dise. Because he sincerely adores me with his heart, body and soul. Et il y a notre bébé aussi. Il est une des meilleures choses qui me soient jamais arrivées et je n’ai pas l’intention de le priver de son père, bien au contraire. Je veux que Talis fasse partie de sa vie autant que moi. Mais comment arriverais-je à regarder Talis en face pour lui dire que nous élèverons notre enfant séparément? Ça va être une des choses les plus dures que j’aurai jamais faites, mais je dois le faire, et le plus tôt possible. Car plus j’attends et plus ce sera difficile.

The awakening of the orb of darkness, la suite

Blog très court juste pour terminer l’histoire sur mon orbe. Dédié à Almighty Ariste(aka the teacher of temptation), à qui je dois la vie.

J’ai repéré la porte et j’ai couru le plus vite que je pouvais vers elle. J’ai essayé de l’ouvrir, de frapper dedans avec mes poings et mes épées, mais rien à faire : j’étais prise au piège. Pendant que je criais à mes amis de se dépêcher à me sortir de là, les ombres ont commencé à déchirer ma robe, surtout sur mon ventre, et à s’agripper de plus en plus fort, toujours à ce niveau. Quand ils ont commencé à lacérer ma peau et que j’ai vu le sang qui coulait abondamment de ma blessure, j’ai vraiment commencé à paniquer. J’ai commencé à courir d’un bord et de l’autre de la pièce pour échapper à mes attaquants. Après que j’ais essayé sans succès de me sauver en faisant un trou dans le plancher et de sauter par la fenêtre, je me suis faite plaquer par terre et une des ombres a plongé sa main dans mon ventre. La douleur était tellement atroce, à cause de la blessure et aussi de ma pierre que je sentais bouger de plus en plus vite en moi. Pitié aidez-moi, je ne veux pas perdre mon bébé!

Mon salut est venu d’Ariste. Quand mes amis m’ont finalement rejointe, il a casté light et dancing lights autour de moi pour faire fuir les ombres qui étaient sur moi. Il m’a ensuite healée, mais j’avais toujours affreusement mal et je me suis mise à cracher du sang. Mes blessures externes avaient disparu, mais il y avait encore beaucoup de dommages internes. Ariste m’a fait boire une potion rouge et ma pierre s’est calmée, mais je sentais toujours que quelque chose n’allait pas. J’ai donc demandé à Kyle de m’examiner et il m’a dit que ma pierre s’était réveillée, mais qu’il ne fallait pas que je m’en serve car les conséquences étaient trop importantes. Ne t’inquiète pas, je n’ai aucune intention de le faire. Je sentais que quelque chose autre que ma pierre clochait en moi. Et qu’est-ce qui pouvait clocher d’autre sinon mon bébé? Mon cœur se serrait de plus en plus, car je craignait qu’il ne lui soit arrivé quelque chose de grave. Il avait beau être un accident, il me rendait de plus en plus heureuse chaque jour et j’avais tellement hâte au jour où je pourrais enfin contempler son visage. J’ai donc demandé à Kyle s’il pouvait me dire si mon bébé était correct. En posant ses mains sur mon ventre, il a reçu un choc et s’est brûlé. Il m’a dit que soit ma pierre l’empêchait de voir soit il n’y avait plus de bébé. Muuu… J’ai perdu mon bébé? Je commençais à en être convaincue, encore plus quand je me suis levée le lendemain matin et que je n’ai pas été malade, pour la première fois depuis des lustres. Qui aurais-cru que je m’ennuierais un jour des nausées matinales? J’étais certaine de l’avoir perdu, mais je ne voulais pas en parler à Talis, car il dirait encore que je laissais tomber trop facilement. Je vais donc devoir attendre d’être à Talius pour demander à Monsieur Biscuit, le chef de l’ordre dont faisait partie Kyle, de m’examiner. Mon bébé…

mercredi 10 janvier 2007

Raven 16: He might be a jerk, but he’s my jerk

-T’as une idée pour le retrouver? ais-je demandé à Kira.
-Non, mais il a travaillé à ce bar, alors on n’a qu’à aller demander au proprio du bar.
-Ok.
Rendus au bar, Kira s’est accoté sur une colonne et m’a dit :
-Vas-y la voleuse! Je te laisse faire!
Je me disais que le meilleur moyen de trouver le patron du bar était de demander au barman, alors je me suis dirigée vers ce dernier. Mais avant de m’y rendre, j’ai fait une royale glissade sur une flaque de boisson par terre. Men! Avec 17 de DEX, il fallait que je rate mon jet! Quelqu’un m’a aidé à me relever : c’était Casey.
-Ah, Raven! Ça va?
-Mis à part l’humiliation et la douleur au postérieur, tout va bien!
-Ne t’en fais pas, je suis sûre que personne ne t’a vue!
Malheureusement pour moi, les gens m’ont vue, car ceux autour de moi rigolaient. J’ai déjà connu pire, alors je vais survivre!


Casey était au bar avec Théodore et Lotus.
-Yo!
-Hé! C’est la femme-briquet! m’a saluée Lotus.
Evil stare de ma part.
-Ne t’en fais pas, m’a dit Théodore, elle a trop bu.
-Vous faites quoi ici? m’a demandé Lotus.
-On vient voir le proprio du bar pour le tabasser à mort pour qu’il nous dise où est Dante pour qu’on aille le tabasser à mort pour qu’il ait vraiment, vraiment, vraiment mal!!
-Pourquoi tu veux te buter? m’a demandé Lotus.
-Parce que.
-Pourquoi?
-Parce que.
-Pourquoi?
-Bois!
-Y’a plus de boisson rouge!
J’ai poussé un boc de bière devant elle.
-Tiens, bois!
-C’est pas pareil!


Casey voulait venir avec nous, alors nous sommes allés ensemble parler au barman. Ce dernier nous a dit qu’il fallait prendre rendez-vous avec la secrétaire pour pouvoir parler au patron, dont le bureau était à l’étage et pas gardé. La secrétaire en question semblait… très occupée (pauvre gars!), alors nous sommes montés directement en haut. Toc, toc!
-Revenez plus tard! Je suis occupé!
-C’est important!
-Si vous n’êtes pas canon ou un gars qui fait du feu avec sa main, revenez plus tard!
-Je suis une fille! Et il y a un gars qui fait du feu avec sa main avec moi!
-Vraiment? Je disais ça pour rire moi!
Dès qu’il nous a ouvert la porte, je l’ai poussé sur le divan et j’ai pointé mon arbalète sur lui.
-On chercher quelqu’un qui a travaillé ici!
-Y’a beaucoup de monde qui ont travaillé ici!
-Crétin aux cheveux mauves qui chante1
-Le con qui a brûlé le bar il y a deux jours?
-Oui!
Il a cherché dans un livre et nous a dit qu’il était au manoir des sept.
-Hein?
-Vous ne savez pas qui sont les sept?
-Non…
-Les sept guerriers de En. Ou appelés aussi : les sept En!
-Ils sont où?
Il nous a dessiné une carte qui était totalement illisible. C’est quoi ça?
-Moi je sais c’est où! est intervenu Casey.
-Cool.


Nous sommes donc partis vers le manoir en question moi, Kira, Casey, Lotus (qui avait très subtilement espionné notre conversation) et Théodore. Arrivés devant la bâtisse, j’ai à travers une fenêtre mon cadavre préféré.
-Salope!
-Mais pourquoi tu veux le tuer? m’a redemandé Lotus.
-Parce que!
-Bon la voleuse, vas-y! m’a dit Kira.
-Bon… On devrait faire le tour pour trouver une autre entrée. Parce que par la porte avant, ça ne sera pas subtil!
À l’arrière, il y avait une entrée de service et une petite fille jouait au ballon devant, a really annoying little girl.
-Pourquoi t’as la marque de En sur ton épaule? T’es aussi une enfant de En?
-Quoi? Ew! Non!
-Pourquoi alors?
-Parce que.
-Pourquoi?
-Parce que!
-Pourquoi?
-Parce qu’il m’a cursée! Men! T’es fatigante!
-Pourquoi tu réponds à sa question et pas à la mienne? m’a demandé Lotus.
-Parce que ça ne me dérange pas de répondre à la sienne!
(Foutez-moi donc tous la paix avec vos questions!)


Quand un autre des sept est sorti dehors pour parler à la petite fille (Yolanda qu’elle s’appelle), il est parti à rire et a appelé les autres.
-Hé, venez voir tous! C’est la force de frappe qu’on a à craindre?
Il n’était vraiment pas impressionné par nous. Quand j’ai dit qu’on voulait voir Dante, il a
même dit qu’il nous laissait entrer.
-Alors tu ne nous empêchera pas d’aller le voir? lui ais-je demandé.
-Non. Tout le monde sait que vous êtes ici de toute façon.
-Il est où Dante?
-Sur le toit. On lui a donné la cabane à outils.
-La cabane à outils? Pfft! J’ai hâte de voir ça!
Casey, Kira et moi sommes montés sur le toit et Théodore et Lotus sont allés se promener ailleurs dans la maison. La cabane à outils de Dante… elle avait vraiment fière allure. Je pense que beaucoup de gens auraient aimé vivre dans une cabane comme ça! Arrivés devant, j’ai cogné à la porte.
-Mais qu’est-ce que tu fais? m’a demandé Kira avant de défoncer la porte. T’es conne!
-Il me reste encore une once de civilité!
-Avec lui, je ne pense pas!
-Vu comme ça…


Dante était assis devant un feu et avait l’air d’être en train de méditer. Je suis allée le poker en arrière de la tête.
-Ah, Raven!
-Salut!
Dès qu’il a vu Kira, il lui a lancé un de ces evil stare.
-Tu m’a emmené à ma cible préférée, m’a dit Kira. Tu ne sers plus à rien maintenant!
(Quoi?)
Les deux se sont mis en position de combat et je suis restée en retrait, pour pouvoir attaquer avec mon arbalète.
-Qu’est-ce que tu fous? m’a demandé Kira. T’es inutile!
-Ça ne va pas m’empêcher d’attaquer!
C’est exactement le genre d’attitude qui faisait que je le détestais! Plus tard, quand il a dit un truc du genre «quand les esclaves tentent de dépasser leurs dieux, il faut les remettre à leur place», je l’aurait tellement étampé dans le mur!


Le combat était bien entendu surtout l’affaire de Kira et de Dante, mais je tirais quand même dans le tas et une fois, j’ai réussi une super-méga attaque sur Dante, qui a eu mal. Yes!
-Raven, j’apprécie l’attention, mais…
-Je ne te tire pas dessus pour avoir ton attention, mais pour te tuer, crétin!
C’était un combat très intense, mais à un certain moment, Dante a réussi à mettre Kira par terre.
-Alors, j’attends toujours ton attaque ultime! a dit Dante.
-Elle est déjà lancée…
Quand nous avons levé les yeux, nous avons vu des dizaines d’ombres au-dessus de Dante, qui se sont toutes jetées sur lui et lui ont fait vraiment très mal. Kira a donc pris le dessus et je me contentais d’observer la scène. Une partie de moi était contente de voir Dante souffrir, mais une petite voix dans ma tête me disait : Tu devrais peut-être faire quelque chose, sinon tu vas le perdre pour de bon. Et merde! Qu’est-ce que je fais?


Dante s’est fait jeter par terre et son corps semblait totalement désarticulé. Je suis allée vers lui et je l’ai retourné sur le dos pour voir s’il était toujours en vie. J’espérais qu’il le soit, car j’avais un truc à lui demander. Quand j’ai mis ma main sur lui pour tâter son pouls, il a ouvert les yeux et m’a agrippée à la gorge. Il a pris appui dessus pour se mettre à genoux.
-Ow! Ça fait mal! Tu ne pourrais pas t’accoter sur mon épaule à la place?
Il ne m’a pas répondu et a semblé pris d’une intense douleur à la poitrine. Il a arraché sa chemise et j’ai vu un petit point qui brillait en lui. De quessé?
-Je ne te l’ai pas dit? m’a demandé Kira. Quand un de mes clones meure, il explose. Nous avons à peu près dix secondes avant qu’il fasse sauter toute la ville.
Quoi?! Non! Pas question que je laisse ça arriver! Qu’est-ce que je peux faire? J’étais vraiment en train de paniquer. En désespoir de cause, j’ai mis ma main sur le point qui brillait, en me disant que je pourrais peut-être absorber quelque chose, mais ça n’a eu pour résultat que de me causer une brûlure à la main.


Quelqu’un est alors arrivé et a fait sortir le petit truc brillant du corps de Dante (qui est allé se placer dans une encoche dans le gant de Kira) en deux n’était pas joli du tout. Hein? C’est Anna? C’est la dernière flamme de Kazumi? Parlant de cette dernière, elle nous avait rejoint dans la cabane à outils, ou plutôt dans le plancher de cabane à outils qui restait après que tout le reste ait été pulvérisé.
-As-tu retrouvé ta mémoire? a-t-elle demandé à Kira.
-…Non!
(Je suis sûre que oui! Ça doit être pour ça que je recommence à te détester!)
Kira lui a ensuite dit que ce n’était pas à elle de décider ce qui arriverait à Dante et il s’est tourné vers moi.
-Hein? Quoi? Pourquoi moi?
-Je te laisse le choix Raven : je peux le ramener en humain normal, avec sa mémoire et lui enlever son obsession pour Kazumi ou le ramener et que tout soit effacé. Mais en échange, vous devrez vous battre du côté de Kazumi.
-…
(Pourquoi moi? Qu’est-ce que je fais? Je ne veux pas qu’il reste mort, mais… Qu’est-ce que je fais??? S’il perd tous ses souvenirs, il oubliera toutes les conneries qu’il a faites, mais il m’oubliera aussi. Et est-ce qu’il voudrait encore de moi? Mais si je le ramène avec ses souvenirs et qu’il a encore son obsession pour l’autre folle… Je n’ai pas envie de le perdre encore…)
-Alors?
-…S’il revient amnésique, est-ce que j’ai une chance de lui faire rappeler ses souvenirs? Sinon, est-ce que son obsession pour l’autre folle va vraiment être partie?
-Ce n’est pas un bargain! Décide!
-…Ramène-le avec ses souvenirs.
-Très bien.


Avec sa flamme, il a fait revenir Dante, qui était en tous points pareil à ce qu’il était avant, physiquement et côté caractère.
-Les conneries que j’ai dit quand j’ai dit que je t’aimais? Fais-moi pas rire!
(Il n’est plus obsédé par Kazumi. Yes!!!!!)
-On va vous laisser, a dit Kira en regardant Dante. Je pense que tu as beaucoup d’explications à lui donner. N’oublie pas Raven.
-Ouai, ouai…
(Crisse-moi patience et va-t-en!)
Quand ils sont tous partis, je suis allés me planter devant Dante les bras croisés.
-J’attends! Explications!
-Désolé.
-…Désolé? Tu m’as trompée à peu près deux secondes après que tu ais dit qu’on était exclusifs et tu penses que tu vas t’en tirer avec désolé?! Trouve mieux que ça!
-Comment t’as su ce qui s’était passé?
-Nico, il a des visions et m’a dit ce qui était arrivé.
-S’il ne t’en avait pas parlé, tu ne l’aurais jamais su.
-Tu me l’as dit aussi!
-Ah, c’est vrai… Écoute Raven, je ne prévoyais pas que tu sois jamais au courant.
-Quoi?
-Écoute, je t’ai dit que j’étais prêt à faire n’importe quoi pour me venger de Kira.
-Et ça inclut de coucher avec tout ce qui bouge pour avoir des infos?!
-Oui.
-Quoi? Et tu te fous que ça me brise le cœur par la même occasion?!
-Je t’avais fait aller chercher un gun avec des balles super puissantes, mais tu les as gaspillées et tu as donné le gun à l’autre folle!
-Je voulais te sauver!
-Fuck moi!
-Non! Pas fuck toi!
-Ma vie ne vaut rien!
-…Et moi?
-Je vais peut-être mourir dans deux mois! Et je ne peux pas rien laisser :on ne peut pas avoir d’enfants! T’es une elfe, c’est pas compatible!
-Quoi? C’est vraiment pathétique! Trouve autre chose! …Et puis tu es vivant maintenant!
-…Quoi?
-J’avais le choix de te ramener avec tes souvenirs ou sans mémoire. J’ai choisi de te ramener avec tes souvenirs, mais tu es vivant!
-…T’as une dague?
-…Oui. Tu veux faire quoi avec? Te suicider?
-C’était ça l’idée. Ou je pourrais demander à l’autre folle de me tuer. Je suis sûr que ça ne lui dérangerait pas!
-Non! Je ne vais pas te laisser te suicider ou laisser personne d’autre te suicider!
- Permet-moi quand même d’avoir des doutes. Alors… On est cool?
-…Est-ce que tu vas encore coucher avec tout ce qui bouge?
-Non, mais s’il y a une fille vraiment moche… je vais la laisser à Edward!
-T’es vraiment désespérant!
(But I still love you.)


Nous sommes ensuite sortis du manoir.
-T’as une chambre où rester?
-J’étais dans la chambre avec Cédric et les autres, mais je crois qu’il va y avoir trop de monde.
-T’as de l’argent?
-Oui, pourquoi?
-Je n’ai plus d’endroit ou rester maintenant. Tu me files 5 po pour que je me loue une chambre?
-Ok.
Il a réveillé très brutalement le gars qui était au comptoir de l’auberge pour avoir une chambre. J’ai d’ailleurs entendu ce dernier dire :
-Le shift de nuit, c’est de la merde!
J’ai suivi Dante jusqu’à la chambre et quand il a vu que j’étais derrière lui, il m’a jeté un drôle de regard.
-Quoi? Tu veux que j’aille me louer une autre chambre?
(Non, je ne te suis pas pour ça, mais ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas être dans la même chambre.)
-Non… Mais tu prends le divan!
-Quoi? Non!
-Le lit est trop grand pour toi! Alors tu prends le divan!
-Non! On va se battre pour le lit!
-Je suis désolé, mais je vais te ramasser!
-Vas-y, fais-moi mal!
Il m’a donné une petite claque au visage.
-Hé!
-Quoi?
Je lui ai donné un coup de poing en retour.
-Hé! Tu ne n’avais pas dit que tu me frapperais!
-D’accord! Là, je vais te frapper!
J’ai dirigé mon poing vers sa joue, mais il l’a saisi dans sa main.
-Là, je vais encore te frapper!
J’ai voulu lui donner un autre coup de poing, mais il m’a encore immobilisée.
-D’accord pour le lit, mais chacun de son côté.
-T’es sûr que ça va? T’es pas malade?
-Non.
Nous nous sommes vraiment installés chacun de notre côté, Dante installant même des coussins entre nous deux. Quoi? As-tu peur que j’essaie d’abuser de toi cette nuit? Ce n’est vraiment pas mon intention et même si c’était le cas, ce ne sont pas des coussins qui m’en empêcheraient!
-Tu es certain que tu n’es pas malade?
-Pourquoi tu dis ça?
-Tu n’agis pas comme d’habitude.
-Je sais que ça va te surprendre, mais moi aussi j’ai besoin de temps.
-…
-Bonne nuit Raven.
-Bonne nuit.
Il m’a dit bonne nuit par lui-même? Il s’améliore. Il est égal à lui-même, mais tranquillement pas vite, il s’améliore. Ais-je des regrets? No.. He might still be a jerk, but he’s my jerk. J’ai l’impression que nous avons dormi une éternité et nous aurions sans doute dormi encore plus longtemps si un vacarme d’enfer provenant de l’autre chambre ne nous avait pas réveillés. Ce qui semblait être une énorme hache a fait un trou dans notre mur.
-Vous ne pourriez pas faire moins de bruit? a crié Dante.
-Sorry! lui a-t-on répondu.
La vacarme a continué, mais on nous a laissé tranquilles.
-Sérieux, le service est à chier ici, m’a dit Dante.
-Oui. Demain, on change de chambre.

dimanche 31 décembre 2006

The awakening of the orb of darkness

J'aurais préféré qu'elle ne se réveille jamais, mais ma stupidité a un peu beaucoup précipité les choses. Tout le monde me disait: C'est un piège! C'est un piège! Et qu'est-ce que j'ai fait? Ais-je pensé aussi: Mais oui! Une petite fille qui pleure dans une maison entouré d'ondes evil, c'est sûr que c'est un piège! Non, pas du tout! Je me suis dit: Mon dieu! Une petite fille qui pleure! Il faut que j'aille la consoler! J'ai faussé compagnie aux autres en me transformant en ombre et je suis entrée, ne portant même pas attention à mon rourou, qui me suppliait de revenir. Je peux vous dire tout de suite que c'est une décision que je regrette amèrement aujourd'hui.

Les pleurs semblaient venir du deuxième étage, alors je suis montée. Je me suis rendue jusqu'à une porte au bout du couloir et dès que je l'ai ouverte, les pleurs ont cessé et se sont transformés en rires vraiment creepy. J'ai commencé à avoir peur, mais je n'ai même pas eu le temps de faire un pas en arrière qu'un force invisible m'a tirée dans la pièce et la porte s'est refermée derrière moi. Dans la pièce, il faisait complètement noir et j'ai été incapable de retrouver la porte. C'était comme si la pièce n'avait plus de limites.

Il n'y avait plus de rires, mais des respirations tout aussi effrayantes. Des trucs ont commencé à me frôler, surtout au niveau du ventre. Hé! Touchez pas à mon bébé! C'est ce que je pensais, mais au fond de moi, je savais bien que c'était après mon orbe qu'ils en avaient. Je me suis transformée en ombre avec mes épées, me disant que je pourrais peut-être finir par voir les créatures qui me tripotaient. Non seulement, ça n'a rien donné, mais en plus, ça devenait de plus en plus insistant, toujours sur mon ventre. J'ai essayé d'attraper ce qui me touchait, mais ce n'était pas tangible, comme si c'était des bras de fumée qui me touchaient. J'ai aussi essayé de frapper avec mes épées, mais je frappais dans le vide.

Puisque je suis sur le sujet de mes épées, elles étaient vraiment joyeuses dans cette pièce, n'arrêtant pas de communiquer entre elles. Je les ai sommées d'arrêter, assez sèchement d'ailleurs, car je me disais que ça me rendait encore plus visible que je n'étais déjà. Je leur ai finalement dit: Vos gueules, sti! Elles n'ont pas apprécié et sont disparues. J'étais maintenant toute seule. Muuu... J'ai donc... sorti ma dague! Les trucs me frôlaient de plus en plus, essayant même de s'agripper à mon ventre. J'avais vraiment très peur, pas de mourir comme tel, mais de perdre mon bébé. Je m'étais tellement habituée à sa présence et il me rendait tellement heureuse que je comptais le temps qui me séparait de sa venue au monde.

Sentant ma peur, mes épées sont revenues dans mes mains. Je me suis empressée de m'excuse d'avoir été bête avec elles tout à l'heure. Après je leur ai demandé si elles pouvaient faire disparaître la noirceur dans la pièce, comme ça je pourrais voir ce qui me tripotait. Mes épées se sont illuminées et la noirceur s'est décollée des murs pour être abosrbée par elles. Quand j'ai jeté un coup d'oeil autour de moi, j'ai vu une vingtaine de shadows tout autour, ayant tous l'air d'avoir très envie de me prendre mon orbe. Oh shit...

Désolée de couper ça aussi vite, mais mon diner est fini et je dois repartir chez moi. Une longue et dure journée qui se termine enfin! La suite très bientôt, promis!

mercredi 20 décembre 2006

Rourous!






















Que voulez-vous? Maintenant que j'ai fini ma session, et comme je n'aurai pas ma dose de rourou crétin et de «pourquoi tu l'aimes encore malgré tout niaiseuse?» pendant quelques semaines, il faut bien que je m'occupe! J'ai tellement hâte à la confrontation!

Raven 15: So it has finally come to this

Je me suis réveillée alors que quelqu’un me lançait de l’eau sur le visage. J’ai ouvert les yeux un peu plus pour voir de qui il s’agissait : c’était Cédric.
-Hein?
J’ai ouvert complètement mes yeux et j’ai vu que j’étais de retour dans notre chambre à l’auberge.
-Je fais quoi ici?
-Vous avez frappé à ma porte et vous vous êtes évanouie.
-Hein?
-Tenez.
Il m’a tendu un verre d’eau, que j’ai pris sans rien dire. Mais je dois quand même avouer que j’avais le «merci» sur le bord des lèvres. Je ne sais vraiment plus quoi penser de lui. Plusieurs questions se bousculaient dans ma tête : Qu’est-ce que je fais ici? Mais surtout, pourquoi Dante m’a ramenée ici? Pourquoi il ne m’a pas tout simplement tuée?
-Qu’est-ce qui s’est passé?, m’a-t-il demandé après que j’ais pris quelques gorgées.
-Euh… J’ai suivi Dante, mais je l’ai ratée, encore.
-Vous avez suivi Dante pour…? Pour le tapocher?
-Non, pour le tuer.
-D’accord. Qu’est-ce qui s’est passé? Tout le monde va bien?
-Oui… Je crois qu’Edward va bien… Il manque un bout de bras à Kira… L’autre, la flotte de Lotus, va bien… Kazumi est devenue folle…
-Quoi?
-Mais je crois qu’elle va mieux. Après, j’ai suivi Dante dans la ruelle, mais je l’ai encore raté. Il s’est avancé vers moi, il m’a fait un truc à la base du cou et je ne me souviens plus.
-Ok… Je vais aller voir si tout le monde va bien. Restez ici.
-Non.
-Oui.
-Non.
-Oui. Ce qui est important, c’est votre santé physique. Cyrianne, tu peux rester avec elle?
-Je peux aller le tuer si tu veux?, a t-elle suggéré.
-Non!, a protesté Cédric.
-Qu’est-ce que tu crois? Je suis super recherchée. Je vais rester ici, je n’ai rien contre ce type.

Cédric a ensuite tourné son regard vers moi, attendant aussi une réponse de ma part.
-Je vais rester! Je n’ai rien contre ce type!
(Ressentez-vous le sarcasme?)
-C’est ça… Je pourrais vous attacher…
-Fais ça et tu es mort.
-Restez ici. Si je trouve Dante, je viendrai vous le dire.
-Ok…
Il a fini par partir même s’il n’étais pas convaincu. Et il avait bien raison de ne pas l’être, car j’ai attendu à peu près cinq minutes après son départ pour commencer à rassembler mes affaires.
-Tu ne devrais pas partir, m’a dit Cyrianne.
-Oui. Je vais aller le buter.
-Tu ne devrais pas. Il t’a blessée, mais la vengeance n’est pas la solution.
(Je m’en fous! Tu ne sais pas de quoi tu parles! Bien sûr qu’il mérite de souffrir, autant que moi je souffre. Alors n’essaie pas de me convaincre du contraire, parce que ça ne sert à rien. Non, ça ne sert à rien…)
-Mais si tu veux toujours y aller…
Cyrianne m’a interrompue dans mes pensées en me tendant mon arbalète, que j’ai aussitôt saisie.
-Tu veux que je vienne avec toi?
-Non. Tu es enceinte et très recherchée.
-Pas grave.
-Écoute, ce n’est pas que j’aime Cédric particulièrement, mais il ne sera pas content.
-Il n’est jamais content.

Comprenant que je n’arriverais pas à la convaincre de rester ici, j’ai fini de prendre mes affaire pendant qu’elle se couvrait d’une cape et prenait un fleuret. J’avais pour idée de retourner dans l’allée où j’avais vu Dante pour la dernière fois, espérant y trouver un quelconque indice.
-Je crois qu’on est suivies, m’a dit Cyrianne après quelques minutes de marche.
Je me suis retournée et j’ai vu Cédric, Lotus et Edward qui nous suivaient, vraiment pas subtilement.
-On les attend ou on les sème?, ais-je demandé à Cyrianne.
-Si on les attend, Cédric va nous arrêter.
-On les sème?
-Ok!
Nous avons bifurqué dans la première ruelle que nous avons vue et nous avons commencé à courir.
-On va où?, lui ais-je demandé. Tu connais la ville?
-Non.
(Shit.)
Nous avons continué à courir, mais quand il a été évident que nous ne réussissions pas à les semer, nous avons décidé de les attendre. Cédric n’était pas trop content.

-Désolée, me suis-je excusée. J’ai essayé de l’empêcher de venir.
Cyrianne avait l’air un peu piteuse.
-Désolée, a-t-elle dit, mais je ne pouvais pas la laisser partir seule.
Edward et Casey ont sauté d’un toit et nous ont rejoints. Cédric aurait bien voulu que j’arrête de courir après Dante.
-Je sais qu’il a fait des choses pas bien, mais si vous l’aimez…
(
Shut up! I don’t love him anymore, I don’t…)
-Il a eu envie de profiter de sa liberté, a alors dit Edward.
-C’était un esclave?, a demandé Lotus.
-On pourrait dire ça, lui a répondu Edward.
-Arrêtez de dire ça! Ce n’était pas mon esclave!
(Ça serait même plutôt l’inverse.)
-Pourquoi tu ne te trouves pas un mec?, m’a demandé Edward. Comme vous seriez quittes.
-Edward, ais-je commencé, rappelle-toi : smouch-smouch =pouf! Tout pogne en feu! Ce n’est pas foule évident pour moi de me trouver quelqu’un!
-J’ai vu Dante dans une ruelle, m’a dit Lotus. Je l’ai un peu écrasé.
-Tu as vu Dante? Où ça? Dis-moi tout!
-Par là!
-Tu peux me montrer?
-Non!, a protesté Cédric.
-S’il-te-plaît Lotus.
Je lui ai lancé un regard de chien battu pour essayer de la convaincre.
-Non, arrêtez, m’a demandé Cédric. Ça ne marche pas, non…
C’est lui qui a fini par capituler.
-Mais pourquoi on court après Dante?, a demandé Lotus. On n’a pas une mission?
-Oui, a approuvé Edward.
-Écoutez, c’est mon problème, leur ais-je dit. Dites-moi juste où il est.
-Non, m’a répondu Cédric. Nous sommes une équipe.
-…
(Une équipe? Non… Vous, vous êtes tous une équipe. Moi, je n’en fais pas partie.)
-On ne devrait pas dormir?, a demandé Casey. Je veux dire, il ne nous reste que six jours pour tuer l’archimage.
-Essayez de convaincre les trois filles!, lui a répondu Cédric.
-Mesdames, je vais vous faire un massage si vous revenez à l’auberge.
-C’est quoi un massage?, lui a demandé Lotus.
-On frotte les épaules et ça fait du bien, lui a répondu Casey.
Lotus a alors essayé de se frotter les épaules elle-même, mais ça ne lui a pas trop fait d’effet.
-Moi aussi je peux faire des massages…, a dit Edward d’un ton qui ne laissait place à aucun sous-entendu.
-Non!, s’est écrié Cédric.
-Pourquoi?, a demandé Lotus.

Pendant que Cédric lui expliquait la différence entre les hugs d’amitié et d’amour (quand ça dure plus que trois secondes, ce n’est pas bien à moins que ce soit avec la personne qu’on aime…), j’ai décidé de partir dans la direction que Lotus avait pointé. Je ne savais pas où exactement était la ruelle, mais peu importe. Je voulais retrouver Dante le plus rapidement possible. Les autres mont rapidement rattrapée de sorte que nous nous sommes rendus à la ruelle tous ensemble. Il n’y avait aucune trace de Dante, seulement une grosse flaque d’eau.
-Il y a des traces de moi!, s’est exclamée Lotus.
J’ai bien essayé de chercher un signe, juste un, qui m’indiquerait dans quelle direction Dante pouvait être parti, mais trop de gens étaient déjà passés par là et je n’ai rien vu.
-Oh men…
J’étais vraiment découragée.
-Il va peut-être retourner voir Kazumi, a suggéré Casey.
-Ouai…
-Tu n’aurais pas pu fermer ta gueule?, s’est fâché Edward.

Nous sommes donc finalement retournés à l’auberge et je me assise devant la chambre à Kazumi, mon arbalète prête à tirer au cas où il viendrait. Pendant que j’attendais, Lotus est arrivée et est entrée. J’ai ensuite entendu beaucoup de bruit et des cris, mais j’ai jugé qu’il était préférable pour ma propre sécurité de ne pas m’en mêler. Lotus a fini par sortir en panique et dès qu’elle m’a vue, elle m’a agrippée par le bras et m’a traînée de force jusqu’à la salle de bain.
-Do something!
Kazumi était dans son bain, dans un état de panique incontrôlable : il n’y avait pas d’eau dans le bain, mais elle agissait comme si elle était en train de se noyer. Je l’ai tapoté sur les joues pour essayer de la faire reprendre conscience, mais elle était trop paniquée pour se rendre compte de ma présence. Avec un magnifique 20 de sagesse, je l’ai alors embrassée et elle s’est tout de suite calmée.
-C’est contre nature!, s’est exclamée lotus, en me voyant embrasser Kazumi.
Quand je me suis éloignée de Kazumi, j’ai tenu à mettre les choses au clair tout de suite.
-Écoute Kazumi, je tiens à préciser que c’était juste pour te calmer. Je ne t’aime pas comme ça.
-… Ce ne peut pas être Lotus, a murmuré Kazumi, alors ça doit être elle.
Elle m’a alors jeté un regard assez meurtrier.
-Je n’ai rien fait!, me suis-je défendue.
-Ce n’est pas moi!, s’est exclamée Lotus. C’est ma main! Elle a fait ça toutes seule! Je suis désolée!
-… Sortez!
-Je suis désolée!, s’est encore excusée Lotus.
-SORTEZ!
Nous sommes sorties et Lotus a pris le miroir dans ses bras avant de partir.
-Toi et moi, il faut qu’on parle!, a-t-elle dit au miroir.
-Lotus, lui ais-je dit, c’est toi dans le miroir. Tu ne peux pas te parler…
Elle ne m’a pas écoutée et est partie.

Moi, j’ai repris ma place devant la chambre de Kazumi. Un peu plus tard, Nico est arrivé, avec le miroir de Lotus dans les main.
-J’espère que tu n’as pas essayé de parler au miroir toi aussi?
-Non. Kazumi est là?
-Je ne crois pas que ce soit une bonne idée.
Il est quand même entré et j’ai entendu vraiment beaucoup de bruit, comme s’ils se battaient. Non, je ne m’en mêle pas, je ne m’en mêle pas. Des plans pour que Kazumi dise encore que j’ai essayé de la tuer. Les bruits ont fini par arrêter et moi je me suis endormie toujours assise devant la chambre.

Nico m’a réveillée le lendemain matin.
-Pourquoi tu dors devant la porte?
-Je voulais rester au cas où l’autre crétin viendrait.
-C’est pour ça que j’étais là.
(Je m’en fous que tu ais été là. Je veux le tuer moi-même!)
Après son départ, j’ai continué à attendre devant la porte de Kazumi. Lotus est alors arrivée en pleurant et s’est jetée dans mes bras.
-Do something! Help me!
-… Quoi?
Pate pate.
-La fille dans le miroir!
-(Oh non, pas encore)Raconte-moi.
-Elle m’a tabassée! Et elle a noyé un type! C’était pas moi!
(Je le sais que ce ne peut pas être toi. Tu est bien trop sweet pour tuer quelqu’un.)
Pate pate.
-Do something! Nico a dit que tu pourrais faire quelque chose!
-(Attendez que je le trouve lui!)Euh… pleure pas!
Pate pate.
-Fais quelque chose!
-Je ne sais pas quoi faire à part te pater!
-Quoi?
-…tu veux aller faire quelque chose pour te changer les idées?
-Je viens de tuer quelqu’un! Tu crois que j’ai envie de me changer les idées?!
(Je suis désolée! Mais qu’est-ce que je peux faire d’autre?)

Kazumi est sortie de sa chambre à ce moment et n’a pas eu l’air très contente de nous voir ensemble. En la voyant, Lotus s’est cachée derrière moi.
-Are you still mad?, lui a-t-elle demandé.
Kazumi ne lui a pas répondu et l’a empoignée par le bras pour l’éloigner de moi.
-Ne reste pas avec elle Lotus! Elle est une mauvaise influence!
-Hé! Je faisais juste la pater pour qu’elle aille mieux!
-Viens!, a-t-elle ordonné à Lotus en partant plus loin. Elle a essayé de me tuer!
-C’était un accident! Ce n’est pas toi que je visais!
-Tu ne t’es même pas excusée!
-(Si, je l’ai fait.) Je peux le faire si tu veux! Je m’excuse!
-Et Dante n’est même pas venu!
-Je sais!
Elles ont fini par disparaître de mon champ de vision. Et puis laisse tomber!

J’ai profité du départ de Kazumi pour aller emprunter sa salle de bain et me refaire une beauté. J’ai aussi pris le temps de penser à ce que j’allais faire. Je sais! Je vais aller en ville pour me racheter un cahier à dessin. Je vais dessiner le portrait de Dante et le montrer à tout le monde que je croiserai. Ou je pourrais tout simplement faire la tournée des bars high class où il est susceptible d’y avoir des pitounes. Ça serait sans doute plus simple. Je me suis rhabillée avec ma robe et j’ai mis celle de Kazumi dans mon sac à dos. On ne sait jamais! Avec la rapidité à laquelle je passe les robes, je risque d’en avoir bientôt besoin. Quand je suis sortie de la chambre, quelqu’un attendait sur le bord de la porte : c’était Kira.
-Yo!, l’ai-je salué. Kazumi n’est pas…
-You want to get him?
-Yeah.

Il a sorti une boule de feu de sa main. Tiens, Ifrit est revenu sur sa main?
-Then let’s go, m’a-t-il dit avant de se diriger vers la sortie.
Sans poser de question, je l’ai suivi. Je ne sais pas s’il avait un plan, mais peu importe. S’il pouvait m’aider à buter Dante, je me foutais du reste. Quoique, je dois avouer que je me demandais bien pourquoi il m’avait attendue, ou qu’il était venu me chercher. Si on compare mes pouvoirs aux siens, je ne vois vraiment pas en quoi je pourrais lui être utile. Pas grave! Même si je ne fais qu’admirer le spectacle, je serai quand même contente. Tout ce que je veux, c’est le voir souffrir autant que moi j’ai souffert… autant que je souffre en ce moment. Je sais qu’il t’a blessée, mais la vengeance n’est pas la solution… Je sais qu’il a fait des trucs pas bien, mais si vous l’aimez…Non! Shut up voice! Je n’aime plus Dante! Non, je ne l’aime plus… plus du tout… Tout ce que je veux en ce moment, c’est le buter, rien d’autre… Je ne l’aime plus, c’est terminé… Mais pourquoi j’ai aussi mal alors…?


lundi 18 décembre 2006

Dans un futur très rapproché VI

Suite et fin de mes fabulations perverses. Enjoy.

-That was… so incredible…
-No. You were incredible, even more than what I remembered. You were on fire. It was so good, and so powerful… I have never felt anything like this and never will.

-Tu exagères.
-Non.
J’ai ouvert les yeux et j’ai vu qu’il était tout à fait sérieux. Je n’ai pas pu m’empêcher de rougir de voir à quel point le désir dans ses yeux était toujours aussi intense, même après tous les efforts que nous venions de déployer.
-Oui bien, mon feu est maintenant éteint.
-Je n’en crois rien.
-Je te dis que si. My whole body is numb. Tu pourrais abuser de moi maintenant et je serais incapable de te résister.
-Let’s try it, shall we?
-Quoi…?


Lorsque je l’ai vu bouger, j’ai cru qu’il allait simplement se rapprocher de moi pour me serrer dans ses bras et que nos ébats recommenceraient après que nous nous soyons reposés un peu. Quand j’ai vu qu’il se relevait et qu’il allait se placer derrière moi, j’ai compris à quel point j’avais tord. J’avais satisfait cette envie de lui qui s’était accumulée en moi depuis des mois, mais Nakago lui, était loin d’en avoir fini avec moi. Je ne pensais pas que mon corps survivrait à cet assaut, alors j’ai vainement essayé de le dissuader de continuer.
-Nakago, je t’en prie. Je n’ai plus aucune force.
-Ce n’est pas grave. Moi j’en ai pour deux.
-Mais on pourrait attendre un peu…
-Non, maintenant. Je te veux maintenant.

J’était toujours couchée, alors il a simplement écarté mes jambes pour pouvoir être placé directement derrière moi et en me saisissant par les hanches, il m’a attirée vers lui. Avant que j’ais pu protester à nouveau, il m’a prise dans cette position. Ses mains se tenant après mes fesses, il s’acharnait en moi. C’était comme s’il était totalement hors de contrôle. Pas que je m’en plaigne (car j’en avais envie, c’est certain), mais je n’avais plus du tout la force de lui résister. Je ne pouvais donc que le laisser faire. Même si j’avais voulu tenter de le convaincre à nouveau d’arrêter, je n’aurais pas pu, car à chaque fois que j’ouvrais la bouche, c’était pour crier, un peu plus longtemps et un peu plus fort à chaque fois. Mes doigts étaient agrippés aux draps si serré, que mes jointures en étaient devenues blanches. J’ai enfoui ma tête dans l’oreiller, pour m’empêcher de crier, tellement ce que j’éprouvais, ou plutôt ce que mon corps ressentait était trop fort.
-Huh?
Nakago m’avait arraché l’oreiller et l’avait balancé plus loin dans la pièce.
-I don’t want you to hide your face. I want you to come, again and again and again.
-Nakago, please. You’re torturing me.


Au lieu de me répondre, il a plutôt arrêté de bouger. Une de ses mains a quitté mes fesses pour aller me caresser entre les cuisses. C’était toujours très sensible alors j’ai aussitôt crié. .Mais ça ne semblait pas le satisfaire. Toujours immobile, il a intensifié ses caresses jusqu’à ce que mon corps en entier soit parcouru de tremblements et que ma tête finisse par retomber d’épuisement sur le matelas. J’ai à peine eu le temps de reprendre mon souffle qu’il avait recommencé à bouger. Je ne pensais pas qu’il pouvait se montrer encore plus affamé, mais pourtant si : ses mouvements étaient encore plus rapides et profonds qu’ils ne l’étaient tout à l’heure. Mon corps ne m’appartenait plus, car je ne faisais que réagir à ce qu’il me faisait subir. J’étais sienne jusque dans les moindres détails.
-So, do you enjoy it?
-Yes…
-I didn’t hear you.
Il m’a de nouveau touchée entre mes cuisses et j’ai aussitôt crié.
-Aaaah!
-So, is it good?
-Yes.
-Louder.
Il a légèrement accentué ses caresses, juste assez pour que je crie un peu plus.
-Aaaah! Yes! Yes!
-Good.

Il a continué à se mouvoir, semblant déterminé à prolonger ma «torture» jusqu’à ce que je meure d’épuisement. Nakago, c’est si bon, mais je t’en prie, arrête. Je n’en peux plus. Mes supplications, silencieuses ou pas, n’avaient pas d’effet sur lui. Je sentais venir mon deuxième orgasme et j’espérais presque que ce soit ensuite la fin, car je sentais vraiment que mon corps allait tomber raide mort de fatigue.
-Aaah… Nakago… Aaaah!
-Aaaah!
Le corps endolori, ma tête est retombée d’elle-même sur le lit pendant que je fermais mes yeux.

Black out.

Une éternité plus tard, les sensations ont commencé à revenir et j’ai été capable, très lentement, de soulever mes paupières : j’étais dans les bras de Nakago, bien au chaud sous les couvertures.
-Lilianna, tu es réveillée?
-Si par réveillée tu entends le fait que je sois capable de bouger mes lèvres pour articuler quelques mots, alors oui, je suis réveillée. Autrement, tout le reste de mon corps me fait mal.
-Est-ce que ça va aller?
-… Je me suis évanouie. Je n’arrive pas à croire que je me sois évanouie. Ça ne m’était jamais arrivé avant.
-Je suis désolé. C’était comme si je n’étais plus moi-même. Comme si…
-Comme si ta vie dépendait du fait qu’il fallait absolument que tu satisfasses ce désir que tu n’arrivais plus à contenir?
-Oui, exactement.
-Don’t be sorry, I know the feeling. Besides, it’s just going to give me a litte more challenge for next time…
Nakago a éclaté de rire.
-You’re amazing, you know that?
-So are you.
-…I have a confession to make… Last night, when you went back to bed, I… I was only pretending to sleep.
-… Why?
-I was scared that you would be gone by morning, that it would be the very last time that I wouls ever hold you in my arms. I’m so glad that you decided to stay. I’m never going to let you go now.
- I’m not planning on going anywhere anyway.
-Good. I love you Lili.
-I love you too Nakago.
La tête dans le creux de son épaule, comblée, mais surtout épuisée comme je ne l’avais jamais été, j’ai fini par m’endormir. Je ressentais un petit malaise, mais je savais qu’il finirait par s’atténuer avec le temps, parce que ma place était ici, avec lui, elle l’avait toujours été.

FIN

samedi 9 décembre 2006

Dans un futur très rapproché V

Tout doucement, mes lèvres ont effleuré les siennes, une fois et une autre, et une autre… À chaque fois qu’il rapprochait sa tête de la mienne pour tenter de répondre à mon baiser, je m’éloignais.
-Pourquoi est-ce que tu…?
-Chut, l’ais-je interrompu en mettant un doigt sur sa bouche pour l’empêcher de parler. C’est à mon tour de prendre les commandes, alors laisse-toi faire, d’accord? Je te promet que tu ne le regretteras pas.
-I know I won’t.
Je me suis de nouveau penchée vers lui et cette fois, je l’ai laissé m’embrasser en retour. Il n’attendait que ça, car en chaque baiser, je l’entendais gémir et soupirer. Je maintenais toujours ses poignets entre mes mains, bien déterminée à être celle qui «ferait souffrir» cette fois-ci. Mais ce n’était pas une mince affaire, car il se tortillait entre mes bras, ses mains échappant à son emprise pour venir me caresser les hanches. Non, je ne dois pas le laisser faire… Je sens ses mains sur moi et mon corps en entier frissonne. Ses mains me caressant, ses lèvres m’embrassant, son corps contre le mien… Seigneur, je suis tellement faible!

Me redressant au-dessus de lui, j’ai ressaisi ses mains, emprisonnant ses doigts entre les miens, pour l’empêcher de me toucher. Pendant quelques instants, je me suis contentée de l’observer, sans rien faire, pour le simple plaisir de laisser le métabolisme de son corps revenir à la normale, juste avant que je ne reprenne mes assauts… Et du plaisir, j’en voyais dans ses yeux, mais ça ne me suffisait pas. Je veux t’entendre gémir Nakago, encore plus fort. Je veux te faire perdre l’esprit, jusqu’à ce que j’ais l’impression qu’il n’y ait plus de place dans ta tête pour autre chose que moi. Je veux avoir l’impression que toutes les fibres de ton corps ne peuvent plus faire autre chose que répondre à mes caresses. Tu avais raison mon amour, nous sommes faits l’un pour l’autre, parce que je sais exactement quoi faire pour te rendre complètement fou…

Tout en gardant ses mains dans les miennes, je me suis penchée vers lui, lui laissant croire que j’allais l’embrasser. Quand il a ouvert sa bouche pour répondre à mon baiser, j’ai détourné la tête et j’ai commencé à chatouiller son cou de baisers. Aussitôt, je l’ai entendu soupirer de plaisir.
-Lilianna…
-Tu aimes…?
-Oh oui…
-Est-ce que tu as envie… que j’y aille un peu plus fort?
-Oui…
J’ai relevé un peu la tête et j’ai commencé à parsemer son lobe d’oreille de baisers, tout en le chatouillant avec ma langue.
-Alors, lui ais-je murmuré, est-ce que ça te convient ou…?
-Non… J’en veux plus…
-Vraiment…?
-Oui… Continue… Cont… Aaah!
J’avais commencé à lui mordiller l’oreille et l’effet avait été instantané : ses gémissements de plaisir allaient de pair avec ses mains qui serraient les miennes un peu plus fort à chaque caresse. Quand je tournais la tête vers lui, je le voyais parfois se mordre les lèvres pour s’empêcher de crier. Yes, I got him right where I wanted.
-Tu veux que j’aille plus bas?
-Oui…
-D’accord… Mais seulement si tu me promets de laisser tes mains là où elles sont en ce moment. Je veux que tu me laisses faire.

Ses doigts ont lentement relâché leur pression sur mes mains.
-D’accord… Je te promets…
J’ai tout de suite recommencé à embrasser son oreille, descendant un peu plus à chaque fois que mes lèvres touchaient sa peau, mes mains suivant de près. Son cou… Ses épaules… Ses bras… J’aime sentir ses muscles se raidir sous mes caresses… Savoir qu’il éprouve autant de plaisir grâce à moi, qu’il s’abandonne totalement en toute confiance à moi, c’est tellement enivrant… J’en étais maintenant rendue à sa poitrine, mais je commençais moi-même à perdre le contrôle. J’avais tellement envie de lui, mais les choses n’allaient plus assez vite à mon goût. Je m’étais faite prendre à mon propre jeu : je voulais le rendre complètement fou et c’était moi qui était en train de perdre la raison. Mes mains se promenaient sur son corps, mes ongles s’enfonçaient dans sa peau et mes lèvres et ma langue étaient maintenant accompagnées de mes dents. C’était comme si je voulais laisser ma marque partout sur son corps. Comme si je voulais qu’il n’y ait pas un centimètre de son corps qui ne dise pas qu’il était à moi. Mais il ne semblait pas s’en plaindre, car quand je levais le regard vers lui, je voyais sa respiration de plus en plus rapide. Il se mordait parfois les lèvres, comme pour empêcher ses gémissements de plaisir de devenir des cris, et ses mains s’agrippaient aux draps tellement fort que ses jointures étaient en train de devenir blanches. Mais je ne voulais pas qu’il se retienne… Je voulais qu’il crie… Comme il m’avait fait crier… Il est maintenant temps de passer à la prochaine étape…



Je me suis donc rendue directement là où il le fallait pour obtenir ce que je voulais. J’ai laissé mes mains autour de sa taille et j’ai saisi son membre dans ma bouche.
-Aaah! Enfin…! J’ai cru que tu ne t’y rendrais jamais…
Je ne lui ai pas répondu, continuant à le «caresser» de mes lèvres. Je sentais son corps se cabrer de plaisir et il ne se retenait plus pour crier. Ses mains avaient lâché les draps et étaient maintenant agrippées aux miennes sur ses hanches.
-Est-ce que c’est bon…?
-Oui… Oui…
-Tant mieux…
J’avais commencé à utiliser ma langue, surtout le bout de ma langue, touchant, frôlant, cette partie de son anatomie qui répondait si bien à mes caresses et que j’avais tellement envie de faire mienne à nouveau.
-Lilianna… Je t’en prie, je n’en peux plus… Je veux être en toi…

J’ai cédé à ses supplices, car je n’en pouvais plus moi-même. Je suis donc remontée sur lui à califourchon et sans le quitter du regard, je l’ai introduit en moi. J’ai senti la tension que son corps en entier avait accumulée se relâcher d’un coup.
-Lilianna… Tu me rends complètement fou. Tu le sais ça?
-Oui, c’est ça l’idée…
Il a souri en m’entendant dire ça. Ce n’était pas la première fois que nous nous amusions à nous faire perdre mutuellement la raison et ce ne serait certainement pas la dernière.
-Nous sommes vraiment trop faits pour nous entendre, m’a-t-il répondu.
-Tu l’as dit toi-même : nous sommes faits l’un pour l’autre.
-C’est vrai, c’est vrai…

Toujours en le fixant droit dans les yeux, j’ai commencé à me mouvoir au-dessus de lui, l’introduisant un peu plus profondément et rapidement en moi à chaque mouvement de hanches. Mes mains toujours à plat sur lui, je le caressais tout en bougeant. Il était presque incapable de soutenir mon regard, car je voyais ses yeux rouler dans leurs orbites et ses paupières se fermer quand je bougeais. J’ai commencé à promener mon regard sur lui et je voyais tout son corps répondre au mien : ses yeux qui se fermaient, ses dents qui mordaient ses lèvres, ses soupirs et ses gémissements qui devenaient plus forts, sa peau qui frissonnait à mon contact et ses mains qui s’agrippaient à mes hanches, ses doigts s’enfonçant dans ma chair.

Bientôt, ses mains ont délaissé ma taille pour remonter sur mon ventre jusqu’à ma poitrine pour me caresser. Mes mains les ont rejointes pour que nous me caressions ensemble. Nos doigts s’entrelaçant se promenaient sur ma peau et je n’ai pu m’empêcher de pencher ma tête pas en arrière, car c’était à mon tour de me sentir faiblir. J’avais beau vouloir garder le dessus, le simple fait de sentir ses mains sur mon corps suffisait à me faire perdre la raison. Nakago s’est alors redressé sur ses coudes pour se rapprocher de moi et m’embrasser. J’ai penché ma tête vers lui et j’ai entouré son cou de mes bras pour l’embrasser en retour. Avec toute la chaleur, le désir et la passion qui se dégageaient de nous, rien au monde n’aurait pu nous séparer en ce moment.

J’étais maintenant totalement incapable de penser, ou plutôt je ne pouvais penser qu’à une seule chose : rapprocher mon corps le plus possible du sien. C’était comme si je voulais me fondre totalement en lui. Je crois qu’une partie de moi avait toujours peur qu’il disparaisse à nouveau alors tout en bougeant un peu plus vite, je me suis serrée le plus possible contre lui, ma joue collée contre la sienne. Je voulais être certaine de toujours me rappeler la sensation de l’union de nos deux corps.
-Lilianna, I’m not going anywhere, m’a-t-il murmuré à l’oreille, devinant à quoi je pensais.
-I hear you, and I believe you, but I’m still scared.
-Why? Scared of what?
-Scared that you’re going to disappear. Scared that I’m going to wake up and realize it was all a dream.
-Tu crois tout ça est un rêve? Ça, ça te semble un rêve?
Il a commencé à me mordiller l’oreille.
-Aaah… Non…
-Et ça?
Il a commencé à promener un de ses doigts sur mon ultime point sensible, le milieu de mon dos. Dans une situation comme celle-ci, il me faisait crier à coup sûr.
-Aaah!
-Alors…?

Il continuait à promener son doigt de haut en bas dans mon dos et tout en me cabrant, des frissons me parcouraient tout le corps, jusqu’au plus profond de moi-même. J’étais totalement incapable de lui répondre. Il a cessé de me caresser et m’a repoussée un peu pour pouvoir me regarder dans les yeux. Il a dû y voir une telle fièvre, car je ne me possédais plus : chaque parcelle de mon corps, de mon âme et de mon cœur était à lui en ce moment.
-Alors?, a-t-il insisté.
-Comment…
J’avais de la difficulté à prononcer une phrase cohérente entre deux soupirs et deux frissons.
-Comment… Comment espères-tu que je sois capable de te répondre alors que tu sais très bien que tout mon esprit est à toi en ce moment?
-Tu es en train de me dire que je te fais tant d’effet que ça?
-Dès que tes mains sont sur moi, je cesse d’être moi-même et je deviens tienne. Il en a toujours été ainsi.
-I’m glad to hear it. But do you still think this is a dream?
-Maybe… Maybe I need a little proof to believe this is reality…
-Such as…?
-Leave your mark on me.

-Tu veux être encore plus marquée que tu ne l’es déjà?
Sans regarder mon corps, je savais qu’il m’avait laissé aujourd’hui des cicatrices un peu partout.
-Oui…

Devant le ton de ma voix, Nakago a cessé de me caresser pour concentrer son attention sur mon visage.
-Je veux ressentir que tout mon corps t’appartiens, je…
-Tu veux que ce soit clair même aux yeux des dieux que nous sommes l’un à l’autre et que rien ne peut nous séparer?
-Tu lis dans mes pensées…
-Je sais comment faire. Comme autrefois…
Il n’a pas eu besoin de me dire de quoi il parlait, car je le savais déjà. Un jour, dans un moment d’extase particulièrement intense, nous nous sommes mutuellement griffés le dos, pratiquement au même endroit. Une marque qui paraît encore légèrement aujourd’hui. Je me suis donc bien agrippée à ses épaules et j’ai recommencé à bouger de plus en plus rapidement. Nakago, lui, a replié ses jambes sous lui pour pouvoir me serrer contre lui avec ses deux bras et surtout pour m’empêcher de me cabrer et de détourner mon regard du sien. Il voulait être certain que nous atteindrions l’extase les yeux dans les yeux et je n’avais aucune intention de l’empêcher de faire : nous l’avions fait souvent et j’avais toujours trouvé que c’était un moment tellement unique et intense que d’atteindre l’orgasme en voyant tout le désir qu’il éprouvait pour moi. N’en pouvant plus de contenir ce désir qui nous dévorait l’intérieur comme l’extérieur, nous avons joui sans jamais nous quitter des yeux. J’ai à peine senti une brève douleur dans mon dos, douleur qui a été très facilement dépassée par l’explosion de désir que nous avons ressenti.

Nakago s’est ensuite laissé retomber sur le lit et je suis restée accrochée à lui. Je n’avais plus la force de rien faire, même de bouger, alors il a fallu qu’il s’éloigne un peu de moi pour que nos corps de séparent enfin. Pendant un long moment, je suis restée allongée sur le ventre les yeux fermés, sans rien dire, occupée à reprendre mon souffle. Nakago ne parlait pas non plus, se consacrant lui aussi je suppose à ramener le métabolisme de son corps à la normale. J’ai repris la parole la première.

Troisième et dernier round de cette nuit enflammée à venir bientôt.

mercredi 6 décembre 2006

Lettre d'excuses

Talis,

Je suis désolée, je réalise que je suis sans doute la dernière personne dont tu as envie d’entendre parler en ce moment, que peut-être tu n’as plus du tout envie d’entendre parler de moi, mais il fallait que je te parle. Tu es en train de souffrir affreusement. Je te regarde, et je vois ton cœur qui est en mille morceaux. Et ça me tue de savoir que c’est à cause de moi que tu te sens aussi misérable. Je ne veux pas que tu souffre à cause de moi, je veux que tu sois heureux à cause de moi, avec moi.

Nakago? Je suis désolée de n’avoir pas pu répondre à ta question, mais ça m’a tellement pris au dépourvu que je ne savais pas quoi dire. Ça m’a fait mal que tu me demandes si je l’aimais toujours, parce que je pensais sincèrement que c’était terminé. Mais je me rends compte que si vraiment je n’éprouvais plus rien, ce que Jillian m’a dit à Wateryard ne m’aurait pas affecté autant. Il a été mon premier amour et en tant que tel, jamais je ne l’oublierai. Mais de là à dire que je suis amoureuse de lui, je ne sais pas si je peux le faire, parce que je ne sais plus qui il est vraiment. Il est parti, sans me dire pourquoi, sans jamais me donner de nouvelle. Peut-être qu’il avait raison d’agir ainsi, peut-être, comme Kyle m’a un jour dit, qu’il a agi ainsi par pure mégalomanie, je ne sais pas…

Mais ce que je sais, contrairement à ce que bien des gens peuvent penser, contrairement à ce que tu peux penser, je t’aime vraiment, de tout mon cœur. Et jamais, pas un seul instant, je n’ai pensé à Nakago quand je t’ai dit que je t’aimais ou quand nous étions ensemble. Et quand je t’ai demandé de m’épouser, ce n’était pas pour empêcher la tentation d’aller vers lui. C’était simplement parce que je t’aime et comme je t’ai dit, je ne voulais plus gaspiller un seul instant avec toi.

Tout ce que je désire en ce moment, c’est de te voir sourire à nouveau, que tu me serres dans tes bras et que tu me dises que tu m’aimes. Et même si je sais que ça ne changera pas grand-chose, la bague que Nakago m’avait donnée, je l’ai gardée dans mon sac juste pour la lui redonner quand je le reverrais, parce que je voulais être avec toi. Mais je réalise que toi tu ne ressens peut-être plus la même chose, alors ne te sens pas obligé de me répondre maintenant. Je voulais juste que tu saches ce que je ressentais. Mais si un jour tu n’as plus envie de me «crisser là» et que tu crois être capable de me pardonner, viens me voir, tu sais où me trouver.

Je t’aime,

Lilianna

Raven 14: Go ahead, kill me. I’ve got nothing left to lose anyway.

Je sais, ce blog ne suit pas exactement le dernier que j’ai écrit. J’ai pris un peu de retard, à cause de ma fin de session. J’ai donc décidé d’écrire seulement un bout très important qui s’est passé pour Raven à la dernière game. Mais ne vous inquiétez pas : pendant les vacances de Noël, je vais faire tout mon possible pour écrire ce que je n’ai pas mis dans le blog. Mais si vous voulez le lire, vous n’aurez qu’à venir me supplier! Bouhahaha! Quoi? Il faut bien que le perso que je suis qui souffre se venge, non? Enjoy.

Kazumi m’a dit qu’elle voulait me parler à l’écart. Quoi? Kazumi veut me parler?
-J’ai retrouvé Dante, m’a-t-elle dit.
-… Quoi? Où? Vas-y, dis-le moi. Je n’ai pas du tout mon arbalète de prête dans ma main.
-Mets quelque chose de plus voyant.
-Quelqu’un peut faire apparaître des robes?, ais-je demandé à tout le monde.
-Demande à Cédric, m’a dit Kazumi.
-Cédric, tu as une robe sexy dans ton sac?
-Quoi? Euh… non.
-J’ai peut-être quelque chose pour toi…, m’a dit Kazumi.
Elle m’a finalement prêté une robe de bal mauve (vraiment belle) et nous nous sommes rendues au bar «XXX machin truc», Edward et Kira sur nos talons.

Au bar, Kazumi a demandé à Edward et Kira de nous attendre dehors. À l’intérieur, il y avait pleins de gens, modifiés et non-modifiés.
-Alors, il est où?
-Sois choquée. Il a changé, mais ce n’est pas un jeu.
J’ai fini par l’apercevoir au fond de la salle, assis à une grande table avec deux filles avec des taches de léopard sur le corps de chaque côté de lui. C’est vrai qu’il avait changé : il avait une cicatrice au-dessus de l’œil et une sur le nez et son visage n’était pas exactement le même, mais c’était définitivement Dante. Au moment où j’allais m’approcher, nous avons vu le cadavre d’Edward arriver et commencer à lui parler. Kazumi a essayé de me retenir, mais je suis quand même partie. J’ai réussi à entendre la fin de la conversation.
-… Tu sais ce qu’il t’a demandé : Tu ne dois pas boire et profiter de fête comme ça.
-Je veux vivre ma vie, lui a répondu Dante.
Le cadavre a fini par m’apercevoir.
-Tiens! Le cadavre!, me suis-je exclamée.
Elle est partie et m’a laissée avec Dante.
-Ah, Raven!, s’est-il exclamé. Laissez-nous s’il vous plaît.

Les pétasses léopard nous ont laissés et je me suis retrouvée seule devant lui. J’ai avancé le plus près possible de lui et j’ai pointé mon arbalète sur son visage.
-Donne-moi une seule bonne raison de ne pas te tuer!
-Pourquoi tu voudrais me tuer?
-Tu m’as trompée avec un cadavre!
-C’est vrai.
-…
-Tu me laisses t’expliquer?
-Vas-y, je t’écoute.
-L’autre chick avait des informations sur Kira et tu sais à quel point c’est important. Je n’ai pas eu le choix.
(Il me prend vraiment pour une conne?)
-Tu n’as pas eu le choix de coucher avec elle?!
-Tu connais un meilleur moyen de faire parler une femme?
-…Je vais te buter!
Je n’ai pas eu le temps de décocher un carreau qu’il m’a empoignée par le cou et m’a renfoncée dans le mur. Il n’a eu ensuite aucun mal à me désarmer.
-Écoute, tu n’étais qu’un amusement du moment. C’était juste parce que je pouvais recharger ma flamme avec toi.
-…
(J’ai vraiment dû me retenir pour ne pas me mettre à pleurer.)
-Jamais je n’éprouverai pour toi ce que j’éprouve pour Kazumi, alors décroche.
-Bien sûr que je vais décrocher! Après que je t’ais buté!

Il m’a pitchée sans ménagement sur le divan et il a commencé à discuter avec Kazumi, qui s’était avancée. Il lui a dit des trucs du genre «je t’aime, je veux être avec toi». J’ai réussi à me glisser jusqu’à mon arbalète, mais au moment où j’ai tiré, il a carbonisé mon projectile d’une boule de flamme mauve. Comme toujours, il était très intéressé par Kira, alors quand ce dernier est entré dans le bar avec Edward, il s’est tout de suite dirigé sur lui pour combattre. Kazumi, Edward et moi, nous nous sommes joints à la bataille : Kazumi tentant de les arrêter et moi et Edward nous occupant de Dante. Ouai! Vas-y Edward! Tue-le! Tue-le! J’ai continué avec toute l’énergie que j’avais à tirer sur Dante, mais je ne réussissais pas à le toucher.

Le bar était en train de brûler et les crétins qui s’y trouvaient restaient, car ils pensaient seulement : Ouai! Une bataille! À un certain moment, alors que Dante se battait contre Kazumi, je lui ai tiré dessus, mais mes carreaux ont plutôt touché Kazumi dans le dos. Ça l’a rendue complètement berserk.
-Oups. Je suis désolée! Ce n’est pas toi que je visais!
Mes excuses n’ont pas suffi et une énorme boule de feu a commencé à enflammer le bar, ce qui a finalement décidé les gens a commencé à partir. Oups.
-RAVEN!, a crié Kazumi, en me fixant d’un regard vraiment evil.
-Oups.
Je m’en vais, je m’en vais. La foule de monde m’empêchait cependant de sortir du bar. Bon. Certaine que j’allais y passer, je me suis retournée vers elle, mais quelqu’un m’a soulevée dans les airs et m’a transportée jusqu’au bar : c’était Edward.
-Tu es folle? À quoi tu pensais?
-Je voulais juste tuer Dante!
Pour me soustraire à la colère de Kazumi, il m’a emmenée à l’extérieur.
-Tu es complètement folle?!
-Ce n’est pas elle que je visais!
-On fait attention à ses alliés dans une bataille!
-…
(Depuis quand Kazumi est mon alliée?)

Quand les choses ont eu l’air de se calmer, Edward et moi sommes retournés à l’intérieur. Dante était parti et Kira se tordait de douleur par terre : une partie de son bras droit semblait avoir fondu et il ne restait plus que les os. J’aurais voulu rester et faire quelque chose pour l’aider… Je suis désolée, mais le plus important pour moi en ce moment, c’est de retrouver Dante. J’ai donc utilisé mes sens de voleuse pour retrouver sa trace. Je l’ai finalement trouvé accoté contre un mur dans une ruelle et il avait l’air en colère.
-Hé merde!, s’est-il exclamé en frappant dans le mur.
Il ne m’a pas vue, tant mieux. J’ai pointé mon arbalète sur le lui et… Putain! Je l’ai encore manqué!
-Encore toi?, a-t-il dit en me voyant.
-Hé oui! Je n’arrête jamais!
-Pourquoi tu ne me fous pas la paix?
-Je vais te foutre la paix! …Quand je vais t’avoir tué!
-Si je te disais que j’étais désolé, ça marcherait? …Non, sans doute pas.
-Attends, laisse-moi réfléchir… Après «Tu étais juste un amusement du moment» et «Je n’éprouverai jamais pour toi ce que j’éprouve pour Kazumi»… Mmmm… Non, ça ne marcherait pas.
-Je vais devoir te tuer alors.
Il s’est avancé vers moi et a fait sortir une boule de feu mauve de sa main. J’ai senti mon cœur se serrer et les larmes me venir aux yeux, non pas parce que je savais très bien que je n’avais aucune chance contre lui, mais parce que je n’arrivais pas à croire que nous en étions venus à ça. C’est donc la main tremblante que j’ai rechargé mon arme et que je l’ai de nouveau pointée sur lui. Je t’ai vraiment aimé, de tout mon cœur, et tu a été la seule bonne chose qui me sois arrivée depuis dix ans, mais je ne t’ai plus. So go ahead, kill me. I’ve got nothing left to lose anyway. Mais avant même que nous commencions à nous battre, il a réussi à avancer sa main vers moi et il a fait une rapide pression à la base de mon cou avec son doigt.

Black-out total.